‹ La rhétorique d'AristoteChapitre 80 sur 281 · LIVRE I, CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

LIVRE I, CHAPITRE XV

ne sont pas les conventions qui donnent force à la loi, mais ce sont les lois qui donnent force aux conventions légitimes ; dans un sens général, la loi elle-même est une convention; ainsi quicoque manque de foi et viole une convention, viole les lois elles-mêmes. Ajoutez que la plupart des affaires et des obligations volontaires reposent sur des conventions, de sorte que si vous détruisez l'autorité des couventions, vous détruisez entre les hommes les relations et le commerce. Il vous sera en outre facile de voir les autres arguments qui conviennent à la circonstance. Si la convention est contre nous et pour nos adversaires, faisons valoir d’abord les raisons que nous opposerions à la loi, si nous l'avions contre nous. 1ἰ serait bien étrange en effet, si, tandis que nous ne croyons pas devoir obéir aux lois, quand elles ne sont pas fondées sur la justice et que le législateur s'est trompé, nous pensions que les conventions nous obligent. En outre, le juge est le dispensateur du droit, et par conséquent il ne doit pas s’en tenir aux conventions, mais considérer ce qui est plus juste. Ajoutez qu'on ne peut détruire le droit, ni par la fraude, ni par la violence, parce qu'il est fondé sur la nature, tandis que les conventions reposent sur l'erreur ou la violence. Il faut aussi examiner en outre si la convention est contraire à quelqu’une des lois écrites ou communes, aux lois du pays ou aux lois étrangères, à d’autres conventions postérieures ou antérieures. Si les dernières sont valables, les premières ne le sont pas ; si les premières sont justes, les autres sont entachées de fraude. Examinez le parti qui vous est utile. Voyez aussi le motif d'intérêt, etsi la convention ne porte pas atteinte en quelque point aux droits des juges. Vous chercherez de même tous les autres arguments de cette nature, et vous n'aurez pas de peine à les découvrir. :

$ IV. Des tortures.

Les tortures sont une espèce de témoignage, qui semble certain, parce que l’aveu de la vérité y est en quelque sorte nécessaire. I n’est pas difficile non plus de trouver des raisons pour

134 PHTORIKH.

Ε΄. Περὶ δὲ ὅρκων, τετραχῶς ἐστι διελεῖν" ἢ γὰρ δίδωσι , 2: . 4 La A 4 1 A [2 ᾿ ᾿ καὶ λαμθάνει, ἢ οὐδέτερον" ἢ τὸ μὲν, τὸ δ᾽ οὔ" καὶ τούτων ἢ δίδωσι μὲν, οὐ λαμξάνει δέ" ἢ λαμβάνει μὲν, οὐ δίδωσι δέ. Ex ἄλλως παρὰ ταῦτα, εἰ ὀμώμοσται οὗτος ἡ ὑπ᾽ αὐὖτοῦ, ἢ ὑπ’ ἐκείνου. Οὐ δίϑωσι μὲν οὖν, ὅτι ῥᾳδίως ἐπιορκοῦσι. Kai διότι, ὁ μὲν ὀμόσας, οὐκ ἀποδίδωσι τοὺς δὲ, μὴ ᾿ , "» Ν 4 r " . + La ᾿ ὁμόσαντος, οἴεται καταδικάσειν. Καὶ ὡς οὗτος ὁ χίνδυνος χρείττων ὁ ἐν τοῖς δικασταῖς" τοῖς μὲν γὰρ, πιστεύει" τῷ δὲ, οὔ. Οὐ λαμδάνει δὲ, ὅτι ἀντὶ χρημάτων ὅρκος. Καὶ ὅτι εἰ ἦν φαῦλος, χατωμόσαιτο ἄν" κρεῖττον γὰρ ἕνεκά tou φαῦλον 4 ΄ » » ᾿ + + 4 + » x ν εἶναι, ἢ μηδενός" ὀμόσας μὲν οὖν, ἔξει" μὴ ὀμόσας δὲ, οὔ. Οὕτω δὲ δι᾽ ἀρετὴν ἂν εἴη, ἀλλ᾿ οὐ δ ἐπιορκίαν τὸ μή" χαὶ τὸ τοῦ Ξενοφάνους ἁρμόττει, ὅτι οὐχ ἴση πρίχλησις αὕτη" ἀσεθεῖ πρὸς εὐσεδῆ, ἀλλ᾽ ὁμοία καὶ εἰ ἐσχυρὸς ἀσθενῆ πα-τάξαι, ἢ πληγῆναι, προχαλέσαιτο, Ἐ δὲ λαμβάνει, ὅτι πι-

͵ to > 1 Ν (2 δον du ͵ ᾿ στένει ŒUTO, ἐχξείνῷ 9 ον. Καὶ TO τοὺ “Ξενοφάνους μεταάστρε-

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