‹ La rose blancheChapitre 25 sur 40 · LA IOSI I.I.IX II · texte numérisé non relu

LA IOSI I.I.IX II

— Mais..., milord, murmura la Jeune «■oint

— Je vous i I.M-il vrai que l'Ecosse ait compté que {^épouserais Caibei tont

— Ne le savea-vous pas I bégaya la Jeune fille en rougissait bous le souffle ardent <lu prince.

— Il le -;i\;:it g] liirn, qu'il t'a ivl;.

interrompit Susannab.

— A qui refusée, bonne Susaanahf

«lit Richard.

L'Écossaise, vindicative-, répondit :

— Ne t'a-t-on pas porté, fait parler par les amis, par notre Jacques lui-m d'épouser Catherine ?

— Jamais ! s'écria Richard.

Puis, fronçant le sourcil avec le sombre ressentiment de ses doutes passés sur l'amitié qui unissait Catherine et le roi d'Ecosse :

LA ROSE CL ASCII ti

— D'ailleurs, pourquoi Jacques m'aurait-il proposé Catherine, qu'il aime et dont il est aimé; c'est chose assez publique.

— Lui, aimé ! exclama la jeune fille dans un élan si passionné, que Richard on fut pénétré comme d'une révélation céleste.

11 n'eut pas le temps de répondre. Une voix partie du seuil l'arracha soudain au charme de ces émotions imprévues.

Le jeune roi d'Ecosse avait entendu la fin de cette discussion étrange; il s'était senti blessé; il intervenait avec une sorte d'amertume.

— Milord, dit il,avez-vous bien réfléchi avant de prononcer ces paroles, qui pourraient être mortelles pour l'honneur de cette jeune fille et pour le mien ?

Richard, se retournant vivement, murmura :

— Vous, Altesse! J'ai «lit, il m! vrai,

me le monde répi entamai

ici, mais dans tout

Catherine rougit de douleur et de h-

— En i ire, continua

le «mis |.;is;

i.i, où, Catherine el moi, : aimes

connus, c'est-à-dire respectés. Mais, quoi

qu'il en soit, | moi une réflexion,

pardonm

Il s'arrêta un moment, fixant sur Itichard ses grands yeux loyaux et 6 puis, adoucissant l'inflexion de sa voix comme pour en étouffer l'écho :

— Il me semble, dit-il, que, pour \ excuser près de celte jeune fille, vous eussiez pu ne pas recourir à un subterfuge; il eût été plus digne de votre race de déclarer franchement la vérité. De cette façon, ne m'accusant pas, n'offensant pas Catherine, vous eussiez conservé un a

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beau rôle qu'à mon grand regret je suis forcé d'interrompre. Eh bien , oui, mes peuples désiraient le mariage de Richard d'York avec lady Catherine Gordon. Eh bien, oui, Catherine en eût été heureuse et fière; mais vous avez refusé; nul ne songe à vous en faire un crime.

— J'ai refusé!... s'écria Richard avec véhémence; mais quand donc ai-je refusé?

Ce mariage, j'en entends parler aujourd'hui pour la première fois.

—N'exagérez pas la courtoisie, milord, dit le jeune prince ; ne cherchez plus à ménager Catherine. Elle est courageuse, et sait votre pensée aussi bien que moi, Je lui ai montré la lettre de la duchesse de Rourgogne. ~~

— La lettre de la duchesse? répéta Richard avec stupeur; quelle lettre, et que voulez-vous dire?

— Ah ! je sais, reprit Jacques, combien

Itt LA 1091 BLANC»

votre esprit délicat i su trouver riftogéuit'ux détours pour adoucir la rigueur de ss. Mai>, en politique, à proposition nette, réponse

mie la duchesse de B s'a

voulu qa il restât

ches DOVi le moindre doute lotions.

Richard, par ce nouveau d

odre sur mme

une :

ques, lui prit les mains, «t, tremblant à la fois de tendresse «'t de

— Écoutez, lui dit-il, frère, j-' lu : vain ma raison, je ne In vos paroles. J'ai longtemps passé pour fou, je l'ai été peut-être; excusez-moi, frère, c'est peut-être un retour du mal; je ne vous comprends pas. Et vous, lad y Catherine, ne craignez pas de me regarder, ne fuyez point, je ne vous comprends

pas davantage. Un malheur est sur moi, voilà tout ce que je sens. Traitez-moi tous deux avec bienveillance; ne vous dites pas : « Il dissimule et veut mentir. » Dites-vous : « Il souffre, il veut qu'on l'aide. » Aidez-moi. Vous parlez de résolutions que j'aurais : quelles résolutions, dites? Vous parlez d'une lettre de matante, la duchesse de Bourgogne : quelle lettre? Je ne sais pas, je ne devine pas, je me dévore à vous voir ainsi méfiants et glacés.

