‹ La RochefoucauldChapitre 84 sur 87 · I.K VIKII IhtMMi tus · texte numérisé non relu

I.K VIKII IhtMMi tus

il l<*s venu* avNiit tout sur lui-int'iiic, v^ritnbif héros de U

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. (• >ai» hii'ii {|ue 1h couh'ur que je (loniif a n- • v<ii«M?i«'ntj( peut pa aitrc nu'ludranuitique l't qui* jo st-inhir imui u à !'( V ' li prètvr une atliludf i .<•.

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iv raraetèrc. à lui conserver l'allure du dix , . li- :

il y a dans cet hoiuine dij^sinudé, ^niKniatitjue entre toun. plus de ton ' 'U-

luiiu>- élu/ .ce

sur wui éputjuc.

Puis les anu(Vs succèdent aux aiuiées. désornuùs de plu» en plus nuinotones. Pour secouer son ennui. La Kochefuucauld n'a nicnie plus à subir de <' ' ne

ceux-ci. Ces deuils eux-iiu'iues A

nouveau U se trouve eutièrenieul livré a cet euuui qui le ronge : c'est non seulenienl la youtte. mais ce mal moral qui monte peu à peu. Écoutons les bâillements de cette âme :

Nous non- - souvent de ne point nous eiuiuyer, et

nous sonuii> ux que nous ne voulon-» pas nous trouver

de mauvaise Kiinpii^iiie.

Si l'on examine bien le> divers effets de l'ennui, on trouvera qu'il fuit iiiaiii|iur à plus de devoirs que l'iiitérêt.

Noii-« jiarciniiiions souvent à ceux qui nous ennuient, nuiis nous ne pouvons pardonner à ceux que nous ennuyons.

(»n s'ennuie presque toujours nv.-i- I.-. ■.n- iv.-.- uni il n'i-^r pas permis de s'ennuyer.

Ennui, ennui, telle est Tinqiression qui rolwèfle. (pii revient sans cesse sous sa plume, qu'il lil-

leurs, ce mal incurable. Qu'il aille à \ . utr,

contenq)ler - avec un peu d'amertume peut-«Hre -- la

n'en cm 'te

gTlère. .Ni.iMini , .. m ,i|'|i,i: II — ,1111 j'i il i~t ijM I mi'-ii ■ j*^, j).

286 LA KOClIEFOUCArLD. — CHAP. VI

faveiu' extraordinaire dont jouit son fils, qu'il se rende à Chantilly pour visiter son cousin Condé, qu'une dernière fois il veuille revoir ce Vcrteuil tout peuplé des plus beaux souvenirs de sa jeunesse, qu'il s'enferme pour relire cet Astrée qui, comme une chanson de nomiice, a bercé son adolescence, au terme du chemin c'est toujoms l'ennui qu'il retrouve. Et c'est cependant — curieux effet ! — avec la tendre sollicitude que lui témoigne inlassablement Mme de La Fayette, la seule raison qu'il connaisse encore de vivi'e : « L'extrême ennui sert à nous désennuyer », lit-on dans les maximes posthumes ; « Ce qui fait que les amants et les maîtresses ne s'ennuient d'être ensemble, c'est qu'ils parlent toujom'S d'eux-mêmes. »

D'eux-mêmes, peut-être... De lui, certainement. Dans le petit jardin de l'hôtel de Mme de La Fayette, situé rue de Vaugh-ard, au coin de la rue Férou, qui n'est pas très éloigné de cet hôtel de la rue de Seine où sont venus demeurer les La Kochefoucauld, sous le charmant cabmet couvert où les deux amants collaborèrent tendrement à la Princesse de Clèves, tous deux évoquent leurs souvenirs. Lui surtout... Au bruit chantant et monotone — comme son ennui — du petit jet d'eau qui décore ce jardhi à la française, du fond de son fauteuil, devant leurs mémoires unies, le vieux duc, demi-solde des Frondes évanouies, rappelle ces souvenh'S d'une défaite à jamais inexpiée. Sans doute, il jouit de la gloh'e, mais ce n'est pas celle-là qu'il eût souhaitée; sans doute il possède l'amie la plus exquise, la plus fidèle, la plus dévouée à ses intérêts, — ne vient-elle pas encore de lui fake gagner un procès où sa fortune eût pu sombrer? — mais avec une obstination, une inconscience invincibles, il déroule sous les yeux, peut-être mouillés de larmes de sa maîtresse, tout le cortège des bonheurs qu'il n'a pas eus et qui brillent à ce titre d'un éclat sans égal devant son imagination incorrigible. Ce gi-and seigneur, qui n'espère rien des au-delà, détache le masque devant celle qui l'aime plus que tout au monde et ne craint pas de laisser transparaître sa rage et ses regrets.

Cependant, les malaises se multiplient. M les eaux de

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