LA ROS
guérite était passée dans une cour b
tuée au sang et à la guerre. Élevi
haine du nom français, ell
que continuer cette haine dans les
de son époux, l'implacable
rois de France, dont il eût ti iomj
être sans le génie astucieux de I
qui sut éviter souvent la guerre RT6C un
pareil rival, en lui suscitant tOUJOUl
propos les plus dangereuses ioimJl
Pendant la vie, et même après la n de Charles le Téméraire, Margueri de roi, — Edouard IV régnait alors — fui une princesse traitée dans toute l'Eut avec les plus souverains <•.
de céder à Marie de Bourgogne, lill- Charles, les États du feu duc, elle avait conservé en Flandre un magnifique don Elle était toujours princesse, et s'appuyait toujours sur sa famille en Angleterre.
Edouard IV étant mort, son fils, Edouard V,
un enfant, lui succéda. C'était encore un roi dont Marguerite était la tante. Son crédit ne diminuait pas. L'horrible attentat de Richard sur ses neveux enleva, il est vrai, la couronne et la vie à Edouard V; mais Richard III lui succédait. Ce monstre n'était pas moins frère de Marguerite ; il régnait : le deuil de famille n'avait rien ôté de sa puissance à la duchesse de Bourgogne. York et la Rose blanche brillaient sur le trône d'Angleterre.
Mais, tout à coup, la scène change. Un proscrit, le comte de Richemond, apparaît. Il débarque avec une armée ; il menace Richard III sur son trône. La lutte s'engage. Le tyran succombe dans les plaines de Bosworth. Richemond se fait couronner sous le nom d'Henri VII. York s'écroule, Lancastre est sur le trône. Il ne reste rien à Marguerite que le souvenir du passé; à quoi bon l'usurpation, le meurtre,