‹ La rhétorique d'AristoteChapitre 92 sur 281 · CHAPITRE HI · texte numérisé non relu

CHAPITRE HI

De la doucéur.

$ I. Quels sont ceux envers qui nous sommes doux ct bienveillants.

” Puisque s’irriter est le contraire de s’apaiser, et que la colère est le contraire de la douceur, il faut examiner quels sont les hommes qui sont doux, quels sont ceux à l'égard de qui ils se montrent tels, et pour quels motifs. La douceur est le repos et l'apaisement de la colère‘. Si donc nous sommes irrités contre ceux qui nous méprisent, parce que le mépris est un acte volon-

taire, il est clair que nous traiterons avec douceur ceux qui ne :

nous méprisent pas, ou qui font involontairement des actes qui annoncent le mépris : ceux qui veulent le contraire de ce qu'ils ont fait, et qui sont pour nous ce qu'ils sont pour eux-mêmes ; car il n’est pas probable que personne se méprise soi-même : ceux qui avouent et qui se repentent; car la douleur de ce qu'ils ont fait nous tenant lieu de satisfactiou, nous mettons fin à notre colère. On en voit uné preuve dans cé qui arrive quand nous châtions les esclaves. Nous punissons davantage ceux qui pient et qui contredisent, mais notre colère cesse à l'égard de ceux qui avouent qu'ils sont justement punis. La raison en est

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154 PHTOPIKH.

Αἴξιον δὲ, ὅτι ἀναισχυντία, τὸ τὰ φανερὰ ἀρνεῖσθαι" ἡ δ᾽ avatσχυντία,, ὀλιγωρία καὶ καταφρόνησις" ὧν γοῦν πολὺ καταφρονοῦμεν, οὐκ αἰσχυνόμεθα, Καὶ τοῖς ταπεινουμένοις πρὸς αὐτοὺς, καὶ μὴ ἀντιλέγουσι " φαίνονται γὰρ ὁμολογεῖν ἥττους εἶναι" οἱ δ᾽ ἥττους, φοβοῦνται" φοβούμενος δὲ οὐδεὶς ὀλιγωρεῖ. ὅτι δὲ πρὸς τοὺς ταπεινουμένους παύεται ἡ ὀργὴ, χαὶ οἱ χύνες δηλοῦσιν, οὐ δάκνοντες τοὺς καθίζοντας. Καὶ τοῖς σπουδάξουσι πρὸς τοὺς σπουδάξοντας" δοκεῖ γὰρ σπουδάξεσθαι, ἀλλ᾽ οὐ καταν φρονεῖσθαι. Καὶ τοῖς μείζω χκεχαρισμένοις" καὶ τοῖς δεομένοις, καὶ παραιτουμένοις" ταπεινότεροι γάρ. Καὶ τοῖς μὴ ὑδρισταῖς, μηδὲ χλευασταῖς, μηδ᾽ ὀλιγώροις, ἢ εἰς μηδένα, ἡ μὴ εἰς χρη στοὺς, ἢ μὴ εἰς τοιούτους, οἷοί περ αὐτοί. ὥλως δ᾽ ἐκ τῶν ἐναντίων δεῖ σχοπεῖν τὰ πραῦντικά, Kai ob φοδοῦνται xai αἰσχύ-γονται" ἕως γὰρ ἂν οὕτως ἔχωσιν, οὐχ ὀργίζονται" ἀδύνᾳτον γὰρ, ἅμα φοδεῖσθαι rai ὀργίξεσθαι. Kai τοῖς δ ὀργὴν ποιήσασιν, ἣ οὐχ ὀργίζονται, ἡ ἧττον ὀργίζονται" οὐ γὰρ à ὀλιγωρίαν φαίνονται πρᾶξαι' οὐδεὶς γὰρ ὀργιξόμενος ὀλιγωρεῖ" ἡ μὲν γὰρ ὀλιγωρία, ἄλυπον" ἡ δ᾽ ὀργὴ, μετὰ λύπης. Καὶ τοῖς αἰσχυνομένοις αὐτούς.

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