‹ La rose blancheChapitre 38 sur 40 · IM ICI · texte numérisé non relu

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l'époux de la dou< Elle tut

congé de la duchesse et dres, .ignédeSu>.iniiah. I

KlMtl noûmen:

[urnes] 1rs mains de 11 rendre* tant 1

i>ruit de ce passé cro> ais parv< - ►reille.

A l'heure où se concluait cette belle affaire, tandis que l'affidé d'Henri VII dévorait l'espace pour porter sa proie au maître, tandis que Marguerite, tranquille en son palais, savourait la joie de s'être bien vengée en livrant au bourreau PerkinWarbeck, ce juif apostat, ce soir-là même deux hommes se glissaient, cavaliers étranges, hôtes tremblants, dans le bourg voisin de la maison ducale.

loi l \ IOSI iLABCII

ne regarda

il l.iu.m:

r. ils Devaient i> coup d'œil pour i i , à larges

pâles d'automne. Occupés seulement de leurs montures, dont les pied

fléchissaient a chaqu dit le

située au bout de la gr nonçait de loin par le i tx des

railles d»

nue.

L'un .>auta lt/gi*rement a ba> Sous son capuchon épais, sou grossiers de son man e, on

la virilité an:

L'autre ne put m

l'aide de son compagnon. Ses jambes roidies, son dos voûté, la lenteur de ses mouvements trahissaient vieillesse et souffrance. Emporté plutôt que soutenu par le jeune, ce voyageur s'évanouit dès qu'il fut assis près du feu de l'immense cheminée, et ce ne fut pas sans un respect mêlé de frayeur que les gens de l'hôtellerie contemplèrent sa pâle et osseuse figure, semée de cicatrices, et semblable au masque livide d'un cadavre qu'on sortirait du tombeau.

Le plus jeune des voyageurs, — jeune, il l'était sans doute, mais sa moustache rousse contrastait bizarrement avec son crâne chauve;— l'autre cavalier, disonsnons, tira les gens de leur contemplation par un vigoureux appel à toutes les spécialités du logis : aux valets, il recommanda les chevaux; aux servantes, les lits; à l'hôtesse, le souper; à l'hôte, il demanda papier, encre et plume. Cependant, il ne

négligea rien pour

II frottait ses tempes do vinaigre

868 pieds, approchât un « de 868

son jargon anglo-français, il avait j* t< un florin sur la tai

Cette activité porta ses fi i.-il-

lard fut n chambre de 1 de vin de la Meuse r jeune hou prit d'un.' nain plu

assurée la plume ne lui

présentait l'hôte resp< ; O0f qui-

conque savait manii r reuse.

On \f \ it tr lignes, rouler la feuil eller «l 'un

cachet gravé sur son annea plus surpris que jamais quand il Tordre de porter ce rouleau à madame la duchesse de Bourgog:

Une heure après, il revenait accompagné d'un écuyer de la princesse, et ce dernier, de l'air le plus courtois, annonçait au voyageur que la souveraine lui accordait à l'instant même l'audience demandée.

Le voyageur donna un dernier coup d'œil à son vieux compagnon, dont tant de soins n'avaient pas encore réchauffé le sang et pour qui l'évanouissement s'était transformé en un sommeil morne et lourd comme une agonie.

— Heureusement, dit-il, la princesse a de bons médecins, qui sauront bien faire vivre malgré lui cet honnête scélérat.

Et il partit sur-le-champ, peu touché des politesses dont cette audience de la duchesse le rendait l'objet à chaque pas.

En montant les degrés du palais, en traversant les vestibules :

— Qui m'eût dit dans ma prison, pensaitil, que je reverrais ces marbres et ces

belles

ilï • A i>- dl du

• \ ducal, dont les

t. qu'il vit l;i duchesse faire pas à sa rencontr.

rémonial

li\onl murmura-t-rl!

lui!

gardait avec 06 fantôme souriant de son

air fin cl rail!

s'agenouilla, bai irs de la robe qui

— Oui, madame, dit-il, Fryoi

omme q a dû

croire mille fois mort.

— Hélas! oui. j-' l'avoue! D'oi »n?

— Du donjon solide où le gracieux Henri Vil me tenait fort habilement cadenassé, madame.

— Il t'a mis en liberté ! s'écria la duchesse avec une ombre de défiance que Fryon saisit en son vol.

