LIVRE #, CHAPITRE XV
faire valoir cette preuve; dans le cas où elle est pour nous, nous dirons que ce témoignage est le seul véritable. Si-elle est contre nous et pour la partie adverse, on δὴ contestera la vérité en s'élevant contre les tortures en général. L'homme soumis à là torture déclare également le faux et le vrai; l'un endure tout plutôt que de dire la vérité, l'autre ment aisément pour en finir plus vite. 11 faut là dessus donner des exemples qui soient connus des juges 10, $ V. Du serment.
Quantau. serment, il faut distinguer quatre cas : ou bien nous déféronsle serment en l’acceptant pour nous même ; on bien nous ne faisons ni l’un ni l’autre ; ou bien nous faisons l’un ou l'autre; et, dans ce cas, ou nous déférons le serment sans l’accepter pour nous ou nous l’acceptons pour nous sans accepter celui de l’adversaire. Outre cela, on peut considérer encore si le serment a été prêté par nous, ou par la partie adverse. Refusons-nous le serment de la partie adverse, nous dirons qu'on se parjure aisément; qu'après le serment, notre débiteur serait quitte envers nous, tandis que, s’il ne prête pas serment, nous espérons qu'il sera condamné ; qué, chance pour chance, nous aimons mieux nous en rapporter aux juges; que nous avons confiance en eux, mais non en lui. Refusons-nous de prêter serment nous-même, nous dirons qu’on nous demande un serment dans une question d'argent ; que, si, nous manquions de probité, nous le donnerions sans peine, attendu qu’à être improbe, il vaut mieux l'être avec profit que gratuitement ; que le serment nous ferait gagner notre cause, tandis qu’en le refusant nous la perdrons ; et que par conséquent, si nous le refusons, c'est par délicatesse, et non par crainte du parjure. Nous pourrons citer dans ce cas l'opinion de Xénophane, qui disait qu’il n'y a pas égalité quand ὦ un impie provoque au serment un homme pieux; que l'impie ressemble à celui qui étant vigoureux proposerait à un adversaire chétif de vider leur querelle à coups de poing. Acceptonsnous le serment pour nous-même, nous déclarerons que nous avons confiance en notre bonne foi, et non en celle de l'adver-
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ψαντα, φατέον οὕτως, ἴσον εἶναι, ἐὰν μὲν ὁ ἀσεξὴς διδῷ, ὁ εὐσεδὴς δ᾽ ὀμνύῃ" δεινόν τε, τὸ μὴ ἐθέλειν αὐτὸν, ὑπὲρ ὧν ἐχείνους ἀξιοῖ ὀμόσαντας δικάζειν. Εἰ δὲ δίδωσιν, ὅτι εὐσεδὲς τὸ ϑέλειν τοῖς Θεοῖς ἐπιτρέπειν. Καὶ ὅτι οὐδὲν δεῖ αὐτὸν ἄλλων κριτῶν δεῖσθαι: αὐτῷ γὰρ δίδωσι κρίνειν. Kai ὅτι ἄτοπον τὸ μὴ ϑέλειν ὀμνύναι, περὶ ὧν ἄλλους ἀξιοῖ ὀμνύναι. ἐπεὶ δὲ ma ἕχαστον δῆλον, πῶς λεχτέον, χαὶ συνδυαξόμενον πῶς λεχτέον, δῆλον" οἷον, εἰ αὑτὸς μὲν Θέλει λαυδάνειν, διδόναι δὲ μή" καὶ εἰ δίδωσι μὲν, λαμδάνειν δὲ μὴ ϑέλει" nai εἰ λαμβάνειν καὶ διδόναι ἐθέλει, εἴ τε μηδέτερον" ἐκ γὰρ τῶν εἰρημένων ἀνάγχη συγχεῖσθαι' ὥστε nai τοὺς λό-