‹ La romance de l'hommeChapitre 38 sur 51 · DESTINÉES. ICI · texte numérisé non relu

DESTINÉES. ICI

Obsesseurs ni des froids sommeils aux bord des routes,

Et cet homme qui n a que sa détresse écoute

Dans l'azur on ne sait quelles subtiles voix...

Et ce pauvre homme a l'air d'être quelqu'un qui voit

Et peut-être, en effet, qu'il voit, ce vieux pauvre homme,

Car il semble entrer droit dans un divin royaume

Et, tout le long du chemin gris, de grands poteaux

Dansent, pleins d'anges blancs qui volent du coteau!...

Et l'homme étrange va vers le val d'égiantines,

L'homme doux, en haillons, se berce de divines

Chansons, car, déroulant sur lui de neigeux draps,

Une Main luit, la Main forte qui s'étendra

Dans les jours de furie et de réveil céleste,

Quand elle agitera l'espace de son geste,

La Main mystérieuse et lucide, — la Main

Dont la paume étoilée épanche des matins...

Et sur ce pauvre ainsi qui va, c'est une sphère

De musiques tombant de là-haut, sur la terre...

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