— Oh! que non pas, madame; je me suis mis en liberté moi-même , moitié en trouant les pierres du magnanime monarque, moitié en persuadant à la femme de mon geôlier, une jeune et naïve créature, qu'il est trop naturel qu'un innocent dégrade un peu les murs pour se distraire. Tout cela m'a coûté mes cheveux, je ne les regrette pas. Mais je ne suppose pas que Votre Altesse puisse s'intéresser aux récits très-banals de captivité, de pain dur et d'évasion d'un croquant tel que moi. Je consacrerai trois mots à vous dire qu'on m'a donné deux fois la question, trois autres mots vous apprendront que je n'ai

root à

vous

la première belle occasion d I niiu,

n'arrive point le < vides; ç« op mal n

bontés d(

moigner, je l'espère.

— i i duchesse H sant comme toujours le

jouemcni : que

peux tu m'apport- uilléf

oublié du monde conu

pas nu et sans cervelle comme un revenant?

— Oh! dit 1

m rude exercice, c'esl la voyez ce crâne chauve et poli par les r-bullitions cérébrales; j'en li

les ressorts fourbis et fonctionnant à miracle. Mais un peu de sérieux, avec une si grande princesse. J'arrive, ai-je dit, la tète et les mains pleines; il s'agit de le prouver. Oui, madame, j'ai traversé l'Angleterre bien vite, je vous jure, et cependant j'ai eu le temps d'y prendre tout ce qu'il y avait de bon pour nous.

Marguerite leva la tête.

— Madame, soyez persuadée que, malgré ma prison , je suis au courant des affaires absolument comme si je n'eusse pas quitté le cabinet de Votre Altesse, ou plutôt celui du roi Henri VII; car il sait vos secrets mieux que vous, c'est ce dont je veux avoir l'honneur de vous entretenir. Et d'abord, ma jeune geôlière me racontait volontiers ce qui se passait en Ecosse et en Angleterre. J'ai su Exeter, Taunton ; j'ai su Bermondsey, je sais tout. Oui, ces désastres ont dû troubler les nuits de

lit Mil

Vol iv pcrcli

comme j pri-

u n caveau, pas u

Sacll<- hilItjMii:

l pour a pilâtes, mtini de mes

i et le f « i

même. Ce eusse api

mon donjon eût posséda autanl d'or qu'e!

corde. Ma & ami

Je pri

temporel, et c'est douze bonnes livres pesant de votre or le plus pur qu'il vous en coûtera pour presser dans vos bras votre neveu, le fils du grand Edouard !

Au lieu de la joie qu'il s'attendait à voir éclater sur le visage de la duchesse, Fryon vit soudain ses sourcils se contracter; un nuage sombre envahit ce front orgueilleux; la majesté sévère, la dignité blessée remplacèrent par un froid regard l'intérêt bienveillant et la familiarité du début de l'entretien.

— On voit, malgré votre assurance, dit enfin la duchesse , que vous avez perdu beaucoup, en prison, deschoses qui se sont passées dans le monde. Vous donnez aux gens des noms anciens qui ne leur appartiennent plus. Vous considérez comme fort intéressantes pour nous des affaires qui ne nous concernent plus et desquelles nous sommes complètement détachée.

m commença pa lui Q inan»!

Ult.Tluiu,

— Non, personne ne elle,

— Conn

Votre Allasse se dit dél

déclarer...

à qui ce nom : i une

habitude aujourd'hui soranE

/ perdre à ma cour. Fryoo, i* regardez pas de i sommes, je le

franchise. Ce complut, si lia; ourdi

par vous, m'a ce

LA ROSE BLANCHK

réussi. Il a compromis mon honneur et tout ce que j'ai de précieux au monde. Il vous a coûté la liberté, presque la vie. J'y ai renoncé, pour ma part; imitez-moi; vous y gagnerez encore plus que je n'ai perdu.

Un nuage, une flamme passèrent simultanément sur les paupières de Fryon. Il se crut foudroyé; dans son saisissement, il resta muet, roidi, béant comme un idiot.

— A ce jeu que vous aviez inventé, poursuivit la duchesse, j'eusse perdu, avant un an, mes trésors, mes apanages , ma considération, et, qui sait! ma couronne ducale. Que chacun retire son enjeu, et Dieu pour tous!

