SCENE X
LA CO^ITESSE, seule.
Ah !. . je ne sais ce que j'ai ce soir. . . Toulouse ! Toulouse î nous avons eu tort de le quiller. . . Je sens que je m'y ennuierais maintenant, et quu pourtant Paris ne me convient pas!. . Won mari croit me rendre beurtîuse en me conduisant dans les spectacles, duos \Gè bals!. . . Mais s'il savait tout ce que j'entends, tout ce qu'on me dit?
Air : Je sais atlnclicr les riiLaits.
S'il faut les croire , à mes .Tltraits
Ils viennent tous rendre les armes ;
lis m'entourent quand Je parais.
Et leur langage a tant de charmes !..
Fermer l'oreille est , pour leui- résister, Le seul parti que, dit-on, il faut prendre... Mais le moyen de ne pas écouter
Ce qu'il nous est si doux d'entendre?
Ah! comment ne pas écouter
Ce qu'il nous est si doux d'entendre?
Ce Duc de Marsay. .. que de grâces séduisantes!., que d'ôluquencc dans son regard!.. Est-il dcnc vrai que tromper une femme soit son plus grand plaisir ?. . . Oh !.. la Marquise le calomnie... Elle l'a deviné peut-être, et la jalousie. . . 11 esl si bien!... Pourquoi donc me répèle-l-il souvent que le
bonheur, c'est de se donner à tout le monde pour ce qu'on ti'est pas, et à un seul être pour ce que l'on est ?. . . Oh oui !. . Toilà bien ce qui eût chiiriné ma vie ! . . Mon Dieu, mon Dieu! Pourquoi aussi Gustave me laisse-t-il toujours seule?.. J'ai tant besoin d'affections!. . mon pauvre cœur est si troublé!. . Ah, demain, je le lui dirai, je ne veux plus vivre de cette vielà Allons, l'heure s'avance, il iaut chasser toutes ces ré^
jQexîons et tâcher de trouver le repos.
Elle entre dans sa chambre, à gauche de l'acteur, près du canapé.