‹ La rhétorique d'AristoteChapitre 88 sur 281 · LIVRE II, CHAPITRE IL · texte numérisé non relu

LIVRE II, CHAPITRE IL

la considération de ceux qui nous sont inférieurs en noblesse, en puissance, en mérite, et enfin en tout ce qui nous donne une grande supériorité sur autrui. Le riche se croit supérieur au pauvre à cause de ses richesses; celui qui est habile dans l’art de la parole à celui qui ne sait pas parler ; celui qui commande à celui qui obéit; celui qui est digne de commander à celui qui doit obéir. C’est pourquoi il a été dit: « Grande est la colère des rois, fils de Jupiter 6. » Et encore : « Mais plus tard il conserve son ressentiment 7. » Car les rois sont portés à la colère, à cause du rang élevé qu’ils occupent. Nous nous attendons encore aux égards de ceux par qui nous croyons devoir être bien traités; comme sont les personnes auxquelles nous avons fait ou nous faisons du bien, ou nous-même, ou un autre à cause de nous, ou quelqu'un des nôtres ; et celles auxquelles nous voulons ou nous avons voulu en faire.

8 HI. Quelles sont les raisons pour lesquelles on se met en colère,

On voit déjà par ce que nous venons de dire quels sont ceux qui sont portés à la colère, ceux contre qui on se met en colère, et pour quels motifs. On est porté à la colère quand on souffre ; car l’homme qui souffre désire quelque chose. Si donc on s'oppose directement à son désir, comme en l'empêchant de boire quand il a soif, ou indirectement, mais en semblant faire la même chose ; si on lui résiste, si on ne l’aide pas, si on le contrarie d’une autre manière, on est sûr qu'il se met en colère. C’est pourquoi les malades, les nécessiteux, les amoureux, ceux qui sont altérés, en un mot, ceux qui désirent et qui n’obtiennent pas, sont colères et portés à se fâcher, surtout contre ceux qui tiennent peu de compte de leur état présent, comme le malade quand il est question de sa maladie, le nécessiteux de ses besoins, le combattant des choses de la guerre, l’amoureux de sa passion, et ainsi des autres ; car la souffrance présente ache. mine chacun de nous vers la colère qui lui est propre. Nous nous fâchons encore quand il nous arrive le contraire de ce que nous attendions. Plus une chose est inattendue, plus elle nous

148 PHTOPIKH.

Üépeus σημεῖα" ἀνάγκη δὲ τοιαῦτα εἶναι, ἃ μήτε ἀντίτινος,

ft ὠφέλιμα τοῖς ποιοῦσιν" ἤδη γὰρ δοκεῖ δύ ὕδοιν, Καὶ τοῖς T

κακῶς λέγουσιν, nai καταφρονοῦσι, περὶ ἃ αὐτοὶ μάλιστα σπουδάζουσιν" οἷ ἱ ἐπὶ φιλοσορία φιλοτιμού ἐάν τις ἷ ιν" οἷον, οἱ ἐπὶ φιλοσοφίᾳ φιλοτιμούμενοι, ἐάν τις » , a 72 « νι st -νΡ 97, » ? ᾿ , LA TA εἰς τὴν φιλοσοφίαν" οἱ δὲ ἐπὶ τῇ (dé, ἐάν τις εἰς τὴν ἰδέαν" ὁμοίως δὲ χαὶ ἐπὶ τῶν ἄλλων. Ταῦτα δὲ πολλῷ μᾶλλον, ἐὰν ὑποπτεύσωσι μὴ ὑπάρχειν αὐτοῖς, h ὅλως, ἢ μὴ ἰσχυρῶς, ἢ | μὴ δοκεῖν, Ἐπειδὰν γὰρ σφόδρα οἴωνται ὑπάρχειν ἐν τούτοις ἐν ' Ὶ οἷς σχώπτονται, οὐ φροντίζουσι. Καὶ τοῖς φίλοις μᾶλλον, ἢ - S ᾿ «Ὁ , - + τοῖς μὴ φίλοις" οἴονται γὰρ προσήκειν μᾶλλον ὑπ᾿ αὐτῶν εὖ πάσχειν, ἡ μή. Καὶ τοῖς εἰθισμένοις τιμᾷν, ἢ φροντίζειν, ἐὰν πάλιν μὴ οὕτως ὁμιλῶσι" καὶ γὰρ ὑπὸ τούτων οἴονται κατα φρονεῖσθαι' ταὐτὰ γὰρ ἂν ποιεῖν" καὶ τοῖς μὴ ἀντιποιοῦσιν εὖ, μηδὲ τὴν ἴσην ἀνταποδιδοῦσιν. Καὶ τοῖς τἀναντία ποιοῦσιν αὖ-

τοῖς, ἐὰν ἥττους ὦσι' καταφρονεῖν γὰρ πάντες οἱ τοιοῦτοι pa

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