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au lieu de nous in-^pirer le iiit'pris de la mort, sert à i >
vrir ce qu'elle a d'affreux et de terrible. Tout ce (j» .... j. ..t faire pour nous est de nous conseiller d'en détourner les yeux j)Our les arrêter sur d'autres objets. Caton et Bruti; • ' isirent d'illustres, l'n lacjuais se contenta, il y a qur! ,
de <1 ■ " ' ' ' . id où il allait >' " .e
les I . nts, ils produ l 'o
sorte qu'il i>i vrai que, quelipie dispruituiiiua qu il y ait entre les ^Tîuids hommes et les pens du commun, on a vu mille fois les uns et les autres recevoir la mort d'un même visai^e ; mais ca toujours été avec cette différence <pie, dans le mépris que les irrands hommes font paraître pour la mort, c'est l'amour de la gloire qui leur en ôte la vue, et, dans les gens du commun, ce n'est qu'un effet de leur peu de lumière qui les empêche de c«iimaître la grandeur de leur mal et leur laisse la liberté de penser à autre chose.
l/(puvre satùifit pleinement aux tins que lui nvâii
-1 ' ' lîotliefoueaiild. Klle ' " " '••
et i i se.< propres yeux. Kli m s
nue siluation iiuuvello, lui donnant si le
iiatiircUisatiun parmi nous, suus ce non. .,.^,.- .... ..i ...té
de préciosité murale : ramour-prupre. Klle fit passer ce vice d'une cliisse dans une autre, d'un cea-Jc dans un autre
2(U LA KOCIIEFOUCAIIIJ). — CIIAP. V
cercle. Je n'ose pas dii*e que grâce à 1"' écrivain U cessa même d'être un ^•ico pour devenir une vertu, mais il devint un mal à ce point universel qu'U cessa d'être, ]3our ainsi dire, un objet de réprobation. Il eut fallu en effet désormais qu'un chacun se plaignît d'un chacun. La qualité courante de cette monnaie fausse lui enlevait tout caractère criminel : elle prenait même de ce fait et à la suite d'un accord tacite comme une valeur fiduciaire. Ainsi, le grand seigneur excusait sa conduite, au temps de la Fronde, tout en causant le scandale nécessaire à sa gloire, car il ne lui déplaisait pas, nous l'avons vu, — et cela ressort bien de toute sa conduite — de prendre des airs de réprouvé mondain, des allures « byroniennes » — qu'on excuse l'anachronisme.
C'est cette première édition, en effet, qui contient les pensées les plus orgueilleuses, celles qui traduisent le mieux, et le plus, son amertume, ce désenchantement qui atth-e toujours les femmes comme vers l'appeau qu'elles ne peuvent fuu- et dans lequel elles doivent donner fatalement. Reprenons ces maximes qui figuraient dans ce petit volume confié aux presses en 1665 et supprimées dans les tkages suivants. EUes ont ce caractère sombre qui plaît dans les héros de la fatalité :
Quand on ne trouve pas son repos en soi-même, il est inutile de le chercher ailleurs.
11 faudrait pouvoir répondre de sa fortune pour pouvoir réponch'e de ce que l'on fera.
La justice, dans les juges qui sont modérés, n'est que l'amour de leur élévation.
La férocité uatm-elle fait moins de cruels que l' amour-propre.
On peut dire de toutes nos vertus ce qu'un poète itafien a dit de l'honnêteté des femmes, que ce n'est souvent qu'un art de pai'cutre honnête.
On ne trouve point dans l'honune le bien ni le mal dans l'excès.
N'aimer «ucre en amour est un moyen assuré pour être aimé.
La plus juste comparaison qu'on ])uisse faire de l'amour, c'est celle de la fièvre : nous n'avons non plus de pouvoir sur l'un que sur l'autre, soit pour sa violence ou pour sa durée.