LA EUSB BI.IM III
— Quoi?. pi' leur donner 1 Vous
le s;r. ir , l'homme prudent ,
quand il veut toit De
rien ôter de la soliditi lis. il doit
même l'accroître par tous les moyens en son pouvoir. « Ce digne prince, répètent çentOshon atenu par les
. par les Allemands, par les Flamands ; il contractera quelque jour, chez uitious-là, une bonne alliance, riche et avantageuse pour lui et p<mr elles. Mais nous, pauvres gens du Nord , nous qui n'avons pas de dota oii m- à nos filles, nous prendrait-on pour famille? » i moi, prince; mais voilà ce qu'ils die et, si je vous le rapporte, c'est que vous m'en avez prié.
Richard avait écouté patiemment, attentivement, comme quelqu'un dont le sort se décide. Il répondit :
—Votre Grâce m'a dit ce que lès autres
pensent. Mais ce qu'il m'importe de savoir, c'est ce que vous pensez.
— De quoi?
— De moi, et de la conduite que nous devons tenir réciproquement.
Le ton courtois et ferme à la fois de cette question prouva au roi d'Ecosse que Richard s'était senti blessé par les défiances de ses amis. Jacques était jeune, généreux, plein de probité; il se hâta de répondre que, depuis le jour où il avait engagé son amitié au proscrit, jamais il ne s'était repenti , jamais dédit ; que son cœur était toujours le môme, prêt à soutenir l'épreuve; mais il devait la vérité à son ami. La vérité était que les peuples d'Ecosse et d'Irlande ne se sentiraient pas liés a la cause du prétendant, si ce dernier ne leur offrait une solide garantie.
— Laquelle? dit Richard.
LA ROSE BLVM Ht;
— Une alliai nous, cimentée par
quelque union ind r quelque
mari.
Au mot moi . Richard, Jusque-là ne et circ<» • Dtralner;
il bondit.
—Oh ! B'écria-t-il, déjà ma liberté! déjà mon cœur! déjà ma vl
Jacques le n tation Insolite de rhomme le plus do le plus secret lui parut une réponse définian refus aussi poli que possible. Le visage assombri de Richard parlait ôloquemment. Son oeil avait rouru chercher l'horizon comme pour y reprend n liberté, trop tôt menacée. A vingt ans, deux cœurs se comprennent. Jacques soupira à son tour; il pensa que son allié réservait son avenir, soit pour l'ambition, soit pour l'amour, et, afin de le ménager, même dans ses fautes, il rompit l'entre-
tien, passa vite à des sujets moins sérieux, traita en peu de mots les affaires les plus urgentes, et prit eongé.
Mais le coup était porté ; Richard apprenait qu'un refroidissement fatal à sa cause avait gagné les Irlandais et les seigneurs d'Ecosse. Refroidis avant d'avoir combattu pour lui ! quelle sombre perspective !
Cette alliance, qu'on semblait exiger de lui comme garantie, c'était la ruine de ses espérances de jeunesse et d'amour. Nous l'avons dit, Richard, depuis qu'il avait revu Catherine, depuis qu'il respirait le môme air qu'elle, ne vivait plus que par la poésie dont il rapportait tout le charme à cette enchanteresse, qu'il nommait sa divinité protectrice. Catherine était bien réellement la fée de ces grands lacs encadrés dans les vertes montagnes, la fée de ces vieux manoirs où on l'appelait roi,