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la confiance des grands , parce que nous la regardons comme Veffet de notre mérite. Précisément, Richelieu venait de découvrir les relations qui unissaient la reine et M"* de Chevreuse à l'Espagne, alors en guerre avec la France. Soumise au plus humiliant des interrogatoires, Anne d'Autriche avait été contrainte de signer un formulaire par lequel elle s'engageait à ne plus voir les « entremetteurs » de M^e de Chevreuse. Un coup si imprévu n'abattit point Marcillac. Nous nous consolons aisément des disgrâces de nos amis, lorsqu'elles servent à signaler notre tendresse pour eux. La sienne, s'il faut l'en croire, grandit avec le péril : c Dans cette extrémité, abandonnée de tout le monde, manquant de toute sorte de secours, et n'osant se confier qu'à M^'e de Hautefort et à moi, la reine me proposa de les enlever toutes deux et de les emmener à Bruxelles. Quelque difficulté et quelque péril qui me parussent en un tel projet, je puis dire qu'il me donna plus de joie que je n'en avais eu de ma vie ; j'étais dans un âge où on aime à faire des choses extraordinaires et éclatantes... »
On s'est refuse de nos jours à admettre l'idée d'une entreprise aussi folle. Mais il ne faut pas juger ces temps à la lumière de notre raison ni déclarer impossible ce qui nous paraît invraisemblable. Dans cette affaire même
OÙ la reine fut compromise, si elle ne fut pas perdue, elle le dut à la parfaite concordance deis aveux de son « domestique y> Laporte avec les siens. Or, c'est en perçant plusieurs plafonds des cachots de la Bastille que des prisonniers, instruits de tout par Marie de Hautefort travestie, parvinrent à faire savoir à Laporte ce qu'il devait dire et ce qu'il devait taire. Cette même Bastille, Retz devait essayer de s'en rendre maître au moyen de ces mêmes prisonniers ! Les événements qui suivirent ont assez prouvé que la reine se portait volontiers aux résolutions extrêmes. Pour Marcillac, sa propre expérience lui enseignera qu'il arrive quelquefois des accidents dans la vie d'où il faut être un peu fou pour se bien tirer.
Déjà pourtant son côté faible est facile à saisir : c'est l'amour-propre qui l'engagea dans cette affaire, c'est l'intérêt qui Ten fît sortir à temps. Tout d'abord on le voit se mettre à la disposition de la reine qui, malgré sa promesse de rompre toute relation avec M"^® de Chevreuse, désire faire savoir à l'exilée ce qui se passe à la cour. Même il a déjà découvert un prétexte au voyage projeté : c'est une maladie de sa femme. Il fallait ce pressant besoin pour l'en faire souvenir. Par malheur, son père n'était pas monté à ce ton héroïque. Il trouvait la fortune injuste à son égard. La fortune ne paraît jamais si
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injuste qu^k ceux à qui elle ne fait pas de bien. Mais il était de ceux qui, prétendant à tout, ne sauraient arriver à rien. L'exil avait fait d'un conspirateur un courtisan. Par son intermédiaire, son fils fut prévenu qu'on serait exactement informé de ce qu'il ferait, et que, s'il s'obstinait à voir M""® de Chevreuse, il devait renoncer à revenir jamais à la cour.
L'embarras de Marciliac fut extrême ; il crut enfin concilier la promesse que lui arracha son père et celle qu'il avait faite à la reine en chargeant un gentilhomme anglais, Craft, d'avoir du dévouement pour lui. Faut-il lui en vouloir beaucoup de cette prudence nécessaire ? Il tenait à sa liberté ; il croyait à sa fortune : pouvait-il de gaieté de cœur sacrifier les promesses d'un avenir prochain à je ne sais quel point d'honneur exagéré, alors que l'honneur véritable ne l'y contraignait pas ? Au reste, les événements ne lui permirent pas de soutenir longtemps ce rôle, nouveau pour lui, de diplomate, et il dut reprendre bientôt, bon gré mal gré, l'attitude d'un héros de roman.
