‹ La roche-tremblante (volume 2)Chapitre 109 sur 116 · CHAPITRE n. i · texte numérisé non relu

CHAPITRE n. i

jeta la bourse au vieux marin, et il dit à son frère et à sa sœur :

— Vous voilà sauvés! Adieu, Philippe, adieu, madame, souvenez^vous du pauvre André!

Il Youlait s'éloigner. Philippe lui saisit la main.

— André, que vas-tu faire ?

— Je ne sais.

— Cet homme, au retour, t'accusera d'avoir favorisé notre fuite... Le lâche abandon de ta femme a rompu les liens qui t'attachaient à ce village : reste avec nous !

— Que dis-tu ?

— Oh ! oui, oui, restez avec nous! s'écria la comtesse, qui saisit la main d'André, et qui cette fois la serra avec enthousiasme. André, nous ne vous connaissions pas; nous ne savions pas tout ce qu'il y avait d'héroïsme dans votre cœur. Restez avec nous, c'est moi qui vous en prie !

Ces marques d'affection, les premières

""'^.ndré recevait de la fière Julie de la 2. li

158 \m MARTYR.

Roche, lui arrachèrent d'abondantes larmes.

— Comment supporterai-je Fimage de votre bonbenr? dit-il en sanglotant.

Le vieux pécheur s'éloigna du vaisseau, mais seul.

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