IM H K
Richard reconnut ses pennont
panachç, courut à
main, l'entraîna ton de la portée de leura . et, frémissant d'abord , puis mence, puis enfin a ourds ru-
nu'iils, il lui raconta l'apparition de
iaduchesc ^révélations.
L'œil avuifuit'iit ploogé daoi les J oba uivis du vieux ehevalier , il épiait L'ombre de Bée pensées, il guettait l'éclair
d'une incertitude, il haletait après la 6en> tence.
— Oh! s'écria-t-il, Patrick, noble Patrick , dis-moi la vérité, il me la faut! du»é-je l'aller arracher de ton coeur !
Lord Kildare, couché sous ce malheur immense, ne répondait rien. 11 passait à son tour par chacune des poignantes épreuves qu'avait subies le malheureux Richard.
11 demandait à sa raison, à su
LA ROSE BLANCHK « 1«1
le sens de cette énigme; il ne la trouvait pas, et, chose effrayante, il tremblait d'en arriver à douter lui-môme.
Mais c'était un homme fort, un grand cœur. Il ne croyait pas à ces monstres dont la scélératesse précoce intervertit Tordre habituel de la vie et fait l'adolescent plus habile que le vieillard. Il savait lire sur un visage humain et peser les larmes. Elles étaient bien lourdes et bien a mères, celles qui roulaient sur les joues de Richard.
— La vérité , dites-vous ? répliqua-t-il enfin; mais je m'étonne que vous la demandiez. Ne la savez-vous pas? Qui peut la savoir mieux que vous? Qui mieux que vous sait si vous êtes le duc d'York ou un faussaire? Quel homme dans le monde croira en vous si ce n'est vous-même? La duchesse de Bourgogne vous a reconnu, puis elle vous nie. Qu'importe quant à
votre conseil i e est une
ame profonde : elle a eu besoin hier que
: . ii; elle peul avoir
n aujourd'hui qui le soyez
pins, i iv.' si l'on considère les
«[lie son
changement peut entraîner le changement de tonte l'Angleterre ; mais, je le répète, qu'Importe a Richard d'York qne lu aujourd'hui Perkin Wari tard tait mieux qu'elle qu'il est Richard.
— Si je le sais! s'écria l'Infortuné.
— Eh bien, continua tranquillement kildare, je le sais aussi, moi. J'ai vu la cicatrice laissée par mon poignard; j'ai reconnu mon prince, ma conviction est t'ait»'. Patrick ne change pointde certitudeconime un enfant ou comme une femme. Il ne change pas non plus d'affection. 11 est avec vous , milord , et restera avec vous.
Est-ce là ce que vous vouliez me demander? Ma réponse est claire, je pense.
— Cher, noble Patrick!... murmura Richard suffoqué par les sanglots.
— Pourquoi ce désespoir? Je ne le comprends pas. On perd un allié, on en gagne d'autres. Le roi Jacques ne vous trahira jamais. Les Écossais vous croient et vous suivent; votre alliance avec eux est un sûr garant de leur amour. Vous avez tout gardé, vous dis-je, et rien perdu.
Le jeune homme saisit Kildare par la main :
— J'ai perdu, Patrick, le seul bien que je possédasse au monde; j'ai tout perdu, ma force, mon courage ; de toute passion, de tout mobile, je n'ai rien gardé, rien que ce désespoir dont tu me blâmes, et sans lequel je ne vivrais déjà plus!
A ces mots, il l'entraîna vers la litière, qui peu à peu s'était rapprochée dans sa
i;u LA MM i
pompe lugubre, il ouvrit lea lourds rideaux, n montra au fidèle guerrier, Utérine toujou ej pâle sons
— Vois-tu, dit-il, elle n'a pas eu ta force; elle a dont»'' ; elle en meurt Elle me quitte, Patrick, elle me quii m'avoirmaudil ou pardon
Le vieillard resta un moment anéanti H est des souffrances pareilles aux gouffres de l'Océan. L'homme s'y perd en voulant les mesurer. Cependant lord kildare se redressa bientôt, et reprit d'une voix assurée :
— L'amour n'est rien auprès de l'honneur. Toute défaillance en ce moment vous déshonore. Si lady Catherine guérit, vous lui devez une couronne. Si elle meurt, vous lui devez les funérailles d'une duchesse d'York. Un Perkin Warbcck pourrait se tuer sur celte tombe; Richard
d'York n'en a pas le droit. Allons! Tépée en main. Marchons à Exeter, prouver votre origine par une victoire, et le bruit de cette victoire réveillera lady Catherine. Marchons, mon prince ! marchons !