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terreur, arrêtez à l'instant même, ou nous sommes perdues.
* Inès lui répondit par le regard sombre et déterminé qu'elle lui avait jeté en partant, et les deu\ coursiers s'élancèrent venlre à terre dans la voie périlleuse où la mort les attendait à chaque pas.
Alors trois cris de détresse partirent à la fois, et les témoins de cette lutte restèrent frappés de stupeur en voyant femmes et chevaux s'évanouiraleurs yeux, comme si la terre se fut ouverte pour les engloutir.
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— C'est fait d'elles ! s'écria Raoul, il n'y a qu'un miracle qui |)uisse les sauver de la moii.
Il courut à l'écurie, suivi du comte et du marquis ; et, au bout de cinq minutes, montés tous trois sur de vigoureux coursiers, ils arrivaient ventre à terre au lieu où ils n'espéraient plus trouver que deux cadavres.
Quelle fut leur surprise, lorsqu'arrivés à l'extrémité de la plaine ils se trouvèrent face à face avec Inès et la marquise, gra-
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vissant lenlement el ii pied la pente escarpée qu'elles venaient de franchir en deux bonds. Inès, calme et impassible, comme si elle ne sortait pas d'affronter une mort presque certaine; la marquise, pâle et comme abrutie par l'idée du danger qu'elle venait de courir.
Mais elles ramenaient un seul coursier avec elles, c'était la jument d'Inès.
— Gii donc est Abel ? demanda vivement le comte.
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La marquise nionliii ia londriore avec un i'esle d'eiïroi et sans pouvoir proférer une parole.
— Otic voul-elle dire, el que lui esl-il donc arrivé ? demanda le marquis, inquiet de l'état oîi il voyait sa femme.
— Madame la marquise veut dire, répondit Inès, que le malheureux Ahel ^ît en ce moment dans la fondrière, ou il a trouvé la mort, et qu'elle-même n'a échappé a cette fin tragique qliei pat lihe chute fort heureuse sur le bord du