— Quoi! murmura Fryon éperdu, Votre Altesse prononce ainsi l'arrêt de ce généreux, de cet infortuné prince?...

— Eh ! vous me fatiguez! s'écria Marguerite avec colère. Prince! prince!... la

lit II

croy» longt vous qui 1

de mon m

engraissé de ma • rôle, <|n il

jouait assez bien, du rest* té sur

les champs de babille, qui le lui avez sifflé connu m nerlea , a Toi; au de chasse7

onst-t-fl

à tous du qil 'il

beck. hre et la -in'il

coudoie « j • I»'

— S i i'-i: «lit i :iit et d'un» un de no

perdu la raison, inadan

— Maître

— Voilà donc ce que dit du prince Richard la duchesse, de Bourgogne, sœui d'Edouard IV! continua-t-il , agité d'un tremblement convulsif.

— Voilà ce que dit la duchesse de Bourgogne d'un misérable faussaire dont je vous défends de prononcer le nom devant moi, Fryon, car alors vous me paraîtriez être complice, et je vous ferais partager son châtiment.

— Oh !... s'écria Fryon en se frappant le front avec épouvante. Mais vous n'avez donc pas reçu cette lettre que je vous écrivais de la maison de chasse, où vous m'aviez envoyé avec ce jeune homme ?

— La lettre qui me disait : « J'ai trouvé un trésor; préparez-vous à une joie immense ! » Belle joie ! riche trésor ! Vous voyez bien que je l'ai reçue, cette lettre; vous l'écriviez la veille de votre enlèvement, n'est-ce pas ?

lis r \

jour où, l

pour lui don: u, j<*

- qu'il •

i il t h lut

prendre la vie passée et les malheurs de

forlt, afin qu'il les ra< comme un oiseau bavard, je

lir, ces souv comme des météores; le jour oi ordres, voulant li

>lesguei du mendiant; le jour enlin dans ma prétendue science, jï lieu de parler, j'admirai au lieu dprendre, et me prosternai àdeu

Mtles desseins de la Pi m'apportait à moi, chétif , à moi , atome, le propre fils d'Edouard sauvé par Bra-

kenbury, confié au juif Warbeck, et jeté par miracle sur votre passage comme une fleur de ces Alpes où un soir, par hasard,s'imprima le pied de \olre cheval !

— Tu dis, s'écria la duchesse tremblante et se penchant le sein haletant vers ce révélateur exalté, tu oses dire que, ce jeune homme et toi, vous n'aviez pas concerté cette intrigue?

— Je dis que j'avais donc raison de vous annoncer ce trésor et cette joie ; je dis que je crois à la légitimité de Richard comme je crois à Dieu ; je dis qu'il était impossible de se tromper à cet accent, à cette ressemblance, à ce parfum de grandeur et d'innocence, à cette majesté de l'àme et du regard ; je dis que je vous ai envoyé le duc Richard, madame !

— Tu mentais et tu mens ! murmura la duchesse livide, et courbant la tête malgré elle.

— Ditet

i hors de lui ; dra.

— Brak fantôme comun» tout

— Oui, si jo <»ngé 16 desespoir et la lun

odedév*' criiiî'

pour sauver I parfaite et la ;

C ces preuves (1

s'inclinor.

— ] i P»rakrnl>iir\ balbutia Marguerite.

main ; faites-le venir, ma

raconter comment il emporta le petit Richard dans son manteau sanglant, comment il le cacha aux bords du lac de Genève, avec quel bonheur, pour le soustraire à Richard III et à Henri VII, plus dangereux encore, il le remit au juif Warbeck, lequel le substitua au fils égorgé de sa femme adultère. Apprenez toute cette histoire, madame, de la bouche de Brakenbury, et regardez ses yeux quand vous essayerez de lui dire que Richard d'York, votre neveu, votre roi, réfugié à Bauley, n'est qu'un faussaire, s'appelle Warbeck, et que vous voulez l'abandonner aux gibets de l'usurpateur Henri VII !

Fryon s'arrêta ; sa voix expirait dans sa gorge, et Marguerite , atterrée, se tordant les mains, n'eût pu supporter une parole do plus. Ce spectacle lui fit pitié, car il ne savait rien encore. Le malheureux s'expliquait l'effroi de la duchesse comme le

contre-coup

— Mais non décoi

iprit

Votre Altesse ignor

ses sacrifices*' "i»j"t ta

:t M : «pùlll ilHJ)

11 fat géné-

reuse princes > supporter aussi longtemps ! pro-

î! que ro être un faussaire <-t un juif, nant tout

I votre sang que vous défend»

nous allons recommencer une lutta i commande, et d< part, n'a compromis le résultat. !

