DÉNOMINATION
Pétrole brut
Production totale du pétrole brut .
Pétrole brut employé à
la fabrication ....
Fabrication
Benzine .
Lampant .
Huiles .
Résidus . ;
Consommation annuelle du pays
Benzine raffinée et dé-
naturée .
Pétrole lampant ....
Huiles de graissage et
dénaturées .
Paraffine .
Résidus . .
Combust. employé aux
raffineries .
Exportation annuelle
Benzine brute et raffinée.
Lampant et distillé . .
Pétrole brut . )
Résidus, gaz-oil, etc. >
vt<
Huiles minérales . . î
Paraffine .
La production du pétrole brut se répartit, entre les grandes sociétés, de la manière suivante:
Tonnes
Steaua llomana "P, .
Concordia . . . J ' .
Total . . .
Astra2) . . . . .
Roumano- Américaine 8) . . .
0 Sociétés allemandes.
2) Société hollandaise au capital de CO millions, avec participation de capitaux allemands et français.
3) Société fondée par la Stanclart OU de New-York (capital 25 millions).
L’activité des principales sociétés de raffinage se résume dans les chiffres suivants:
Tonnes Pétrole brut employé à la fabrication
Steaua Romana .
Vega . . . . .
Astra .
Roumano- Américaine. . .
En ce qui concerne les 40 réservoirs en exploitation au 31 Janvier 1916 dans la station de pétrole de l’Etat de Constantza, 13 réservoirs d’une capacité de 65.000 me. sont exploités par la Steaua Romana et 7 d’une capacité de 35.000 me. par le Crédit Pétrolifère. La société Astra dispose de 40.000 me. et la Roumano- Américaine de 25.000 me.
En dehors des installations de l’Etat, il y a encore à Constantsa 4 stations particulières de dépôt: La Steaua Roynânà dispose de 16 réservoirs de dépôt et de 11 réservoirs d’une capacité de 38.000 me.; le Crédit Pétrolifère a acheté des terrains en vue de la construction de nouveaux réservoirs. A Braïla le Crédit Pétrolifère a une installation composée de 10 réservoirs, d’une capacité de 22.500 tonnes et un certain nombre de barques-tanks. A Giurgevo la Steaua Romand possède 6 réservoirs de dépôt et 4 réservoirs de réception d’une capacité de 7.300 tonnes et un certain nombre de tanks et de tanks à moteur.
Quant au parc à vagons-cisternes, leur répartition est la suivante:
Steaua Bomânâ . 967 vagons-citernes
Crédit pétrolifère . 458 „ „
Astra . 552 * „
Roumano- Américaine .... 444 * „
On voit, d’après ces chiffres, l’importance des intérêts allemands dans l’industrie du pétrole. Il est intéressant de noter que, comme pays consommateur, l’Allemagne vient en troisième ligne, après la France et l’Angleterre. «Il faut voir là nous dit Mr A. Guiselin1), encore une des formes du sys-
9 Rapport à la commission internationale du pétrole. 1915.
L’EXPANSION ALLEMANDE EN ORIENT
tème d’accaparement qui rendent indirectement la France et l’Angleterre tributaires de l’industrie et des capitaux allemands solidement installés en Roumanie».
Nous ne pouvons omettre dans cette énumération des intérêts allemands en Roumanie les différents emprunts contractés par l’Etat en Allemagne. L’historique de ces emprunts nous fait mieux comprendre l’intimité des rapports entre les deux pays ainsi que l’influence grandissante de l’Allemagne en Roumanie au point de vue économique et politique.
Le premier contact avec la finance allemande date de 1868. Par une loi du 22 Septembre de cette année on décida la construction de différents réseaux de chemins de fer, divisés en deux groupes, l’un concédé à un syndicat angloautrichien et l’autre comprenant les lignes Roman-Galatz- Braila-Buzeu-Vercioro va, concédé au docteur Strussberg, représentant une société allemande. Le coût de construction par kilomètre avait été fixé à 270.000 lei ; l’Etat garantissait à l’entrepreneur un intérêt de 772 pour cent au capital employé dans l’affaire.
La Société allemande prit l’engagement d’émettre des obligations sur la place de Berlin ; ces obligations ne purent être placées qu’au cours de 72. Au cours des travaux, des malentendus surgirent au sujet de la valeur des constructions, ce qui eut pour résultat la résiliation du contract et la constitution d’une société formée par les détenteurs des obligations, qui prit l’engagement de continuer les travaux à son compte, moyennant une garantie annuelle de 20.250 lei par kilomètre, ce qui représentait pour 919 kilomètres 18.609.750 lei, soit un capital de 248.130.000 lei.
En 1880 l’Etat procéda au rachat des chemins de ferr en remboursant le capital à la Société allemande qui avait pris à sa charge les obligations du dr. Strussberg, transformées en actions.
Le capital qu’on devait à la Société, à partir de 1871 était de 248.130.000 lei, portant intérêt de 772 pour cent, amortible en 60 ans, par une cote de l°/o. Après 60 ans la Société devait bénéficier encore pendant 21 ans des revenus des chemins de fer jusqu’à la concurrence de l’annuité de 18.857.880 lei1).
7 On trouve tous les détails relativement au rachat dans: Istoricul datoriei publiée a României de J. M. Dobrovici, subdirectorul datoriei publiée, p. 161—168.
Le rachat de cette opération excessivement onéreuse pour notre trésor public a été fait — étant donnée la situation économique du pays — dans d'assez bonnes conditions.
Le 1er Janvier 1880 la situation des actions et des obligations émises par la Société allemande, était: