‹ La rose blancheChapitre 35 sur 40 · L4 10*K II · texte numérisé non relu

L4 10*K II

Que d'amour ce tendre co . que de nobles arabiti mpri-

— Une femme, se répétait- il, nous rend heureux >us trom;

aussi et ne me trompera pas.

souffrances sont nées de mon amour pour

Cath. plus sage, plus docil*

lois de la nature, j'eusse coi

mej« icdsden

été mon premier, mon uni. pi. l>ut 1 smon

Angleterre, l'ange prot ma famille ne m'eût pas abandonné comme il la fait; nul ne se fût défit' appuyé sur sa mère, et Catli tant pas de moi, ne rater d'elle. Aujourd'hn. it de jours perdus, mon astre se n brille devant moi d •■ j'ai repi bonne route. Cet astn

veux plus désormais le quitter du regard. Il éclairera chacun de mes pas, il fécondera chacune de mes pensées. Il réchauffera pour moi jusqu'à l'amour de Catherine. Oh ! je le comprends maintenant : Dieu me punissait d'avoir étendu la main vers ma couronne avant de la faire bénir par ma mère !

C'était dans de telles tristesses, dans de tels remords que Richard attendait le résultat des entreprises de lord Kildare autour de Bermondsey. Pareil à ces fanatiques d'amour qu'un malheur frappe dans cet amour et qui se réfugient dans le plus cruel ascétisme, le jeune duc se reprochait jusqu'au souvenir de Catherine; sa passion le dévorait, et il achevait de s'épuiser à la combattre. L'infortuné, renfermé dans sa retraite et se plongeant dans l'ombre, luttait avec désespoir contre ce fantôme riant auquel il eût dû ouvrir incessamment

les bras. Aux ltiptueuses caresses de g

son» beautés <l

rayonnant à li terval

cicux repos qi ses forces

au jour d

s'affaiblir dans le doute et la doul< oubliait, ou peut-être l'ignorait-il.

ceux-là seuls atlei^ les gran-

deurs et delà gloire, qui • \

regardent pas en arrière; l'hoi.

qui détaille su fait pour une

haute fortune, et dans cette rude mêlée où se disputent sceptres et couronnes, ceux (\n\ veulent gagner le prix ne se pas en chemin pour maudire un tri relever un blessé ou ensevelir un mort. H eût mieux valu pour Ri<

per son âme dans les baisers de Catherine. Certes, il eût mieux valu pour lui se ruer aveuglément sur les pierres gigantesques de Bermondsey, risquer tout son sang, toute sa vie dans un assaut insensé que de perdre en de prétendues habiletés les quinze jours précieux qu'il passa dans sa prudente retraite. Ce temps inestimable, d'autres moins amoureux et moins délicats se gardèrent bien de le perdre ainsi.

Tout était prêt enfin. Kildare et ses Écossais avaient pris position près de l'abbaye, dont la poterne devait leur être ouverte par un archer du parti d'York. Les Écossais, armés à la légère, attendent le signal. L'avis est envoyé par le vieux lord à Richard. Celui-ci a fait prévenir Catherine qu'elle sera mandée bientôt près de la reine douairière. Encore quelques in-

sera d

tard sort de sa o 1 au lion qui quitte | membres poli, li

agitée. C- ut sa

blonde tète encadrée dait I

sa main brandissant l*épée, son répandant

■1er le sang du fier Edouard. Alors < rine se fut jetée en pi'

Le voilà donc venu, le moment a]

par tant de vœux, par tant dr préparé par tant d> prix

de tant de sang et de tant d'or:

va combatt! , il VI

■ • ndra proclamer roi pa auguste. A o :

prince bondit i trop

grand pour demeurer dans une poitrine humaine.

11 est convenu que Kildare aura le premier forcé le passage. Il a brigué l'honneur des premiers dangers. Maître de la place, il doit jeter à Richard, qui l'attend dans le fossé, l'échelle que graviront le prince et ses gardes.

Cet archer gagné à la cause de Richard a tout disposé dans l'intérieur de Bermondsey. C'est lui qui a prévenu la reine Elisabeth; c'est lui qui a rapporté à Kildare lès remercîments de la mère enthousiasmée ; c'est lui enfin qui doit conduire Richard dans les appartements de la princesse.

Cet homme a fait plus, il répond de la connivence d'une grande partie de la garnison. Les soldats d'Henri Vil sont, dit-il, fatigués de l'avarice et de la sévérité de l'usurpateur ; ils aspirent après le jour où

I | Rt»l CUV M

i.i Rom blanche remplacera la Base roifi

sur les bannières anglaise^ n de

ird à Bermondey ne sera balai

effet, cette entrée tut un tr les soldats du château abaisv armes; les Écossais se gUsttSl «1 des rangs inoffensifs. Kildarc

ird le signal attendu. Le fils d pénètre dans le monastère avec un gieux respect Au même instant, par la pot

, Catherine et sa suite son non comme des ennemis, mais comme des maîtres. I W sur IV

immense. Son cœur bat d bat d'amour. CatI pour la bénir, une de ces étottef qui

ivons infinis du regard de Dieu, le ciel est noir et sinistre. Sur terre aussi le spectacle est effrayant. Cette plate-forme

du château se perd dans l'ombre, elle est bordée de soldats immobiles qui semblent convoqués pour quelque imposante cérémonie. Quelle cérémonie plus sublime que cette reconnaissance de la mère et du fils, que la consécration de cette royauté légitime! Est-ce trop de la solennité des cieux, des pompes terrestres , de la majesté des armées pour la célébration d'un si magnifique événement?

Catherine s'avance timidement; elle voudrait glisser dans l'ombre, fée invisible, et ne se faire connaître à Richard que par un muet baiser. Le jeune prince aussi paraît frappé de la grandeur du spectacle, et ses regards se promènent surpris de ces longues files de soldats au groupe peu rassurant de ses rares Écossais.

Il cherche Kildare pour l'interroger; Kildare n'est point sur la plate-forme.

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