‹ La rhétorique d'AristoteChapitre 91 sur 281 · LIVRE II, CHAPITRE IL · texte numérisé non relu

LIVRE II, CHAPITRE IL

juge pas dignes de ce qu’on accorde à tous les autres. L’oubli produit aussi la colère, comme lorsqu'on ne se souvient qu’à demi de notre nom?. L’oubli semble un signe de mépris ; car

Voubli naît de l'indifférence, et l'indifférence c'est du mépris,

$ V. Conclusion.

Nous avons fait connaître à la fois ceux contre qui on se met en colère, ceux qui se mettent en colère et les motifs qui excitent cette passion. Il est donc évident que l’orateur doit par son discours disposer les auditeurs comme sont disposés ceux qui se mettent en colère, et montrer dans l'adversaire les motifs qui sont propres à exciter cette passion, et le rendent semblable à ceux contre qui on se met en colère.

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