LIVRE I], CHAPITRE
sinous étions leurs inférieurs , ceux-là, comme s'ils étaient obligés par des gens qui sont au-dessous d'eux. Nous nous fâchons encore plus contre les hommes de rien, quand ils nous méprisent. En effet, nous avons supposé que la colère naît du mépris que font de nous ceux qui ne devraient pas nous mépriser ; or il ne cohvient pas à nos inférieurs de nous mépriser : contre nos amis, lorsqu'ils ne disent et ne font rien de bon pour nous, et encore plus s'ils font le contraire, et s'ils ne s'aperçoivent pas de nos besoins, ainsi que le dit Plexippe à Méléagre, dans la tragédie d’Antiphon $ ; ne pas voir les besoins de ses amis est un signe de mépris, car on n'oublie pas ceux dont on fait quelque cas : contre ceux qui se réjouissent de nos malheurs, ou qui restent alors dans une complète indifférence ; car c’est un signe de haine ou de mépris : contre ceux qui ne s'inquiètent pas de l'affliction qu’ils nous causent ; c’est pour cela que nous nous irritons contre ceux qui nous portent de mauvaises nouvelles : contre ceux qui écoutent le mal qu'on dit de nous, ou qui arrêtent complaisamment leurs yeux sur nos malheurs ; car ils agissent comme s'ils nous méprisaient ou nous haïssaient. En effet, un ami souffre avec nous, et nous souffrons tous en contemplant nos malheurs. Nous avons encore de la colère quand on nous témoigne du mépris en présence de cinq espèces de personnes, qui sont : nos rivaux, ceux que nous admirons, ceux dont nous voulons être admirés, ceux que nous respectons, ceux qui nous respectent. Quand on nous méprise en présence de ces per:
sonnes, notre colère est plus grande. Nous nous fâchons aussi .
quand on nous méprise dans des personnes dont il serait honteux pour nous de ne pas prendre la défense, comme sont nos parents, nos enfants, notre femme et tous ceux qui dépendent de nous. Nous nous mettons aussi en colère contre ceux qui ne sont pas reconnaissant ; car il ne leur convient pas de nous mépriser : contre ceux qui plaisantent quand nous sommes sérieux ; la plaisanterie alors a quelque chose de blessant : contre ceux qui font du bien aux autres et qui ne nous en font point à nous-mêmes ; nous nous sentons méprisés quand on ne nous
152 PHTOPIKH.
ὗσα περὶ μιχρόν" ὀλιγωρίας γὰρ δοκεῖ καὶ ἡ λήθ εἴον τῶν ονσαὰ πέρι μιχρ γωρίας ya Ἢ Λη σὴ Cp :
Α΄, ἐπεὶ δὲ τὸ ὀργίζεσθαι ἐναντίον τῷ πραὔνεσθαι, καὶ ὀργὴ πρᾳότητι, ληπτέον, πῶς ἔχοντες πρᾷοί εἰσι, καὶ πρὸς τίνας πράως ἔχουσι, χαὶ διὰ των πραύνονται. Ἔστω δὴ πραῦνσις, κατάστασις καὶ ἠρέμησις ὀργῆς. Et οὖν ὀργίζονται τοῖς ὀλιγω-ροῦσιν, ὀλιγωρία δέ ἐστιν ἑχούσιον, φανερὸν ὅτι καὶ τοῖς μηδὲν τούτων ποιοῦσιν, ἢ ἀκουσίως ποιοῦσιν, ἣ φαινομένοις τοιούτοις, πρᾷοί εἰσι. Kai τοῖς τἀναντία, ὧν ἐποίησαν, βουλομένοις - καὶ ὅσοι καὶ αὐτοὶ εἰς αὑτοὺς τοιοῦτοι" οὐδεὶς γὰρ αὐτὸς αὑτοῦ δοκεῖ ὀλιγωρεῖν. Καὶ τοῖς ὁμολογοῦσι, καὶ μεταμελομένοις" ὡς γὰρ ἔχοντες Jéenv τὸ λυπεῖσθαι ἐπὶ τοῖς πεποιημένοις, παύονται τῆς ὀργῆς. Σημεῖον δὲ ἐπὶ τῆς τῶν οἰκετῶν κολάσεως" τοὺς μὲν γὰρ ἀρνουμένους xai ἀντιλέγοντας, μᾶλλον χολάξομεν" πρὸς δὲ τοὺς ὁμολογοῦντας . δικαίως κολάζεσθαι, παυόμεθα ϑυμοῦμενοι.