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CHAPITRE IV

LE CABLE DE LA MER NOIRE

Il eût été surprenant que les Allemands, qui ont cherché, surtout depuis le voyage de Guillaume II à Constantinople (I88Î)), à grandir leur influence politique aiqjrcs du Sultan et à implanter leur commerce et leur industrie dans la Turquie d'Europe, en Asie Mineure et en Palestine, n'organisassent pas des communications exclusivement allemandes entre ces contrées et leur patrie.

Jusqu'en 1891), ils ne pouvaient atteindre Constantinople que par les câbles anglais de la Black Sea Teleyrajjfi Co ou par les lignes terrestres qui traversent l'Autriche

et la Péninsule des Balkans. Au point de vue allemand, c'étaient deux mauvaises voies : la première, passant d'abord par Varsovie, Jitomir et Odessa, empruntait les li.{|nos aériennes de l'Administration russe, puis d'Odessa gagnait Gonstantinople, grâce à un câble anglais posé dans la mer Noire ; la seconde suivait les lignes autrichiennes, serbes, bulgares et turcfues, qui ne présentaient pas une grande sécurité, ni technique, ni politique.

L'Allemagne communiquait donc avec l'Orient, soit sous le contrôle russe (1) et anglais, soit au milieu de l'insécurité balkanique.

La Roumanie, presque voisine de la Turquie, était vis-à-vis de celle-ci, au point de vue des communications avec Gonstan-

(i) L'Allemagne aurait pu éviter les câbles de la mer Noire en empruntant les câbles anglais de V Eastei it de Vigo à Constantinople. On sait que, le l*"" janvier 1897, la Deiitsch SeetcleqrapJieiiqesellschaft avait ouvert à l'exploitation le câble Eniden-Vigo.

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