Il avait été convenu que, si les affaires de la la reine prenaient la voie de Tapaisement, un livre d'heures relié en vert serait envoyé à Tours ; si, au contraire, la reliure en était rouge, M™' de Chevreuse serait avertie de pourvoir à sa sûreté. Une confusion
des couleurs et de leur signification effraya l'exilée, qui n'avait pas l'habitude des longues réflexions. Aussitôt, elle se déguise en homme, monte à cheval, et, accompagnée de deux serviteurs seulement, se dirige en toute hâte vers la frontière d'Espagne. En un jour, elle fît le trajet de Tours à Ruffec, d'où le château de Verteuil, séjour de Marcillac, n'est éloigné que d'une demi-lieue. Elle lui emprunta son carrosse, et, comme témoignage de reconnaissance, lui fit remettre en dépôt u ne parure de pierreries d'une valeur de plus de deux cent mille écus, en le priant de la garder en souvenir d'elle, si elle venait à mourir.
Un émissaire de Richelieu, le président Viguier, avait en vain essayé d'arrêter dans sa fuite la dépositaire des secrets de la reine. Il ne fut pas plus heureux près de Marcillac, qui, d'ailleurs, ne pouvait rien lui apprendre qu'il ne sût déjà. Mandé à Paris, le chevalier de M""® de Chevreuse fut interrogé par Richelieu lui-même. A sa grande surprise, le cardinal lui parla « avec beaucoup de civilité 3), mais ne put s'empêcher de terminer par des menaces. C'était une maladresse : la bonté l'eût trouvé désarmé ; les menaces raffermirent son courage. Dès le lendemain, M. de Tremblay, gouverneur de la Bastille, recevait Tordre d'y « bien loger > Marcillac. Il en sortit au bout de huit jours;
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mais ce peu de temps qu'il y demeura, nous n'avons pas de peine à Ten croire, augmenta encore la haine naturelle qu'ilavait pour la domination du cardinal. Sans doute il exagère Tintrépidité de l'attitude qu'il garda en face de Richelieu, dans la visite de remerciement qu'il dut lui faireàRueil. Pourtant lareconnaissancebruyante de M"*® de Chevreuse, les éloges qu'Anne d'Autriche lui fît transmettre en secret, les marques d'estime dont le combla M'^* de Hautefort, l'admiration mêlée d'envie qu'inspirait à beaucoup son titre de « martyr » de la reine, tout indique qu'en cette affaire il sembla jouer le beau rôle. Sans parler de son obstination naturelle, il n'était pas assez maladroit pour sacrifier, parune bassesse inutile, la douceur « d'une certaine approbation que le monde donne assez facilement aux malheureux, quand leur conduite n'est pas honteuses. — On se console souvent d'être malheureux par un certain plaisir qu'on trouve à le paraître.
C'est ce plaisir orgueilleux qui le soutint pendant un exil de deux ans dans ses terres. L'honnête Petitot observe que, pour la première fois, son esprit inquiet se montra sensible aux douceurs de la famille et de la campagne. « J'étais jeune ; la santé du roi et celle du cardinal s affaiblissaient, et je devais tout attendre d'un changement. J'étais heureux dans ma famille ; j'avais
à souhait tous les plaisirs de la campagne ; les provinces voisines étaient remplies d'exilés, et le rapport de nos fortunes et de nos espérances rendait notre commerce agréable. » N'admiret-on pas cette façon de comprendre les charmes de la vie rurale ? Ce que Marcillac y voit de meilleur, c'est qu'il peut impunément y médire de Richelieu. S'il survit à l'ennui du présent, c'est qu'il croit déjà presque toucher de la main cet avenir qui souvent lui a échappé, qui lui échappera souvent encore. Uespérance, toute trompeuse qu^elle esty sert du moins k nous mener à la fin de la vie par un chemin agréable.
