‹ La rose blancheChapitre 39 sur 40 · IM I · texte numérisé non relu

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la duchesse de Bourg* près avoir osé, i

fraude I amende honorable. Dans cel résidait la politique d»

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16 fortifil son admiration pour 1;

lorsqu'un matin, un matin radieux qui

LA. ROSE BLAXCHE

empourprait les collines sévères et les longues allées noires de Bermondsey, Catherine entendit comme un bourdonnement formidable autour de sa ruche :

la porte s'ouvrit, des pas rapides retentirent, la jeune princesse se sentit presser ou, pour mieux dire, étouffer dans les bras de Susannah.

Catherine avait mille fois détesté la trahison de cette femme; elle s'était juré de la châtier sévèrement. Elle repoussa donc l'Écossaise, l'écrasa d'un regard hautain, et lui demanda comment elle avait la hardiesse de reparaître devant la victime de son infâme perfidie.

Susannah se mit à genoux devant son idole, baisa le bas de sa robe, et protesta de son amour et de sa fidélité en versant un torrent de larmes. Elle voulut justifier sa trahison par l'excès de son dévouement. Catherine lui imposa silence, et

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: a sa dure question : Q Susannah an Susannah r la liberté; que le roi <TA:

don en Flandre, ei que la du Bourgogne attend cour de Bruges, si Catherine tressaillit. I

ie mal déguisée de l'Écossaise seml' -uvoir tres-| <

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esse et d< nah; cette aisance avec laquelle on prisonnait et déprisonnaH une princesse

autant d'insultes intolérables. I pondit par un seul mot :

— Et le prince?

— Quel prince? répliqua l'Écossaise s'armant cette fois d'un sauvage regard.

— Votre seigneur et maître, votre roi et le mien ! s'écria Catherine ripostant par un coup d'œil foudroyant. Celui que vous avez lâchement vendu à ses ennemis comme Judas, et que vous oubliez, misérable! Mais je n'oublie pas, moi. Mes serments, je les tiendrai. Allez reporter cette nouvelle à vos nouveaux maîtres, et ajoutez qu'en Ecosse, si les servantes trahissent leurs seigneurs, les filles nobles vivent et meurent fidèles. Allez !

Susannah pâlit. Elle connaissait l'opiniâtreté de cet agneau révolté par l'injustice. Cent fois elle l'avait vue, enfant, affronter le châtiment, appeler la mort plutôt que de manquer à ce qu'elle savait être son droit ou son devoir; l'Écossaise n'essaya donc pas de lutter. Elle demeura

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