Jacques et Catherine se regardèrent après avoir, avec saisissement, constaté sur le visage de Richard la pâleur de cette irrécusable souffrance.

— Que vous répondrai-je que vous ne sachiez, répliqua le roi d'Ecosse après un silence de quelques instants. La noblesse de ce pays me pressait de vous exhorter au mariage projeté jadis entre votre fa-

nulle et la mienne; j<i voua ai pressenti et fait pressentir plus: . Enfin, pc

de plus en plus par Tina »al le

rite la duchesse de Bourgo-

qoi naturellement pouvait le pi ai vous. Je la conjurai de niedônner son

aprèfl

vous avoir cou> u :

— Et (■:. i chard

palpitant.

— Sans don)

— Que jf iv

— Assurément.

— Que je refusais Catherine Gordon!

s'écria Richard en proie aux foreurs d'un désespoir poussé jusqu'au délire; Catherine que j'aime, Catherine dont la pei m'anime et me soutient comme mon souffle; Catherine, l'ange de mes rêves, le flambeau de mes jours, l'étoile vers laquelle je marche, les yeux invinciblement rivés à sa

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douce flamme, la duchesse vous a répondu que je la refusais !

— Voici sa lettre, dit Jacques stupéfait à son tour et qui contemplait ce tableau fantastique du fougueux jeune homme rgaré par la passion, de la jeune fille palpitante, qui souriait en défaillant de joie dans les bras de sa nourrice, et de cette dernière, fascinée par le regard flamboyant et l'irrésistible beauté de Richard.

Celui-ci saisit avidement le parchemin que lui tendait le prince. Il dévora d'abord, puis lut avec une attention sombre et recueillie chaque phrase, chaque mot, chaque lettre de cet écrit, dans lequel la duchesse affirmait que le duc d'York avait déclaré ne pas vouloir entendre parler de ce mariage, se réservant tout l'avenir.

Ses cheveux se hérissèrent d'effroi. Elle était donc bien maîtresse de son sort, la femme audacieuse qui disposait ainsi de

lui sans I moins averti «le la ré-

ponse qu'elle voulait h « Sire, ôerh [nés,

que tout i rare entre nous deux ,

mou nev< ne lui ptrlei donc

pins de ce mariage qu'il re] I qui,

d'ailleurs, ne saun air à ma Men-

alraée Catherine. Une occasion prochaine

va se présenter de vous donn dent

explications; j-' la Baisirai. Jusque-la,

faites prendre patience air. [s; je

doublerai, s'A le faut, les subsides et tes contingents de troupes destinées à mon

neveu d'York, i.a restauration <i blanche est indépendante de toute alliance quelconque, et nous saurons dédommager magnifiquement l'Ecosse de ce mécompte. »

Cette morne surprise de Richard pendant sa lecture, Jacques l'interpréta comme ]<• contre-coup d'une révélation à laquelle il

ne s'était pas attendu. Quant au malheureux York, il eût moins souffert en roulant vivant du paradis au fond des gouffres infernaux.

— Ainsi, se répétait-il avec angoisse, la duchesse ma tante ne veut pasquej'épouse Catherine! Ainsi j'ai failli par elle perdre à jamais cet ange! Ainsi, stupide image, jouet ridicule de je ne sais quelle ténébreuse politique, on me donne, on me reprend, sans me faire l'honneur de craindre ma résistance. Mais que suis-je donc? s'écria- t-il tout à coup mordu au cœur par l'orgueil et la rage, pour me laisser ainsi ruiner dans mon honneur et dans ma fortune ? Suis-je le fou imbécile ou le prince régénéré?

Son égarement et sa douleur avaient attendri Jacques, ému Catherine jusqu'aux larmes, et la superstitieuse Susannah priait pour lui les sauvages divinités de son pays.

—Richard, i Bn le roi d

lit vous persuader avant toute chose, c'est qu'elle De pai ni le ressentiment i impatriotes, ni

îein- dessein i

tenait à vous dire que ?o libre

envers die de tout ee qu'a pn promettre votre père à sa famille, < part pour

lasolitml* isûr,

de la noblesse el du désintéressement de son amitié.

— Son départ ! s'écria Richard réveiHé de sa torpeur funèbre. Bile me quitl

— Sa barque est là devant vosleie"»

vous pouvez en voiries voiles qui aspirent le vent.

— Jamais! dit Richard en proie à une sombre fureur. Jamais rien ne séparera Catherine de son ami d'enfance; jamais rien ne forcera Richard à trahir la parole de son père.

LA ROSE BLANDHE

Puis, se précipitant vers Jacques, dont il saisit les mains avec une tendre violence :

— Me la donnez-vous? dit-il. Je vous la demande, je la demande à l'Ecosse, je la demande publiquement. Appelez ! appelez ! qu'on m'entende déclarer ici que je l'aime et qu'elle montera près de moi sur le trône d'Angleterre. Qu'on ouvre l'église : je la conduis sur l'heure à l'autel.