Cette inaction finit par lui peser : il demanda et obtint la permission de servir sous les ordres du maréchal de la Meilleraye, son protecteur. Aux combats de Saint-Nicolas et de Saint- Venant, il fît remarquer sa bravoure à la tête des volontaires de la noblesse. Richelieu se connaissait en hommes ; il crut Marcillac assez puni par l'oisiveté qu'il lui avait imposée, et lui fit offrir le grade de maréchal de camp. Mais des persécutions communes avaient créé entre lui et la reine une sorte de lien moral : « La reine m'empêcha d'accepter cet avantage, et elle désira instamment que je ne reçusse point do grâce du cardinal qui me pût ôter la liberté
d'être contre lui quand elle se trouverait en état de paraître ouvertement son ennemie. Cette
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marque de la confiance de la reine me fit renoncer avec plaisir à tout ce que la fortune me présentait. » Il ne se doutait pas que, plus il multipliait ses services, plus la reconnaissance semblerait lourde à celle qu'il servait : Presque tout le monde prend plaisir à s'acquitter des pe^ tites obligations, mais il n'y a quasi personne qui n'ait de Vingratitude pour les grandes. C*esj. donc par Tordre exprès de la reine qu'il revint à la vie <i inutile et languissante » de VerteuiL Il y reçut la visite du malheureux ami de Cinq- Mars, de Thou, chargé près de lui par la reine d'une mission de confiance. Selon toutes les apparences, il ne refusa pas son concours aux nouveauxconspirateurs. Si la brusque découverte du complot le dégagea de sa promesse, du moins il fournit à Montrésor compromis une barque et des marins qui le firent passer en Angleterre.
Après tant de « rechutes >, il avait raison de craindre la colère de Richelieu, qui revenait à Paris, victorieux des ennemis de la France et de ses propres ennemis. Mais presque aussitôt la mort de Richelieu lui rouvrait Tavenir.
LA UOCHEPODOAULD.
Il faut de plus grandes vertus pour soutenir la bonne fortune que la mauvaise. Si la Rochefoucauld récrit, c'est qu'il en fit Tépreuve. Qui sait quelles ambitions enflèrent son cœur quand la reine, libre enfin, prit possession de la Régence ? Dans V Apologie du prince de MarcillaCf œuvre hâtive et passionnée, mais d'autant plus sincère, on voit, mieux que dans les Mémoires, quelle haute idée il se faisait de son rôle nouveau: (c Lorsque la reine se vit en état de penser sérieusement à la Régence, il y avait dix ans qu'elle me tenait particulièrement pour son serviteur, et six ou sept qu'on me nommait tout particulièrement son martyr. Ma fortune et ma liberté n'avaient pas été les seules victimes que j'avais offertes pour son intérêt et pour son repos, et l'horreur des supplices les plus effroyables ne m'avait pas empêché de lui faire aussi bon marché de ma vie, quand elle avait bien voulu confier la sienne au courage, à la fermeté et à la prudence d'un homme de vingt-deux ans. j> Il n'est pas le seul à parler ainsi : la fidèle amie d'Anne d'Autriche, M^'ede Motteville, exprime plus froidement la surprise que causa le soudain changement de la reine vis-à-vis de Marcillac, que le public croyait « destiné à ce qui pouvait
être de plus grand et de plus éclatant d. II est facile de démontrer, après coup, que, seul, le ministère de Mazarin était possible ; mais les contemporains sont excusables de n'avoir pas deviné qu*Anne d'Autriche choisirait pour ses conseillers intimes les créatures de son persécuteur.
Dès les premiers jours de la Régence, croyant plaire à la reine, les mécontents d'autrefois s'étaient prorïoncés avec une netteté qui leur interdisait de revenir sur leurs pas de bonne grâce. Le pénétrant Marcillacavaitgardé plus de réserve. Si l'on en croitla Châtre, c'est Mazarin qui fît demander à Marcillac son amitié dans les termes les plus pressants, et c'est la reine qui lui imposa presque une visite à Mazarin.