■ huit jours, leroi Richard sera

La malheureuse duchesse poussa un cri sourd, et, s'abîmant à genoux devant son prie-Dieu, arracha d'une main furieuse ses longs cheveux, que l'âge et les chagrins avaient à peine argentés.

— Richard! mon fils! dit-elle avec mille sanglots déchirants.

— Eh quoi! madame reprit Fryon s'agenouillant près d'elle, ne viens-je pas de vous jurer qu'il était sauvé?

— Il est mort, te dis-je ! répliqua Marguerite.

— Je vous comprends; vous voulez dire que le roi Henri VII ne respectera pas l'asile inviolable de Bauley; qu'il en arrachera le prisonnier. Mais ce sera pour le transférer dans une autre prison. On ne touche pas à la tête d'un prince de sa race, madame, quand l'Angleterre veille, et que vous, duchesse souveraine et fille d'York, vous affirmerez qu'il est votre

««4 ^til

neveu ! Oh ! I

esse se soûle -

de sa main de marbre :

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aujourd'hui !!:■

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l'ambassadeur du

être déjà remise à son mait

on leva au ciel un regard q

paru M ne saurait

..orruplil' >sa ses yeux sur la niséfal

gisait anéantie à ses \ I lutter ei contre l'irrémédiable malheur de Me maudit forces de pygmée à ce> tesses

épaule, et s'élança hors du palais pour respirer un air pur de tant de perversité.

— 0 mon Edouard ! gémissait la duchesse, ô cher York ! j'ai tué notre unique enfant !

Et l'on entendit ce front chargé de couronnes résonner sourdement sur le chêne luisant du parquet.

Après la catastrophe de Bermondsey, Catherine Gordon, prisonnière d'Henri VU, avait été conduite dans un appartement de l'abbaye, gardée avec la plus extrême rigueur, bien qu'avec de grands respects, et jamais le roi n'avait laissé arriver près d'elle que son chapelain, chargé de négocier sa séparation d'avec Richard.

La tâche était devenue difficile, même pour un confident du Salomon de l'Angleterre. Les faibles sont invulnérables

LA B08I BLARCMI

quand une foi Catherine

[ration d'un* femme sans.: doôlé.riDcertitiide

poignante du sort réservé à I it-ce point assez poi «mee dans un esprit

cours, aux combinais" Q que par o

•indre à I in

rine aimait I éperduraent depuis sa <jui, chez une autre, e c'est-à-dire les doutes, les d<< l'absence, tout cela, auxyeux avait doublé le

le sentait innocent; elle comprenait son dévouement sublime, elle était fière de le lui avoir inspiré. Cette preuve que le généreux fils d'Edouard cherchait à travers les embûches, au mépris de sa vie, pour l'offrir à sa compagne, Catherine n'en avait plus besoin pour le croire prince, pour l'adorer comme époux et roi. En vain la reine mère avait-elle emporté dans sa tombe tout espoir de la réhabilitation de Richard, Catherine était convaincue, elle avait la foi, cette foi qui suscite les apôtres et fait éclore les martyrs.

Croyant profiter de l'isolement, de la torpeur apparente de la prisonnière, le chapelain commença sur-le-champ ses attaques. 11 expliqua que le roi ne pouvait encore prononcer la mise en liberté d'une insensée qui continuait à se parer du titre de duchesse d'York, usurpation incompatible avec quelque grâce que ce fût.

u« i 1 m 1 1 mai

Cat pas de grâce ; avec

un prince du nom <H avec l'anneau de ce prince, son nom, honneur qu'elle coo à son dernier sou

Comme on lui objeci cet époux cl la fausseté de son I répondit que le devoir «l'un mm tien consiste d'ordinaire à faire respecter

1»' NMMMBl <lu iii;inarv, r[ MM fÊÊ }d C*>

. 'époux devant la femi d'ailleurs, cett

re du roi sa bonne chance montraient tout au qu'il était le plus fort. Elle co&ctal <n demandant des juges; décidé' n'expliquer ses motifs que défini m bunal digne de sa condi Le chapelain sortit déc<

défense de lionne. Mais son m

LA ROSE ELANCHE 131

le renvoya chez Catherine avec ordre de lui annoncer qu'elle prodiguait en vain l'héroïsme; que l'imposteur, prisonnier comme elle, ne lui saurait pas gré de sa fidélité ni de son courage; et que peutêtre même était-il déjà mort et oublié.

