I. V IlOCIIKKOrCAl l.h JIISQI'A I. \ IIUtM»K A
VOUS appartenir, vous duivent leur salut, j ose, on la vouant à tout co (pi'il vous plaira en ortlonnor, etc. » De même, lorsfpio notre Mareillae se |)ren(l, dans l'affaire de la reiiu*. à jouer les Nieoniède au petit pied, sou père atteint d'un seul coup au ton île Prusias et eonnnente de faeon savoureuse le vers fameux :
\h ! ne nie brouillez pjis avec la Républitjue !...
MiouK l'ueore, au début de la ré'fenee, (piatid son fds assiste à la première réunii)ii des Importants, eest François V, raconte Montrésor, (pii avertit Mazarin. 11 écrit au cardinal pour lui dire» qu'il ne répondoit plus du iirince de Mareillae, son lils )'.
Au demeurant, l''ran(,'ois V apparait comme un grand seigiu'ur assez facile à vivre : il représente à souhait la dernière promotion des féodaux : leurs lils habiteront Versailles et ne se i)lairont plus dans ces grands domaines à la Verteuil, où eux-mêmes vivent encore, avec faste et sans ennui.
C'est là que ce père élève son fils, si les soins qu'il prend de son éducation méritent ce nom. Dès que l'adolescent est assez robuste, il lui fait enseigner le métier des armes. 11 Tassocie à ses plaisirs favoris, le cheval et la chasse. Au cours de ces randonnées communes, il ressasse à l'eafaut toutes les choses de sa caste et de sa race, ses orgueils et ses rancœurs, ses héroïsmes et ses préjugés. C'est là, vraisemblablement, dans le plein des bois, dans les taillis sans espions (juil invective contre le cardinal, destructeur des privilèges de la noblesse. C'est là qu'il nourrit son lils dans ces sentiments. On ne voit pas au delà trace de son influence sur ce jeune caractère.
Lorsque l'on a fréquenté La Rochefoucauld, on peut admettre (pie c'est plus que sullisant. C'est trop. La plupart des défauts qui annihileront un jour si's admirables lions naturels sont nés de ces entretiens et de cet exemple. Ce mélange de morgue et de courtisaiierie ijui le met si mal à l'aise dans les grandes cire uistances de la vie, ce mécontentement chronique qu'il promène à travers le
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sitVU', l'C X je no sais qimi » l'rir'ljii* i|ni fait, ilo lui un vclli'itairo iiup(''niU'nt, ci-l ospiit criliijuc (|ni lo condamne ;\ ilénisîror t^jutos los tontativos. colles des antres aussi bien que les siennes, nièine lois(|u'il les a souhaitées, ont pour oiiiiine cette humeur chafjrine, médisante et dédaii^nciise i|ue son père avait trop lihiciiient mise à nu (h'vant hii. Vienne la prcmiôre exixMicnce : il se souviendra de ces leçons.
Nous connaissons encore plus mal (lahriellc du IMessis, duchesse de lia Hochefoucauld, sa mère. Elle était fdlc de Charles. sci'j;neur de Liancourt, « lieutenant ijém'ral ])our Sa Majesté eu la ville et i)rév(',té de Taris », et dWntoinetle de Pons, la belle mar(|uise de Guercheville qu'Henri IV aima sans espoir, au crépuscule de sa vie. Encore rprelle vécut, à dix ans près, aussi longtemps que son fils, nous n'avons à peu ))rès aucun docinuent sur quoi la ju^er. j.es deux seules pièces qui nous permettent de ris(pu>r quehpies hypothèses sont une lettre d'elle, adressée à son mari, en 1()3T. lors de la fuite de Mme de Chcvrcuse en Espagne, et (pu'hpjes |)hrases de Mme de Sévigné, écrites au lendemain de sa mort, en 1070 : u M. de La Rochefoucauld a perdu sa vraie mère dont il est très vrainuMit aflligé ; et je Tai vu pleurer avec une tendresse (|ui me le faisait adorer, ("était iiiu' fenune d'un extrême mérite et enfin, dit-il, la seule (|ui n'ait jamais cessé de m'aimer... »
Les larmes de La Hochefoucauld en disent bien long à ^ Ml propos. lOlles dévoilent d'un seul coup l'abnégation silencieuse de toute une existence, employée à « gâter » ce lils, l'aiué de la race. Et cette lettre même, l'unique lettre (|ue nous ayons de la duchesse (1), est un nouveau témoiirn.'ige de son aMU)ur absolu envers le futur auteur des Maxitm^s. Au lendemain ch^ la folle équipée de Mme de Chevreuse, elle écrit à son i)usillanime mari : « Encore (pie
(1)T. 111 lies (Klivrcs lie J,;i liiicliofolu-aiild, Cnrrcs]i(»iduiur. p -M-2^2. Éilitioti Haclicttc (Ijn (iramh éiriruins de la Fraim }. T.ii:t»« los n''fiTfiicc.s aux u-u\ rrs de i^a lioclicfoijcaiihi que jt' doiioeiui se rappelleront à cett^- éditimi.