Encore n'aurait-il obéi qu'après avoir déduit à ses amis particuliers les motifs de sa conduite. Une démarche aussi peu spontanée perdait beaucoup de sa valeur ; il prit à tâche d'en affaiblir encore la signification en faisant entendre à Mazarin qu'il obéissait au désir de la reine. Dès lors commença entre eux une guerre sourde où il devait être vaincu : incapable de s'assouplir, il était toujours le même, tandis que son adversaire italien excellait à jouer toutes sortes de personnages. Marcillac, qui se croyait un fin diplomate, ne pardonna point à Mazarin de lutter de finesse avec lui et de le battre avec ses
propres armes. Ce qui nous donne tant d'aigreur contre ceux qui nous font des finesses, cest qu'ils croient être plus habiles que nous.
Une alliée pourtant lui arrivait : M"** de Chevreuse revenait de Texil, mais trop tôt encore au gré de la reine pour qui elle avait été exilée. Surpris d'une froideur qui ressemblait à de rhostilité, il plaida la cause de Tancienne favorite en homme qui avait conscience de plaider en même temps sa propre cause. Ses remontrances, plus libres peut-être, dit-il, qu'il ne convenait, aigrirent l'esprit de la reine ; et déjà il eût pu écrire ces maximes amères où il fait payer à l'humanité l'ingratitude d'Anne d'Autriche : Les hommes ne sont pas seulement sujets à perdre le souvenir des bienfaits et des injures ; ils haïssent même ceux qui les ont obligés et cessent de haïr ceux qui leur ont fait des outrages. Uapplication à récompenser le bien et à se venger du mal leur paraît une servitude à laquelle ils ont peine de se soumettre,.. Il nest pas si dangereux de faire du mal à la plupart des hommes que de leur faire trop de bien. Mais peut-être, s'il avait fait une revue sincère de ses impatiences et de ses maladresses, il aurait pu ajouter : Tel homme est ingrat qui est moins coupable de son ingratitude que celui qui lui a fait du bien. La reine l'avait chargé d'aller au-devant de M"* de Chevreuse, en appa-
rence pour lui faire honneur, en réalité pour rinstruire du changement qui était survenu à la Gour. Aussi bien que ses Mémoires^ ceux de l'impartial Montglat attestent qu'il lui parla avec la plus entière franchise. Etre sincère, d'ailleurs, en pareille occasion, c'était être habile : Il est difficile de juger si un procédé net, sincère et honnête est un effet de probité ou d'habileté.
Au lieu d'attendre du temps le rétablissement de son crédit, M"* de Chevreuse essaya de le reconquérir par un coup d'éclat. C'est en faveur de Marcillac qu'il lui plut de mesurer ce qui lui restait d'influence. Elle demanda pour lui le gouvernement du Havre. Mais la duchesse d'Aiguillon, qui jouissait de ce commandement, était appuyée par la complicité secrète de Mazarin et de la reine, et ses arguments répondaient trop bien à leurs pensées pour venir d'elle seule. Elle faisait observer, dit M"® de Motteville, que celui à qui l'on voulait donner ce gouvernement « avait trop d'esprit, qu'il était capable de desseins ambitieux et pourrait, sur le moindre dégoût, se mettre de quelque parti » . Voilà, au vif, le portrait de Marcillac: il est le plus spirituel des ambitieux. C'est par là précisément qu'il se perdait : Le vraimoyen d'être trompé, c'est de se croire plus fin que les autres. Il apprit, à ses dépens, que Mazarin savait <t éluder les prétentions de ceux qui lui demandaient des grâces,
