M II
lateé
son mariage avec
la se i un tow
tée hors de i
qu'un moyen dô-
conclure ave< tiono-
rable pour s<> propre et um m
tante
et Catherine, afin de reprendre sa 611 le aimait
provoqué >nde
Susannah. BUa M disait, i Cath< fois rend
ou ramenée à la cour de Bourgogn sort de Richard devenait cho.^ rente. I es «l'un n lui
tournent à gloire; ses défaites, il les impute à la mauvaise fortune; Marguerite ne serait point déshonorée pour avoir été vaincue. Richard tomberait, mais avec honneur; il mourrait, mais sa chute et sa mort donneraient un nouvel intérêt à la cause d'York. Perkin, âme bien trempée d'obstination et d'orgueil, voudrait jouer le prince jusqu'à son dernier soupir. Il n'avouerait jamais son mensonge, et le Lancastre, en l'égorgeant, serait censé avoir versé une fois de plus le précieux sang de la branche rivale. Ce sang d'un imposteur féconderait la terre pour la régénération du rosier blanc, et en même temps il assouvirait la haine et la vengeance de Faîtière souveraine, si cruellement trompée par le misérable instrument de ses ambitions.
Telles étaient les nouvelles vues de la duchesse, et rien ne semblait pouvoir les
les aire sombres dm
par l'inquiétude. I bien haut .;
sans ressources ; qu'an jour ou Paul tomberait dan
le inond.
' icle d'un assassin tout bas elle se disait que (
m tarait i intéressant que cet
D longs ml;
qu'entin ce rôle d.
Mnpromettani
aux applaudissements de l'Europe, sans péril aucii tremôme
chances de bénéfice.
Il avait été convenu a . mail que
POjets de Perkin sur Bermondse\ raient rdeFabb
LA ROSE BLANCIIE 85
le prétendant arrêté, mis à mort avant d'avoir pu communiquer avec la reine douairière, dans la crainte que celle-ci ne reconnût et ne signalât l'imposture; Catherine reconquise, entraînée vers la mer, embarquée et conduite aux bouches de l'Escaut, d'où on l'eût conduite chez la duchesse. En un mot, le plan était complet, infaillible. Il ne pouvait échouer, confié à la haine vigoureuse de Susannah. La duchesse s'était à peu près assigné un délai pour l'arrivée de Richard. Au jour prévu, ses éclaireurs lui signalèrent l'entrée du petit navire en Escaut. Marguerite, avide de voir la première sa chère Catherine, se rend dans une maison de campagne située au bord du fleuve. Là, on fait aborder l'esquif aussitôt qu'il arrive en vue. Marguerite ouvre déjà les bras pour y serrer la fugitive. Susannah paraît seule, seule, et ses grands yeux creusés
m MM M n '
par les remords et les larmes. A cet aspect sinistre, la souveraine s'arrête I
— Et Catherine' rOMMBl ça et là un regard incert
— Catherine est demeurée au pou
ni, répondit 1 ment
l'Écossaise.
— Avec Richard?
— Richard est libre.
— Libre!
— 11 s'est échappé du plége. Il i gagn* si inviol .
sauvé! La reine Élisal orte!
Ces coups précipités, ces cou blés tombent comme une gi meurtrières sur la duchés**-
. cramponnée de ses doigt au bras du fauteuil massif dan
s'est affaissée, l'orgueilleuse sœur d'Edouard essaye de résis<
, mais ses forces s'épuisent, elle fléchit; elle articule d'une voix éteinte cette question suprême :
— Que prétend faire de Catherine le Lancastre trois fois maudit?
Susannah, toujours impassible :
— Il a dit, répliqua-t-elle, qu'il la gardait comme complice du faux York.
— Complice! elle!... cet ange! il oserait....
— 11 osera la faire juger et décapiter, ajouta l'Écossaise.
Marguerite se leva terrifiée. Susannah se rapprocha d'elle et , d'une voix basse, altérée par le désespoir :
— Henri était venu lui-même à Bermondsey, dit-elle; il voulait faire ses affaires en personne; il a tout dirigé, tout prévu... Catherine lui sert d'otage contre vous, contre Richard lui-même. C'est nous qui sommes pris dans le piège; cest nous que
nous avons trahis. La tète de I
'■] fonder cette complicité nY
rkm un t-e||oép bonne foi
— D'abord, répl
. clic proclame son m: i York!
— Vous voyez bi
— Je la malgré c
— Non, dit tranquill»
— Et pourquoi, non?
ée du calme dédaigneux de i me.
