ALPH. DCRR, LIBRAIRE- ÉDITEUR
La destinée de ce royal enfant est une des plus étrangement douloureuses que rhistoire ait enregistrées. Elle ressemble à ces jours d'automne dont le pâle matin s'estompe dans un brouillard, dont le midi resplendit tout à coup par une déchirure des nuages , et s'éteint presque aussitôt dans une brume plus sombre ou môme dans une noire tempête.
}] Il YM 11 h.
Pour Richard, l'éclat da nSdi avait déjà . il marcha sur Ri i tentative
échoua. Henri vu l'y avait devancé par des promeaaet . Les portes
lui tarent fermées, «-t, fente d'artillerie, il dut d.' i;i ville.
D'aiUeois, l'année da roi d'Àngk I approchai) e qu'Henri vu, «li-
sait-on d'abord, a'avail pas daigné lever contre un ennemi si méprisable. Cependant, le Salomoa de l'Angleterre méprisait si peu Richard, qu'il accourait en hâte
Béa mt'illt Mires troupes pour barrer le passa-v au torrent épandu déjà m M Londres.
Richard n'hésita pas à accepter ]a bataille. Les deux armées se henrt&rent à Taunton; mais, sans attendre l'épreuve, les soldats d'York lâchèrent pied au premier son des trompettes.
. Le malheureux priie la vaine-
ment au-devant d'eux. Il leur rappela leurs serments, leur honneur; il leur promit toute sa fortune et sa vie. La trahison avait à l'avance fixé le sort comme le prix de cette journée. Richard demeura seul avec une poignée d'amis; lui aussi dut fuir, entraîné par le ilôt des traîtres, trop heureux, dans cette affreuse déroute, de soustraire à l'ennemi la litière qui renfermait sa duchesse, et à la poursuite de laquelle s'étaient acharnés les plus zélés champions du Lancastre victorieux. Arrivé le premier près de celle qui naguère s'appelait l'heureuse et la belle Catherine, Richard prit dans ses bras son corps ou plutôt son cadavre adoré; pendant les premières heures de la nuit, il l'emporta sur son cheval comme une proie, comme une relique. Furieux et sombre, battu par le vent, rugissant de douleur à chaque morsure plus vive de ses souvenirs, il en-