en leur en faisant espérer de plus grandes ». Un moment vint pourtant où il comprit qu'on le jouait. Mais il dissimula et ne rompit même pas ouvertement avec Mazarin. On lit dans les carnets de celui-ci pour les années #643 et 1644 : « Marcillac pèse dans la plus fine balance les visites qu'il doit me faire... Marcillac est plus Important que jamais ; au reste, celui qui a été une fois infecté de ce venin n'en guérit jamais. » La cabale des Importants venait de se former autour du duc de Beaufort. Marcillac, selon la juste remarque de Cousin, était né Important et Frondeur, car il inclinait à la critique, bien plus facile que la pratique en toutes choses. Mais il avait trop de prudence pour compromettre gratuitement un avenir plein de promesses ; il avait trop de finesse pour s'engager trop avant dans des intrigues souvent puériles, jamais exemptes d'un certain ridicule. Esprit indécis, il s'effarouchait de Taudace^ parfois coupable, de certaines résolutions. Mais aussi il ressentait vivement certaines violences qui pouvaient sembler des provocations, et le nouvel exil de M"® de Chevreuse le révolta. En vain la reine lui ordonna de rompre tout commerce avec elle ; il se montra résolu à suivre ses « premiers engagements ». Pendant le nouveau séjour que M""® de Chevreuse fit à Tours, alors que tous Tabandonnaient, les rap-
ports de Cangé de la Bretonnière, agent de Mazarin, signalent l'échange fréquent de messages mystérieux entre elle et Marcillac. Dévouement superflu aussi bien que dangereux !
L'ingratitude ide M"' de Chevreuse fut égale à celle de la reine. Mais ces déconvenues le rendront philosophe, et il s'en consolera vite: Ce n'est pas un grand malheur d'obliger des ingrats. Ainsi, au seuil même de la vie active, il est instruit et désabusé par le spectacle dont il tirera plus tard la triste morale. Il sait quels ressorts font mouvoir l'âme humaine. L'enthousiasme delà première jeunesse s'est éteint, car, jeune^ on l'a frappé à la fois dans son amourpropre et dans ses intérêts. Mais, pour assurer sa vengeance, il lui manquait plusieurs des qualités les plus nécessaires. Dans le portrait qu'il trace de lui-même, il nous assure qu^il s'est longtemps étudié ; pourtant, il ne s'est pas toujours bien connu. Avec une humilité qui est une coquetterie de plus, il avoue certaines faiblesses, de celles qui ne déparent pas un caractère: Nous n'avouons de petits défautsquepour persuader que nous n'en avons pas de grands. Il en avait un grand, et peut-être il le devinait, quand il écrivait : Il n'appartient qu^aux grands hommes d'avoir de grands dé' fauts. Mais, précisément, s'il ne fut pas un grand homme d'Etat, il le doit à ce grand défaut,
dont il a dit, sans songer à lui-même cette fois : La faiblesse est le seul défaut qiC on ne saurait corriger. Il lui manquera toujours ce qui fait la force du véritable politique, une volonté , ferme, un vrai caractère.
Il s'en faut bien que nous connaissions toutes nos volontés. Il avait, lui, trop de volontés contr2tires pour les connaître et les réaliser toutes. S'il faut tout dire, il avait trop de finesse pour être un homme d'action. Comme il voyait avec netteté l'avantage etrinconvénient de tout, il perdait à délibérer le temps d'agir. Sa devise était que dans les grandes affaires^ on doit moins s'appliquer à faire naître des occasions qu'à profiter de celles qui se présentent. II attendait donc toujours et toujçurs hésitait ; s'il se décidait enfin, il était trop tard, et ses lenteurs lui avaient d'avance enlevé le bénéfice de sa décision. Malgré ses rares mérites, il méritera qu'on lui applique ses propres arrêts : On ne doit pas juger d'un homme par ses grandes qualités, mais par Vusage quil en sait faire... Ce n'est pas assez d'avoir de grandes qualités : il faut en avoir l'économie.