‹ La rose blancheChapitre 36 sur 40 · II · texte numérisé non relu

II

pond point, il ne H

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près de la reine do i tresse

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courbe la tète; un » loignedr ses yeux se détow la première f« .rd se sci*

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— La ratee, dit-il; |e if Kl

d*une voix trci

Richard regard» H «lu

fond de l'esplanad-

conduit M BOMSt ouge

des flambeaux, il distingue de nouv soldats qui marchent lentement, la pique

et il entend comme une lugubre psalmodie bourdonner dans le silence de la nuit.

Bientôt il distingue une forme monumentale, étrange, une sorte de litière blanche, rehaussée d'ornements d'or, un vaste linceul tranché de bandes noires, et sur ce lit funèbre une femme couchée les yeux fermés, les mains jointes , le front livide, dans la sombre majesté de la mort. Cette femme porte une couronne; elle tient dans ses mains deux roses, l'une blanche et l'autre rouge, symbole de l'alliance qu'elle avait contractée sur la terre, et qu'elle veut consacrer par la religion du tombeau. Ce tombeau l'attend à Windsor, où on la conduit.

Le funèbre cortège avance ; il approche. Sur son passage les tambours voilés grondent, les armes se baissent, les soldats s'inclinent et les officiers plient le genou. La femme morte arrive devant Richard,

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qui recule le cœur glacé, le>

ses d'horreur, sans a\ îniirinuri'i- CM BMX

Ma mèrel

Car il i l morte onl repris hors de 1

sère> près de 1

heureuse époi.

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qui berça son fils, il Il ouvre les bras, il faut pleurer, il •tte ombre. Sa vie, dix f<»

il la donnerait pour raclii, pour obtenir un r

ii sourir «jamais ferm Ce : dément riiur-

rible malheur, l'irréparable malheur d'avoir perdu sa mère. La destinée de Richard ne comporte pas d'infortunes ordinaires. Perdre Elisabeth en ce moment, c'est d'abord être orphelin; c'est ensuite devenir un faussaire, un fourbe, un bâtard à jamais enseveli dans l'ignominie; c'est la honte sans la réhabilitation ; c'est la ruine sans ressources ; c'est l'amour de Catherine à jamais perdu ; c'est une chute du ciel où déjà sa conscience et son courage l'avaient fait remonter. Enfin, cette mort imprévue, si bien cachée; cette mort apprise au milieu d'une armée ennemie, c'est peut-être la captivité, les supplices. Reconnu par un traître, il serait perdu. Sous ce fardeau trop lourd pour un seul homme, la force manque au malheureux Richard. 11 fût tombé sans connaissance, si une voix perçant les ténèbres, une voix brisée ,

irante, ne l'eût l

lui.

— I i etftfl voi\ !

trahison, mon ; êtes

perdu î

A ces mois, qt t comme un

coup de tonnerre, Catl est sa

rugissant de j I hard se i convoi a Iran- me da m

Cette herse se renferme tout à i soldats alignés a^ ard pâle, 6g:i barbe rouges de sang, trti nade en appelant Richard, qui i re et se jette dans ses 1 ;

— î lt le géo

nous étions vendus par cel rable

Écossaise; je vous ai conduit dan-

piège; mais je vous en tirerai avant de mourir.

Et, d'un signe, il jette autour du prince la poignée d'Écossais qui vont mourir pour le sauver. Ceux-ci soutiennent en lions un choc désespéré; ils reculent en combattant, en tombant un à un comme pour multiplier la barrière devant Richard. Kildare se dévoue pour emporter le fils d'York loin de la mêlée ; il le pousse sur l'échelle du fossé ; avec lui il fait descendre les trois soldats vivants du malheureux prince, et, quand il les voit en bas, il renverse l'échelle. C'est son suprême effort; il salue d'un cri le panache blanc d'York, qui s'enfuit sauf et libre. Joyeux, il provoque vingt coups mortels, et tombe écrasé sur le rempart.

En vain les traits et les balles pleuvent sur les fugitifs, la nuit est noire, l'espace immense, et les archers d'Henri Vil ont perdu leur plus noble proie.

Quand la duchesse de Bourgogne n'eût pas eu ses raisons particulières de haïr Perkin et de le perdre, le succès d'Henri VII dans cette guerre et l'affaiblissement progressif du parti d'York eussent suffi pour modifier la politique de Marguerite et la pousser à abandonner son prétendu neveu.

Assurément, elle lui en voulait de s'être

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