‹ La rivalité anglo-germaniqueChapitre 19 sur 27 · DE LA MER NOIBE · texte numérisé non relu

DE LA MER NOIBE

tiiioplc, à peu près dans la même situation c{ue r Allemagne : tic Bucarest on ne pouvait télégraphier à Constantinople que via SoHa, c'est-à-dire sous le contrôle bulgare. Subissant les mêmes inconvénients, les gouvernements allemand et roumain s'entendirent pour y remédier. Le I" mars 1809, ils signèrent un traité qui prévoyait l'établissement d'une nouv'clle communication aérienne entre Berlin et Constant/a, sur la mer Noire, via Lemberg en Galicie et lîucarcst, et la pose d'un câble entre Constantza et Kilios, près de Constantinople. Tandis que la ligne terrestre devait être établie et exploitée par les gouvernements dont elle traversait les territoires, c'est-à-dire l'Allemagne, l'Autriche et la Roumanie, le cable devait être fabriqué, posé et exploité par les soins d'une société privée, dont les statuts seraient approuvés par l'Administration allemande et par l'Administration roumaine, lesquelles lui

alloueraient des subventions. Ces subventions furent promises d'après les bases suivantes : l'Allemagne paierait à la Société 50000 francs par an tant que les recettes seraient inférieures à 150000 francs. Au delà de 1 50000 francs, la subvention serait réduite d'une somme é^jale à la moitié de l'excédent et disparaîtrait par suite quand les recettes s'élèveraient à 250 000 francs.

La subvention roumaine, qui serait de 50 000 francs par an en principe, serait réduite de 5 000 francs par portion de 10 000 francs excédant un produit brut de 50000 francs. Elle cesserait par conséquent d*étre payée quand la recette atteindrait 150000 francs. Outre cette subvention, la Houmanie prouicttait à la compagnie à former, le monopole des communications sous-marines entre la Houmanie et la Turquie pendant trente ans.

Quelt[ucs ujois après la signature de la convention entre l'xVllemagne et la Rou-

Page 1