‹ La Rontgenthérapie dans la Maladie de Basedow: Travail du Laboratoire de Radiologie du Centre Anti-CancéreuxChapitre 14 sur 24 · TECHNIQUE PERSONNELLE · texte numérisé non relu

TECHNIQUE PERSONNELLE

Selon la méthode qui nous fut conseillée au Centre Anti-Cancéreux, par le Professeur Lamarque, voici comment nous avons traité la plupart des malades dont nous publions plus bas les observations. A leur arrivée, et dès le premier examen terminé avec, si possible, la mesure du métabolisme gasal, nous commençons le traitement de radiothérapie profonde qui comporte au maximum 12 séances. Ces séances se partagent en 3 séries de 4. Chaque séance se fait avec l’appareil G.G.P. tension constante, cuve à huile, sous une tension de 200.000 volts avec 2 mA, 5. Nous donnons chaque fois une dose équivalente à 500 r. internationaux soit 1009 R. Solomon, centrée franchement sur la région thyrodienne avec un localisateur en verre 10X10 et filtration par 10/10 Cu.+ 10/10 AI. Nous faisons une séance par semaine. Après la première série de 4 séances, nous laissons notre malade au repos pendant un mois, après lequel nous le revoyons et procédons à un nouvel examen avec recherche du M.B. si possible encore. Nous commençons ensuite la deuxième série de 4 séances, dans les mêmes conditions que la première, après laquelle nous ordonnons à notre malade un repos de 3 mois. Ces 3 mois passés, notre malade revient nous voir et nous procédons à un troisième examen

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clinique après lequel, si c’est nécessaire, nous poursuivons le traitement roentgenthérapique par la troisième et dernière série de 4 séances. Au total donc, le rayonnement reçu par le patient s'élève à 6.000 r. internationaux ou 12.000 R. Solomon. Mais souvent nous avons obtenu la guérison ou une amélioration suffisante avec des doses moin- Ces et il nous est ainsi arrivé d’arrêter le traitement après la 2° série, c’est à dire après 8 séances de 500 r. internationaux. Parfois aussi, nous avons été dans l’obligation de forcer un peu notre dose pour parfaire une amélioration et d'ajouter à nos 12 séances une ou deux autres séances supplémentaires qui porteraient à 6.500 ou 7.000 r. le rayonnement total reçu.

Nous pensons que cette technique présente des avantages sérieux sur les autres. Tout d’abord parce qu’on utilise des rayons pénétrants très filtrés, parce que la dose est mieux répartie et plus homogène et que la peau court ainsi moins de risques, car il ne faut pas oublier que la région du cou, chez les Basedowiens en particulier, est très sensible. Il faut éviter aux malades qui sont presque toujours des femmes d’avoir des cicatrices disgracieuses, des télangectiasies et de la pigmentation. Or, avec cette technique, nous n’avons jamais eu de lésions d’épidermite, rarement est apparu un érythème qui fut toujours fugace, et dans la grande majorité des cas, même pas de réaction cutanée ou de pigmentation.

L’étendue, dans le temps, des irradiations permet une plus grande surveillance des malades. Ceci est très important, car les effets sont presque toujours à retardement. Dans quelques cas même, la durée du traitement nous a paru un peu trop longue.

Nous ne pensons pas qu’il soit nécessaire d’avoir de très grandes portes d’entrées, et il nous paraît même plus utile d'utiliser de petits champs multiples, d'autre part l’homogénéité du faisceau incident permet une bonne disbosition de la dose.

Sous pensons qu’il n’est pas sans inconvénients de répcter sans périodes d’arrêts toute une série d’irradiations. Enfin, dans les cas douteux, l’examen répété du M. B. permet d'interrompre le traitement s’il y a lieu.

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Ce qui caractérise notre technique, c’est donc:

1° L'utilisation de la radiothérapie profonde.

2° L’espacement des doses.

3 Les périodes de repos qui suivent chaque série d’app'ications. Mais il ne faut pas oublier que l’on a à faire à des malades dont la patience n’est pas infinie et qui sont souvent portés au découragement, il importe donc de bien les prévenir dès le début du traitement, de façon qu’ils n’abandonnent pas avant qu’il ne soit terminé.

Pour toutes ces raisons, cette technique nous a donné les meilleurs résultats, notre statistique peut se comparer aux meilleures de celles publiées par les radiologues, les chirurgiens ou les médecins.

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OBSERVATIONS Toutes les observations qui vont suivre sont inédites : Observation n° I

Madame Albertine M., Montpellier, 34 ans, s. p., nous est envoyée. par M. le Professeur Margarot pour goittre exophtalmique Dans son antécédent on trouve le 25 février 1939 une réaction H.B. —+ et W —++.

Après traitement au Quimby, on a, le 25 septembre 1930, H.B. — O et W. — O. Son pêre at sa mère sont bien portants. À eu un enfant actuellement en bonne santé, mais né au 8 mois; une fausse couche à 5 mois (grossesse gémeillaire) et un 3° enfant mort au 2 jour.

Le 5 mars 1931, ceite malade se présente à nous avec un goître volumineux développé surtout à gauche, de consistance élastique, pulsatile. L’exophtalmie est accusée, le regard excessivement brillant. Le tremblement des mains est très net ainsi que celui des paupières abaissées. Le pouls est à 120 d’une facon permanente avec fréquentes crises paroistiques et battements précipités, cœur très érétique avec battements violents et premiers bruits très soufflés à la poinke. A son entrée dans le service, son poids est de 47 kg. 690, accusant un très fort amaigrissement. Le métabolisme basal — + 695 %. Très gros appétit, mais crises diarrhéiques intermittentes. Emotive, d'esprit très chagrin et très pessimiste, en larmes d’une facon permanente, irritable à l'extrême, cette malade est dans un état nerveux déplorable.

Selon notre technique, nous lui appliquons une première série de 4 séances de Roentgenthérapie, à 500 r. par séance sous une tension de 200.000 KX.V. avec 2,5 mA. Cette série est terminée le 20 avril. A ce moment-là, le pouls pris plusieurs fois à diverses heures de la journée est de 102. On constate en même temps une amélioration déjà sensible du syndrome nerveux, le sommeil est meilleur, l'esprit plus calme. Aprés un repos d’un mois, la malade est soumise à une deuxième série de 4 séances dans les mêmes conditions. La 8 séance est prise le 15 juin. À ce moment-là, le pouls

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