‹ La roche-tremblante (volume 2)Chapitre 8 sur 116 · CHAPITRE PRBlilER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PRBlilER

— Parce que je lui offrirais un cierge haut comme le mât d'un navire! dit Fétourdi Alfred en riant aux éclats.

Et il se mit à courir dans la direction du château, suivi de sa belle épagneule qui paraissait assez surprise de ce changement de front inattendu.

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Parmi les monuments celtiques d'origine que contenait File de Loch , il en était un , plus curieux que les autres, et dont nous n'ayons parlé jusqu'ici que pour mémoire, le rôle important qu'il est appelé h jouer dans cette histoire exigeant une mention particulière. C'était un énorme rocher, placé sur la «««•« d'une falaise, à quelque distance du

château. 11 était de forme ovale, aplati et si singulièrement posé que la main la plus faible, même celle d'un enfant, suffisait pour lui imprimer un mouvement oscillatoire trèssensible, ce qui, vu sa masse considérable , paraissait aux gens étrangers aux lois de la mécanique un véritable prodige. En raison de cette propriété merveilleuse, on lui avait donné le nom de Roche-Tremblante de l'ile de Loch.

Les curiosités de ce genre ne sont pas rares en Europe. En France, les unes semblent être l'effet d'un caprice de la nature, les autres d'une combinaison de l'art. Parmi les premières on peut citer la fameuse pierre branlante des environs de Castres, en Languedoc, et la roche de Veix en Auvergne. Les autres sont plus répandues encore : on en trouve en Picardie, en Vendée, en Bretagne, et dans tous les pays où l'ancien culte druidique semble avoir été jadis en honneur.

On prétend que les prêtres gaulois , dont elles étaient l'ouvrage, comme les men-hirs

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