‹ La robe de noceChapitre 18 sur 21 · CHAPITRE VINGT'TROISIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE VINGT'TROISIEME

HPUCATKWSk

Ced TMi Mn;>rend fort; voici toaf le mftUsti* ÎM* fahU de FibniAir.

— Et Julien saTait ce secret !

— Et Amélie a eu le courage de le garder si longtemps! répétaient les deux fortunés mortels qui venaient de se retrouver, de se reconnaître d'un€ manière si inattendue.

— Et le bonheur dont vous jouissez ne nous obtiendra-t-il pas notre pardon? dit Julien en se montrant tout-à-coup. Depuis quelques instants ils étaient, sa femme et lui, arrêtés à la porte de la bibliothèque, et la préoccupation des amants-époux avait empêché ceux-ci de les apercevoir. Adèle s'arracha brusquement des bras caressants qui la retenaient encoie, et courut cacher sa rougeur dans ceux d*Amélie.

Pendant ce temps, JuHen , ivre de joie courait comme un fou par la chambre en criant :

— J'ai gagné mon paii! j'ai gagné! Ma femme, tu paieras l'amende!

— Ah, de tout mon cœur! répondit ceBeci en prodiguant à Adèle les plus tendres caresses. Il y a longtemps que j'ai Voulu nie racheter de mon imprudente gageure,

et mettre fin à cette tromperie, qui, je le sais, a coûté tant de larmes secrètes à mon Adèle.

— En efifet, reprit Julien, tu peux te vanter d'avoir eti quelque peine à garder le secret; mais aussi tu conviendras qu'il était assez curieux de constater la vérité du principe de Bacon, qui dit que le cœur le mieux gardé n'est pas à l'abri des atteintes de l'amour. Car telle était l'expérience que je voulais faire.

—Tu aurais pu tirer de tout ceci une conséquence plus vraie: c'est que dit aussi un aimable conteur Q lorsque deux belles âmes se haïssent, c'est quelles ne se connaissent pas. Mais, en attendant, ta manie curieuse a pensé être bien fatale au repos de tes amis, n'est-ce pas Adèle ?

Ici, la jeune femme, qui n'était pas encore bien remise de son trouble, fit un geste affirmatif; un soupir souleva à demi son sein , {"] Adrien de Sarrazin.

mais avant qu'il eût passé ses lèvres, ses yeux, en se portant timidement vers Maurice, disaient éloquemment qu'elle avait déjà oublié toutes les angoisses de l'amour.

— Eh bien, Maurice, continua Julien eu s'adressant à ce dernier, qui, semblable à un homme enivré, regardait sans voir, écoutait sans entendre, n'avais-je pas raison quand je te disais de te réconcilier avec ta femme? Trouves-tu aussi trop cruelle l'épreuve par laquelle je vous ai fait passer l'un et l'autre, et qui vous a convaincus que vous éties nés tous deux pour vous aimer?...

Pour toute réponse, Maurice se jeta dans les bras de son ami, et Adèle pressa plus étroitement Amélie dans les siens,

Quelques explicatioiis étaient maintenant nécessaires pour apprendre à Maurice par quel merveilleux changement il retrouvait

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