Catherine, enivrée, fit quelques pas en avant, et vint tomber aux pieds de son amant qui l'étreignit dans un embrassement avide.

Quelques instants après, cette nouvelle, planant, sur Edimbourg , arrachait au peuple des cris de joie, aux soldats des hourras d'enthousiasme. Le bruit des cloches, de l'artillerie roulait en puissants échos de la montagne au fleuve; un chant de guerre et de triomphe réveillait la

LA ROSK BLANCHI

îM-iiiqurii- b, al Richard, reapirant

à tOBfl trait*, comme M sortir d'une pression étouffante s Venait avec nu nie de héros :

— I ux !

l.-' comte de Kildare voulait, par d

• pour la duchesse de Bourg< >l retarder l'annonce et !..

fimflgfl jusqu'au retour d'une amba> que Jacques et Richard venaient d*eni à la I mi- L'ûMlreire d'un

• ■ment m contraire à ses projets; mai* Je duc d'York s'y opposa d'autant plus résolument qu'il avait jusque-là obéi avec pins de patience. D'ailleurs, tout un peuple i\iv de bonheur le poussait à précipiter ce dénoùuient trop longtemps diffétf sagesse conseillait, disait-il, de mettre à profit cette chaleur de la reconnais^, des clans. L'amour ne le conseillait-il pas encore plus haut que la I Tous ces

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jeunes cerveaux prirent feu, et se jetèrent ardemment dans la voie nouvelle, au terme de laquelle ils entrevoyaient la gloire et le bonheur.

11 fut décidé en conseil qu'immédiatement après la célébration du mariage, dont on différerait la pompe et la solennisation jusqu'à la première victoire, le jeune prince sortirait d'Ecosse, et marcherait vers Londres à la tète de son année, dont le dévouement fanatique ne permettait aucun doute sur la splendide issue de cette expédition.

Cependant l'ambassade était arrivée à la cour de la duchesse de Bourgogne, et lui avait appris les projets d'union formés par le duc d'York et approuvés par le roi d'Ecosse.

A cette nouvelle, on vit pâlir Marguerite. Elle demanda en tremblant si le duc, si Catherine n'avaient pas ajouté pour elle quelque commentaire intime à ce message officiel ; et, comme il lui fut répondu que

-I Fil O I!!.

non, elle commci t en m

plus terribles peut-être que : autrefois les rela-

tantes fureurs du Téméraire, son époux.

On eût dit que : . l'audacieuse

révélation de son imposture allait sïrhapper de ses lèvres. Comme une nausée de la fièvre, ce secret monta de son coeur à sa gorge. Mais la jalouse ennemie d'Henri VII tenait plus à ses haines qu'à ses amitiés. Un aveu do sa bouche empêchait Jacques de se compromettre pour un sycophante, empêchait Catherine de lier à jamais sa destinée à celle d'un faux prince, fils équivoque d'un juif, mais cet aveu perdait la cause d'York, dégoûtait à jamais l'Angleterre de la Rose blanche, affermissait inébranlablement Lancastre sur le trône; Marguerite dévora sa douleur, sa honte, étouffa sa conscience et se tut. Elle voulait régner.

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Elle fit aux envoyés d'Ecosse un accueil de reine, les félicita du succès que le zèle de leur nation promettait à la bonne cause, et les congédia chargés de présents selon l'usage.

Mais à peine furent-ils partis, à peine se trouva-t-elle seule, dans le silence, aux prises avec ses remords, qu'elle sentit toute l'étendue de la faute et ses immenses conséquences pour l'avenir.

Consacrer ce mariage par l'autorité de son consentement, sans réclamation, sans avertissement préalable , c'était en déclarer les fruits légitimes, c'était reconnaître véritable le faux fils d'Edouard, c'était courber à toujours sa race, se courber elle-même devant un misérable fantôme qu'elle avait forgé, qu'elle croyait plus que jamais un fantôme, et dont le génie astucieux l'épouvantait à force de triomphes.

