‹ La rose blancheChapitre 4 sur 40 · LA RO · texte numérisé non relu

LA RO

Le marchand répondit :

— C'est le foyer autour duqu essayons dépasser la nuit, il bit vous en apen

écaille d'acierl

— Approche:

approchez-vous pour dirent plusieurs voix

— Soit, quant au feu d'armes; mais medira-t-on d'où cri lugubre qui tout à l'heure a n nos tètes quand nous arn.

gorge de la montagne? N '• quelque voyageur que vous auriez pris, dépouillé, étranglé?... Oh! pas de grimaces, mes maîtres; nul ne crie si haut à l'honnêteté que les larron isses ou non, il y a ici de mauvaises ajouta l'homme d'armes avec ni

lence qui sentait sa rancune de Bourguignon, et de Bourguignon en

Le marchand se garda bien d'expliquer ce bon français aux enfants de Berne.

Ceux-ci le comprirent-ils? en devinèrentils une bonne part dans l'accentuation du cavalier, dans la façon hargneuse dont il fit sonner toute son armure? Toujours est-il qu'ils grondèrent comme l'ours national, mais qu'aussi prudents, après un coup d'œil qui leur montra vingt arquebuses et dix lances dans les rangs ennemis, ils se turent et se rangèrent à droite et à gauche, selon l'invitation que leurs camarades s'empressèrent de leur réitérer.

— On ne m'a toujours rien répondu quant à ce cri de détresse, reprit l'homme d'armes, derrière lequel étaient arrivés lentement plusieurs cavaliers de haute apparence, précédés par une dame richement vêtue de velours, de martre et courbant sous elle une admirable haquenée

là IM1 il • • «

andalouse d'un blanc de neige, nièrc nattée de rubans t

— Mon Dieu, ce cri, dil tout entier à l'interrogatoire, donc le temps de \ n'indique pas qu'on ait égorgé pc i 11 a été poussé par la plus innoa ture qui donne sous le <

compagnie d'honnêtes cleri letes

marchands... et é

— Voilà bien des honnêtes gi

faire crier une innocente ci- q.li-

quez-vous mieux et plus vite, int-rrompit le cavalier, qui devina de: , im

mouvement d'impatience. La haquenée blanche avait tressailli.

— Seigneur, dit alors Zélx approché comme les autres au 1 faisaient en se croisant questions et réponses avec accompagnement de fer, gneur cavalier, répéta-t-il humJ

tout ce que dit ce seigneur marchand est la vérité du bon Dieu ; notre jeune maître ne s'est ému et n'a crié que pour une cause frivole; il a eu peur d'un conte effrayant, voilà tout.

— Comment! d'un conte? C'est, par saint Georges, une belle et bonne histoire! s'écria le marchand scandalisé; et de l'histoire royale, encore... Un conte! l'assassinat des fils du gracieux roi Edouard IV... la scélératesse du tigre York, leur oncle, un conte!... Vous êtes fou, mon brave homme, et je comprends, pour ma part, qu'un enfant s'évanouisse au récit de férocités pareilles !

Il riait, ce digne marchand, croyant avoir produit un raisonnable effet sur ses auditeurs. Il ne savait pas à quel point, le malheureux!...

La dame fit un bond sur son cheval, et son visage, éclairé par la fuligineuse lueur

des torches, pâlit d'une manii Les yeux du cavalier s'allum

deux fusées; puis et avec toutes les marques d'ui craintif, vers sa noble mail tante encore de l'émotion que lu causée ces dernières paroles.

—Excusez-le... madame, murn il ignore devant qui sa bouche a raircment pari

La dame, fixant sur le marchand un gard profond :

— C'est vous dit-elle, <pii f;

— Mais oui... madame, répliqua n homme peu rassuré.

— Qui êtes-vous? poursuivit une froide autorité.

— Thomas Brook, marchand d< madame.

— Ëh bien, master Brook, dit la da en pur anglais, vous av<

qui ne regardent point les marchands de laines. Que cela ne vous arrive plus !

Elle dit et passa outre, frôlant de son pied, sous sa longue robe, le pauvre diable ébahi, qui ne songea pas même à bouger de place, et qui dévorait cette figure altérée par les soucis et l'âge, cette austère majesté du front et du geste, et cette farouche toute-puissance si bien figurée par un cercle d'or sur la tête, si bien reflétée par un rayon de flamme dans les yeux.

Elle passa donc pour aller s'arrêter devant Zébée, que cette distinction ne troubla pas médiocrement, car il se mit à trembler de tous ses membres.

— Et vous, dit-elle, vous êtes le serviteur de celui qui s'est évanoui?...

— Oui, noble dame.

— En entendant raconter les malheurs de la maison d'York ?

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