Il s'attendait à la voir frissonner et faiblir. Mais elle se prit à hausser les épaules, et à répondre avec un dédaigneux sourire que , si Richard était mort , le roi ne prendrait pas tant de peine pour tenir enfermée une pauvre veuve, et lui extorquer des déclarations superflues ; que rien ne la rassurait mieux sur le sort de son époux que cette persécution ; et qu'elle en augurait non-seulement le salut et la liberté du jeune prince, mais un retour de sa bonne fortune.

Elle congédia le chapelain avec cette rude riposte. Henri VII comprit qu'il frappait à une porte de bronze. Il se tint pour

ut I i »o*t «.OCll

i de ce côté. I Ion qoll

s'appn\ant sur l'Écoss. se de

Bourgogne, persistait à se d ahlc duc d'York.

Su> ta au

roi tout ce qu'elle savait : u

la duchesse,!

ci, sa querelle avec Ri- ir inimitié

déclarée; et soudain elle ; ir 11

! Ire, décidée à sa

*. de Martr do nond

1er de j<> nant que la discorde di

lit trouvé la place pour {•' de ces coins que la politique enfonce victorieusement que la n

C'était un homme plein de scrupn:

de précautions, ce digne monanj ie procédé d'Alex;»

nouer, même longuement, valait mieux, selon lui, que couper à la hâte. Tirailler et relâcher ces nœuds rebelles, les vaincre l'un après l'autre, l'un par l'autre, quoi de plus divertissant pour les doigts et pour l'esprit? Glocester, son prédécesseur, en eût fini plus vite avec York. 11 eût envoyé un bon poignard dans l'asile de Bauley, allumé un grand feu pour effacer la trace du fer; mais ces moyens expéditifs n'étaient pas infaillibles ; le meurtre des enfants de la Tour de Londres en faisait foi ; et Glocester n'avait-il pas légué à son successeur les embarras du coup de poignard tombé à faux sur Richard d'York?

Toutes ces réflexions conduisaient Henri VII à la prudence, à la temporisation. Il étudiait le caractère de Catherine pour en tirer quelque avantage. Il pratiquait le prieur de Bauley pour es-

m LA lOtl ILi

sayer d'en obtenir l'extraditioi da I irde Imposai

de songer à une évasion. Nél longtemps sur nue situai ilt pas et cerveau fécond du monarque ne cessait d'agi: projets ingén;

sans trouver la solution du prol Toula coup, la fortune se pov

^on ambassati ni de Fin

la lettre de sse de B

gogne. C •

tait le dénoûment de l'intrigue. Pli doute sur l'issue ; plus de ménagenu prendre au cas ou le besoi lU ùê

termi I pissait i>!

mais d'un York en face d'un I d'un roi légitime redemandant sa couronne à un usurpateur, d'une victime infante montrai

sa mère et passionnant l'Angleterre pour ses malheurs comme pour sa beauté.

Non; la lettre de la duchesse changeait les rôles : Henri, intéressant et victime, se défendait contre un misérable fourbe, un voleur de rebut, un juif bâtard. La guerre faite par ce dernier n'était plus qu'un brigandage; Henri devenait justicier; l'Angleterre le bénissait d'avoir su vaincre ce rebelle, et s'en remettait à lui du soin de punir. Il était trop fort, il était trop sûr de son triomphe : il n'avait plus qu'à jouer avec ses ennemis comme le tigre avec deux faons palpitants sous sa double griffe.

Cependant Catherine, qui s'était vue abandonnée par le prieur, en avait conclu, dans son illusion, les plus heureuses conséquences pour Richard.

— Assurément, pensait-elle, il s'est enfui ; grâce au dévouement de ses Écossais, il a pu gagner quelque navire d'Irlande ; il va recommencer la guerre, et le roi d'Angleterre ne m'a voulu si opiniâtrement séparer de lui que par la crainte qu'il a de notre alliance.

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