— Quoi! murmu arbe en-

fant a séduit 1 plus intelligent des

nommes, Kildareje plus loyal; Ha ta

Catherine, lés peuples racclament, UJone son rfft roi mieux qn*nn n n ef de

Mais. ', il va plus loin que Jl

Bi Je lui permets, comme à mon limier, d'éventer la proie, je prétends qu'il ne puisse la dévorer. Je lui pn nom de roi, cet écusson où brille la | blanche; je lui prêteur de l'argent; mais une alliance, mais une femme de sang royal, mais un ange comme Catherine, cela ne se prête ni ne se donne au fils de PerkinWarbeek. Honte à jamais sur moi et sur ma famille, si je tombe dans le piège que me tend ce misérable! Il sait que ma réclamation publique serait la ruine de mes projets ; il sait que je veux détruire par lui la maison

LA ROSK RLANCHB

de Lancastre, que mon enjeu dans cette partie est déjà colossal, et il compte que la peur de perdre me fera garder le silence. Oh ! mais je saurai bien, sans bruit, sans esclandre, le forcer à se renfermer dans son rôle. Ce que je ne puis dire à d'autres, je le lui dirai à lui-môme. Il m'envoie des ambassadeurs, le traître! moi, j'irai le trouver, face à face, et lui prouver d'un mot que, si j'ai su le tirer de la fange, je saurai l'y faire rentrer. Oui, je comprends, ajouta-t-elleen serrant les poings de rage, que messire Warbeck trouve à son gré la fille d'Huntley, la parente d'York ; je comprends qu'il ambitionne cette perle pour la coudre aux oripeaux dont je le laisse s'affubler; mais qu'il n'y touche pas, à ma perle d'Ecosse! ou je fais rouler sa tète à mes pieds!

La duchesse, ainsi résolue, prit peu de repos, annonça que, pendant les chaleurs

de l'été, elle i lUuné

sur 1rs jOÔtei de nain: trdie,

pour respirer l'air Irais de la mer.

Elle choisit âne Mile peu nenèrc . descendu jusqu'à Saint-Valéry, où elle fréta eue grande barque de pè-

rheur, et, Dl d'un wnt I;i\<>r;ibl.\

elle traversa la Manche, bien d6 rencontrer avec le duc d'York, que espions lui annonçaient le pays de rocnonalllos

En effet, une révolte considérable vouait d'éclater chez ces peu] ». Ils

avaient appelé le prétendante lenrsecours contre Henri VII. La duchesse connaissait assez l'habileté de Richard pour savoir qu'il ne perdrait pas cette occasion sans pareille d'entamer la guerre en Angleterre. Elle avait, d'ailleurs, tout préparé pour qu'il en fût ainsi avec ses agents d'Irlande et d'Ecosse.

Une fois hors de vue delà côte de France, elle fit mettre à fond de cale le pêcheur et lui substitua un pilote qu'elle avait amené. Ce dernier reçut l'ordre de serrer la côte anglaise avec prudence, en observant de guetter chaque voile qui viendrait d'Angleterre . C'étaitle moyen d'avoir des nouvelles et de prendre une direction sûre. La duchesse comptait ainsi découvrir la retraite de Richard , et le surprendre par sa présence et ses formidables injonctions. Mais il n'en fut pas de ce projet comme des autres. Le piège qu'elle tendait, ce fut elle qui tout d'abord y tomba.

Depuis vingt-quatre heures, elle rasait la côte anglaise et louvoyait en attendant l'occasion favorable, quand elle crut découvrir quelque mouvement inusité à terre; son attention fut absorbée tout entière de ce côté. Cependant elle était observée ellemême par deux barques de guerre qui,

ut LA 1

ut tout à coujuiu large, loi coupèrent

un interrogatoire

aaquë ens ne pouvaient répondre

udui-

avoîr

pourtant quelle important-

ramenaienl ira port.

coiffes de toile <t fa vieux plaid d'ane pôeheiisc d'Irhr »n mieux

derriè us, qui tremblaient d'être

tombés aux mains de quelque garde-côte

d'Henri vu. Mais quelle pe fut pas lear surprise quand, en vue du petit port , barques, jusque-là mystérieuse», hissèrent le pavillon d'York, une rose blanche, que du rivage saluèrent mille hvnétiquesacclamations.

C'est que les deux navires venaient d'Irlande, chargés demunions et de \ ivres pour l'armée rebelle de Cornouailles; c'est

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que les révoltés avaient déjà reçu parmi eux Richard d'York ; et la duchesse , d'abord épouvantée, passa bientôt à une joie excessive en apprenant que sa fortune, dont elle se défiait, venait de la conduire au point précis où elle n'eût jamais espéré d'aborder si heureusement.

Elle cacha son émotion, commanda au pilote de demander, aussitôt qu'on aurait touché terre, une audience au duc d'York pour des communications de la plus haute importance, et ce ne fut pas sans une vive impatience qu'elle se laissa conduire en prisonnière, avec tout son équipage, vers le logement que le prince occupait à quelque distance du port.

Richard commençait à goûter les fruits île la royauté. Partout sur son passage, l'enivrement des faveurs populaires. Sa marche, depuis le débarquement, n'avait été qu'un triomphe.

Ardent à frapper les premiers coups, il méditait une attaque contre la ville d'Exeter. Son armée l'y entraînait, ses conseillers déclaraient le succès assuré. Richard sortait du grand conseil de guerre où l'expédition venail d'être résolue, quand

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