‹ La robe de chambre, ou, Les moeurs de ce temps làChapitre 10 sur 16 · SCENE IX · texte numérisé non relu

SCENE IX

LE COMTE, LA COMTESSE

LE COMTE

Pardieu, il me tardait qu'ils s'en allassent.

LA COMTESSE

Pourquoi donc, mon ami?

LE COMTE

L'heure s'écoulait, et je n'ai pas un moment à perdre si je ne veu.\ pas trouver mon homme endormi.

LA COMTESSE

Comment!., tu vas encore sortir?

LE COMTE

Ne faut-il pas que j'aille voir ce pauvre D'Alville, qui m'at-

tend comme le Messie? Au fait, c'est bien le moins que nos uinis nous visitent quand nous sommes malades.

On voit passer le Duc dans le fond, à travers les portes vitrées.

tk COMTESSE.

£b bien, tu iras demain.

LE COMTE

Oh non, cela ne se peut : depuis huit jours, je remets au lendemain. D'ailleurs, nous n'avons rien à faire ce soir : celte semaine a été très-fatiguante pour toi; il n'y a pas de mal que tu prennes du repos.

Rentreras-tu bien lard?

lE COMTE.

Je ne sais.. . mais il est inutile que lu m'attendes. Songe que tu as besoin de sommeil. . . Allons, adieu, ma bonne Ernesline. . . Adieu!. .

Il l'embrasse sur le front.

LA COMTESSE, le reconduisant.

Adieu !. .

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