‹ La rivale d'elle-mêmeChapitre 5 sur 51 · SAINT-PHAR, D'ALVIANE, GERMAIN · texte numérisé non relu

SAINT-PHAR, D'ALVIANE, GERMAIN

GERMAIN

Vous allez me gronder sans m'avoir entendu.

Tu crois qu'irapunéraent nous t'aurons attendu !

GERMAIN

Ah ! lorsque vous saurez....

SAINT-PHAR

Je m'en doute , une fable,

GERMAIN

Non , un événement plus vrai que vraisemblable.

SAINT-PHAR

Allons, épargne-toi la peine de mentir.

d'alviane.

Eh ! pourquoi donc? tant mieux, s'il peut nous divertir. Ta grâce si je ris , ton congé si je bâille : Veux-tu courir la chance ?

germain.

Eh bien ! vaille que vaille,

SAINT-PHAR

Quelle folie !

d'alviane.

Allons, point de prévention.

Commence, et sois bref.

lo LA KIVALE D'ELLE-MtME.

GERMAIN

Bùn. J'étais en faclioîi Près d'ici ; pour charmer ma triste promenade, Je conversais tout seul, faute d'un camarade; Et , prenant votre exemple et vos goûts pour leçons , Je me formais un plan taillé sur mes patrons.

(^A d'Alviane.) L'un , disais-je , et c'est vous , en mettant pied a terre , S'est écrié : « Je sens qu'un nouveau jour m'éclaire j » C'ost peu que désormais je vive pour l'amour ; i) Il ffiut qu'un coup d'éclat signale mon retour : » La première beauté que le hasard me livre, » Je l'adore. »

D'ALVI ANE.

Ahl mon Dieu!

GEB MAIN.

Fort bon modèle à suivre :

Vous êtes passé maître à ce joli métier.

( j4 Saint-Phar.) D'une autre part , je fais un cas particulier De votre opinion ; et, prêtk m'y soumettre. J'étais impatient qu'il vous plût de l'émettre: « O toi, qui dus gémir d'un cruel abandon! » Criâtes-vous , « je viens mériter mon pardon ; » Je viens mettre à tes pieds mon cœur et ma fortune. » Moi-même , au désespoir , j'en ai réduit plus d'une, M'écriai-je à mon tour, il faut tout réparer.... Fort bien ; mais dans l'instant je venais de jurer Que la première offerte à mes yeux , jeune et belle, Aurait de mon retour la première nouvelle.

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