‹ La roche-tremblante (volume 2)Chapitre 20 sur 116 · I.*ÉPJBBIJVB · texte numérisé non relu

I.*ÉPJBBIJVB

Bientôt la compagnie arriva dans un petit vallon sauvage, séparé seulement de la raer par une falaise en ruine. Le sol en était stérile, couvert d'ajoncs et de maigres fougères. Cependant il était traversé par un ruisseau, venu du centre de File, qui du haut de la falaise se précipitait dans la mer ; et le long de .ce ruisseau étaient disséminés quelques saules d'un vert pâle et quelques arbustes •"""•times. Cette solitude avait un caractère

particulier de tristesse. Rien n'y rappelait la fréquentation de l'homme ; on n'y entendait d'autre bruit que celui du ressac contre la côte rocailleuse, les sifflements du vent ou le murmure sourd de la cascade. Les traditions antiques et mystérieuses du culte féroce des druides ne pouvaient trouver de théâtre mieux approprié à leur sombre poésie.

La célèbre Roche-Tremblante était située sur l'escarpement de la falaise, dans une espèce d'enfoncement semi - circulaire qui semblait être l'ouvrage de la nature. Il y avait donc eu fort peu à faire pour en interdire l'entrée au profane. Quelques pierres moussues et sans adhérence entre elles figuraient encore une muraille dans les endroits où la déclivité du terrain ne la protégeait pas suffisamment; mais, en face de la vallée, s'élevait une grille de fer surmontée d'une croix, dont la présence ajoutait encore au caractère mélancolique de ce lieu désert.

La compagnie s'arrêta, et Gonan s'efforça de faire tourner une énorme clef dans la ser-

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