LIVRE J, CHAPITRE XV
sur la nature, tandis que les lois écrites varient souvent. C’est pourquoi, dans la tragédie de Sophocle, Antigone se justifie d’avoir enseveli Polynice, en disant qu’elle a agi contre l’ordre de Créon, mais non contre la loi non écrite : « Cette loi, ditelle , n’est ni d'aujourd'hui, ni d'hier ; elle est éternelle. …. Devais-je, cédant aux menaces d'un homme, [encourir la vengeance des dieux ? ? ]» Il faut ajouter que le droit n’est pas ce qui semble, mais ce qui est réellement vrai et utile; que par conséquent la loi écrite n’est pas une loi, puisqu'elle n’en fait pas la fonction ; que le juge, comme celui qui vérifie le titre de l'argent, doit distinguer ce qui est droit et vrai de ce qui n'en a que l'apparence ; que l’homme d’une vertu supérieure doit recourir et s'attacher aux lois non écrites plutôt qu'aux lois écrites. Il faut voir si la loi n’est pas en opposition avec quelqu'autre loi respectable, ou avec elle-même. Une loi, par exemple, veut que ce qui a été convenu ait toute sa force, mais une autré défend de faire des conventions illégales. Si le sens de la loi est équivoque, et qu’on puisse le détourner à son profit, il faut voir quelle interprétation convient mieux à notre droit et à notre intérêt, et y avoir ensuite recours. Si les motifs pour lesquels la loi a été faite ne subsistent plus, et que la loi reste, il faut tacher d'établir ce fait, et la combattre par ce moyen. Mais si la loi écrite est en notre faveur, nous devons dire alors que les mots que prononce le juge, en disant qu'il jugera en conscience, ne signifient pas qu'il jugera contrairement aux lois, mais que, s’il ignore le sens de la loi, il ne sera pas parjure; que personne ne prétend à ce qui est bien d’une manière absolue, mais à ce qui est bien pour lui-même ; qu’il n’est pas besoin de faire des lois, si on ne les exécute paint ; que dans les autres arts, par exemple dans la médecine , il n’y a aucun profit à éluder les préceptes par des sophismes, et cependant que l'ignorance du médecin est moins nuisible que l'habitude de désobéir à l’autorité ; que vouloir paraître plus sage que les lois, est précisément ce que défendent les lois les plus vantées. Voilà ce qui . concerne les lois.
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γ΄, Περὲ δὲ μαρτύρων" μάρτυρές εἰσι διττοὶ, οἱ μὲν παλαιοὶ, οἱ δὲ πρύσφατοι. Καὶ τούτων, οἱ μὲν, μετέχοντες τοῦ ͵ ει» + » , ES ᾿ ᾿ ’ ᾿ κινδύνου" οἱ δὲ, ἐχτός. Λέγω δὲ, παλαιοὺς μὲν, τούς τε ποιητὰς, . ps ΄ 3. + ‘ ᾿ Ἵν Η καὶ ὅσων ἄλλων γνωρίμων εἰσὶ χρίσεις φανεραί" οἷον, Αθηναῖοι , en ms ΝΗ TS ARE Opipo μάρτυρι ἐχρήσαντο περὶ Σαλαμῖνος" καὶ Τενέδιοι ἔναγ χος Περιάνδρῳ τῷ Κορινθίῳ πρὸς Σιχειεῖς. χαὶ Κλεοφῶν χατὰ Κριτύ ὧν τοῖς Σόλωνος ἔλεγείοις ἐχρήσατο, λέγων ὅτι πάλαι
ΠΕρὶ μὲν οὖν τῶν γενομένων, οἱ τοιοῦτοι μάρτυρες. Περὶ δὲ τῶν ἐσομένων, καὶ οἱ χρησμολόγοι" οἷον, Θεμιστοκλῆς, ὅτι vauua- “χητέον, τὸ ξύλινον λέγει τεῖχος. ἔτι χαὶ αἱ παῤοιμίαι, ὥσπερ εἴρηται, μαρτύριά ἐστιν" οἷον, εἴ τις συμξουλεύει μὴ ποιεῖσθαι ἣν “ἑἐ τούτ' VOTE τ 3 ὁ 7501" ed En φίλον γέροντα, τούτῳ μαρτυρεῖ ἡ παροιμία, My ποτ᾽ eu ἕρδειν
Πρόσφατοι δὲ, ὅσοι γνώριμοι xexpéragt τι" χρήσιμοι γὰρ αἱ τούτων χούτεις τοῖς περὶ τῶν αὐτῶν ἀμφισδητοῦσιν " οἷον, Ἐύθουλος ἐν τοῖς δικαστηρώις ἐχρήσατο κατὰ Χάρητος ᾧ [Πλάτων εἶπε πρὸς À ρχίδιον, ὅτι ἐπιδέδωκεν ἐν τῇ πόλει τὸ ὁμολογεῖν πογηροὺς εἶναι. Καὶ αὶ οἱ μετέχοντες τοῦ κινδύνου, ἂν δόξωσι ψεύδεσθαι. Οἱ μὲν οὖν τοιοῦτοι τῶν τοιούτων μόνον μάρτυρές εἶτι" γέγονεν, ἢ μή" ἔστιν, ἢ μή. Περὶ δὲ τοῦ ποῖον, οὐ μαρτυρεῖ: οἷον, εἰ