— Parce que, répondit Susannah, il faudrait, pour la sauver, faire c*
vous ne ferez \
— C'est-à-dire...
— C'est-à-dire étoufferl'o-rgueil, avouer vos fautes, vous humilier, enfin; les reines ne font pas de pareils sacrifices.
— Il paraît, dit Marguerite après un long silence, pendant . lequel son âme hautaine s'exerçait à la patience, il paraît que le Lancastre a déjà fait ses conditions.
— Sans doute.
— Que tu as ratifiées, peut-être?
— Moi, oui ; mais cela ne suffit pas.
— Tu as la générosité d'en convenir.
Merci, dit la duchesse avec ironie, tandis que Susannahfronçait le sourcil et grondait sourdement.
— Et quelles seraient ces conditions auxquelles mistriss Susannah, la nourrice, a daigné souscrire? demanda Marguerite en ricanant pour cacher ses angoisses.
— Vous comprenez , dit froidement
90 NC
l'£cossai>
pplié
I de me rendre < comprenez m l'erreur de celte enfant, sa noblc>
imploré son panl muim-
«loulourcuseu c des
l;irm.> .1,- HBi ÈÊÊÊ l - yu\. N 60 BC roulant à ses pieds dans Je ne suis pas reine, in< com-
prenez!
— Après? murmura Marr ,
— Après, il m'écouta,m* dit:
i libre. M icnace encor.
protège; i Angleterre n'osera forcer cet a
la gueii sais ([iic
ton t le h.
moi. Catherine, l'insensée! le proclame fils d'Edouard; lui, le misérable, crie plus haut que jamais sa légitimité ; madame la duchesse de Bourgogne proteste qu'il est son neveu, et qu'il s'appelle York. Que faire ? Ces trois témoignages me poussent, malgré moi, à la colère et au châtiment de l'imposture; sans ces témoignages, je rirais et pardonnerais. Mais le salut de l'Angleterre, l'honneur de ma couronne, la fortune de ma maison me commandent d'anéantir mes ennemis. Je les anéantirai. Je tiens la femme de l'imposteur, elle confessera l'imposture ou périra la première. »
Marguerite frissonna.
— Et je dis qu'il a raison, reprit impassiblement Susannah.
— Tu lui as répondu, pourtant, dit la duchesse, que Catherine ne peut trahir l'homme qu'elle a épousé devant Dieu;
.,: 14 Rom. i i
que le CO
.«• lanl qu lueur d'es| s «la lui
saise avec flcguK je sa\
toutes tes réponses p eussent pas donné.
m sceau, i l qu'un d<
Marguerite secoua
que.mal^. Ml.
malp
Perkin sei le beaucoup d
que \
— dit la du«
— Oui ; mais il ne l'est pas, reprit Susannah tranquillement ; autrement, l'eussiez-vous trahi et perdu comme vous m'avez ordonné de le faire ?
Marguerite fit un mouvement qui n'altéra pas le calme imperturbable de sa sauvage confidente.
— Or, continua celle-ci, rien n'eût été plus naturel que de continuer votre politique si, Richard une fois pris par le roi, Catherine nous eût été rendue ; si elle se fût trouvée à l'abri des vengeances de l'usurpateur; alors il était commode, et jusqu'à un certain point délectable, de torturer Henri Vil en laissant croire au monde que ce tyran avait assassiné un fils d'York, son roi légitime.
Marguerite se leva, stupéfaite d'être ainsi devinée par une créature à peine admissible dans les rangs de l'humanité.
04 I V 1081 ! incil
— Malheureusement, continu
nah, les choses -
perda la pu je me e selon mes n
ir!
— Comment? dit Marguerite obsn avec défiance lï-i range sérA Ccos- •tise,
— Oui, raa<l
mon frère, un vieux so!
moi à Cal
reprend r* t tout
ce que nous avon>
rions volonti*
— Le sacrifice de vous dire?
— Il se peut que nous rencont; obstacles dans l'cxecu:
èh bien, en ce cas, celui qui abandonne est bien fort.
— Vous voulez forcer le roi Henri VII... s'écria vivement Marguerite.
— Non, non, dit en souriant l'Écossaise, pas lui ; lui, pourquoi? Il ne refuse pas de rendre Catherine, lui ; ce n'estpas Henri VII qui me gêne ; qu'on fasse ce qu'il demande et Catherine est libre; que peut-on exiger de plus?
— Qui donc vous gêne, alors? interrompit la duchesse en fixant sur l'Écossaise un regard imposant, un regard de flamme, clair et terrible.
