‹ La RochefoucauldChapitre 3 sur 87 · I. \ iuk:iikk(M ( AI i.i» Ji'scM''A I. A iiiomh: r · texte numérisé non relu

I. \ iuk:iikk(M ( AI i.i» Ji'scM''A I. A iiiomh: r

je n'aies»! (iira|)rôs ([uc le carrosse a^t^ parti qu'elle Tavoit (lritiaii(l(S et, (piaïul elle me Teût (leiiiaiidé, je lui eusse de iiH'ine eiivoy»'',er(>yaiit. aussi bien (jim' mon lils l'a erii, (|ue e't^oit une civilité (jui ne se poiivoit pas refuser et qui it'importoit à persiuine... » Même enve s le duc, elle tient à bien atlirmer (pie Pattitude de son lils a été celle qui convenait. Klle ne ju<;e pas cpi'il ait besoin d'excuse : tout au plus consent-elle une exjilication.

\'A\ fait, l'enfant a beaucoup de libertés dans ce f^rand domaine de Verteuil, doté de * beautés naturelles (pii surpassent peut-être tout ce qu'on peut voir en France ». Il erre à son ijré, des journées entières, dans ce parc de la Tremblaye, dont un contemporain a pu écrire : « Le parc de la ïremblaye est une forêt entière, brute, tout enfermée de hauts murs, dans laquelle il y a nombre de bêtes. Les arbres y sont aussi fort beaux. Elle est coui)ée au milieu j)ar une jurande allée dont le point de vue, qui répond par d'autres allées à la porte du château, forme une des plus belles perspectives du monde. » La nature u mélancolique » de rhomnie, qu'il avouera quelque jour dans son Portrait, devait se plaire dans ces bois aux frondaisons ma^miliques et silencieuses. Livrée <à elle-même, son imairination ardente et jeune pouvait en ces lieux se nourrir de j)assions chimériques et surhumaines.

.Nous avançons, pour ainsi dire, à tâtons dans cette étude de l'enfance de La Rochefoucauld. Nous avons peu ou |)oint de documents, et cependant nous ne pouvons traverser cette période de sa vie sans chercher à la reconstituer : c'est la plus mal connue. Les inilices sont peu importants, mais, cependant, ils ne laissent pas que d'avoir une certaine autorité. Le père est un grand féodal, orgueilleux et mécontent ; la mère est de nature tendre et etïacée : l'adolescence du prince de Marcilhic sécoule dans ce grand château de Verteuil; nous savons par ailleui"s que son édu<ati(tn estconliée à un Julien Collardeau, qui n'exer(,e, aus.«-i bien, aucune influence sur son élève. Malgré les certilicats et les sommes (pii lui furent alloués « en récompense d'avuir enseigné les lettres à M. le prince de .Marcillac )> ;

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