Mais les aigles d'Ecosse n'abaissent pas leur paupière même devant la splendeur du soleil : Susannah ne sourcilla point.
— Bon Dieu ! dit-elle simplement, c'est vous seule qui m'inquiétez, madame; car il est possible que vous hésitiez à faire ce qu'exige le roi d'Angleterre, et alors...
— Alors? demanda Marguerite pâlissant devant cette monomanie fanatique.
0« i v rosi ii mon
— Alors tout le mal qtd
> en seriez ca devriez, tous en rendriez c«
plus intelligible parut!
frère et toi? d liesse
de fois la
d'esprit
— Oui, mada
— Où« I >i?
— Non, rep; riant awc plus de
11 tttSOd, l-.in d'ici, M irai à lui
annoncer. Il m'attend.
Elle observa longten isage, ce
cadran de bru: -quel os<
comme un pendul» pu de sa mort.
— Tu attendras bien ma réponse jusqu'à demain, bonne Susannah? dit la duchesse.
— Oh! oui, et plus longtemps même si vous voulez. Le parti est difficile à prendre. Réfléchissez ! réfléchissez!
En parlant ainsi, l'Écossaise prit congé de sa reine, toujours souriante, toujours calme et douce jusqu'en son dernier regard. Elle s'installa dans la maison sans bruit, sans trouble, sans apparente émotion.
Marguerite mit les moments à profit.
Oui, la question valait qu'on la méditât. La nuit tout entière fut employée à ces méditations.
La duchesse commença par rire de la naïveté de cette pauvre femme, qui comptait sur un mauvais couteau d'Ecosse pour influencer en ses décisions la veuve de Charles le Téméraire. Puis elle élargit cette
royal.
A quoi bon
Dan
gercux Richard, dont on ne sertit plus malti Comment souffrir la <
i snuilli!
mésalliance inftm , phu
noble fille d'Ecosse?
Dieu protégera it-il une dj sur ces bases honteuses, sur ces i merces crimii
Ne manifestait-il tion par l'appui accordé au pari castre, et!
iror- . au mit laissé mourir ange, quand un plus noble av. u, un sans danger, pouvait i
Enfin, n'était-ce pas justice, en sauvant Catherine, de ruiner, d'anéantir l'auteur de tant d'infortunes, cePerkin odieux,indigne de tout l'intérêt qu'on lui avait porté, cet aventurier travesti en prince par l'adresse du malheureux Fryon, ce ver devenu serpent, ce larron au triomphe duquel on avait sacrifié tant d'or, de sang et d'honneur, et qui n'avait rapporté qu'opprobre, misères et périls de tout genre? Oui, celui-là devait périr; celui-là devait tomber avili ; celui-là devait payer pour tous, victime expiatoire.
Seulement, comment céder? de quelle façon ouvrir les négociations ? dans quelle forme produire cette palinodie? En un mot, devant quel intérêt si puissant humilier aux pieds d'un Lancastre tout l'orgueil de la branche d'York? L'intérêt ! cette raison suprême, cette suprême excuse, où était-il? Sauver la vie de Catherine, c'était
<•* il
Il '
Comme elle bésr t es-
carpé, comme pet rèter
à l'orgueil une or
et abandonner ce s gran-
des raisons d 1 gleterre fût annoncé à sèment à l'heure, à la sa décision; on r d de
son palais, Henri Vil chaque mouw >es macln
tiques et analysant chaque int ses automates .. r qu'il
temps de monter tel rouage ou de t*
. Son ambassadeii!
point nommé, trouva la duch les dispositions prévues, combattit elle les scrupules a l'iustant qu'il de naître, lui fit dos ol
eût pu rien désirer. Il promit la liberté de Catherine, la réconciliation des deux branches, la restitution des douaires et des propriétés afférents à la famille d'York, il promit tout et ne demanda qu'une chose, précisément celle que Marguerite était sur le point de donner pour rien : l'abandon et la défaveur de Perkin Warbeck.
La souveraine, équilibrant cette fois l'intérêt et l'orgueil, le sentiment et le profit, n'hésita pas. Elle écrivit à Henri Vil une lettre digne et adroite dans laquelle, plaignant le sort des princes en butte aux trahisons et aux duperies, elle reconnaissait son erreur au sujet du faux duc d'York. Elle déclarait que les preuves de l'imposture fournies par Henri VII lui dessillaient complètement les yeux. Après quelques réserves chaleureuses pour les droits d'York, elle admettait le droit de défense invoqué par Henri VII. Enfin, cette décla-