‹ La rose blancheChapitre 9 sur 40 · K-> LA K · texte numérisé non relu

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En parlant ainsi, il til une boucle ingéni dans l'épaisseur de laquelle un n licat s'ouvrit tout à cou uvrit un

billet caché au cœur du métal. Il lendit le billet à la duchesse.

— Votre Altesse conn dit-il.

— Celle de ma belle-sœur la reine mère!... oh! oui !...

— Eh bien, prenez la peine de lire, madame, dit le secret ai iv avec an

tueux orgueil.

«Chère amie, chère complir», lut M guérite avec émotion, il vient de s'ac« plir toute une révolution dan le hasard m'a mise en présenced'unlioiiiin.' que je croyais autrefois ne pouv deren face sans mourir de dou!

colère... Cet homme, cet assassin, l'autrur de toutes mes misères, n'a pu soutenir le

poids de mon regard. Il s'est précipité à mes pieds... Il m'a dit : « Espérez, pauvre » mère!... »

Ici, Marguerite s'interrompit ; elle appuyait une main convulsive sur son cœur, qui battait à l'étouffer.

— De quel homme parle donc ma sœur?

murmura-t-elle en interrogeant Fryon du regard.

Le secrétaire lui fit signe humblement de continuer sa lecture; Marguerite obéit.

« Oh !... si Dieu a mis le remords à côté du forfait, la réparation après la douleur ; si Dieu a pitié de la triste York, il ne permettra pas qu'il y ait erreur ou trahison, c'est-à-dire un nouveau crime dans les paroles de Brakenbury... »

— Brakenbury! s'écria Marguerite, c'était Brakenbury, le gouverneur de la Tour, l'exécuteur des sanglantes volontés de

Richard III ! le meurl enfants !...

— Il parait, madame. qufl

Dieu a exaucé la malh les remords déchirent, ditbury au point qu'on l'a vu et fou, dans Londres, aux environs de la Tour... C'est là que la rein rencontré, là qu'il se sera i sup-

pliant aux pieds de celle dont il l l'éternel malheur, et dont la être son plus horrible chatiffl

Marguerite reprit avidement sa lecture.

« Au cri que j'ai poussé, ; mon délire, de ma folle joie, oi couru. Le roi a voulu savoir... On m'a presque torturée, je n'ai rien dit. 0 mon amie! vous qui êtes puissante, vous qui êtes libre, cherchez, fouillez le mon arrachez à cet homme le secret que j'ai vu luire dans ses yeux. C'était un i

bonheur, d'espérance... Je suis folle, ma sœur... »

— Ma sœur ! dit Marguerite avec stupeur. De quelle sœur parle-t-elle? à qui cette lettre est-elle adressée ?

— A vous, madame, dit Fryon.

— Comment est-elle dans vos mains?

— Le roi allait l'intercepter comme toutes celles de sa femme et de sa bellemère. C'est moi qui étais chargé de ce soin : d'ordinaire, je m'en acquittais fidèlement. Cette fois, ainsi que je vous l'ai expliqué, madame, je me suis trouvé à bout de patience. J'ai gardé la lettre, au lieu de la montrer au roi; et, muni de celte précieuse garantie, j'ai fui en Ecosse. Le roi Henri, qui attendait cette lettre et qui m'attendait aussi, a éclaté d'une double fureur; mais j'étais déjà hors de son atteinte. Le roi Jacques, après avoir reçu ma confidence, m'a demandé ce que je

prétendais fa;

étiez la seule personne capabl comprendre et de servir atil«MiK" d'York. Vous remarqu madame, que je \ roi Charles VIII, à mon roi, qui n payé cher une occasion de boi l'Angleterre. J'ai Bourgogne, fille d'York. A!

ques m'a tait embarquer -m- un na prêt à mettre à la voile. I que

lady Catherine Gordon fût du vo débarquant à Calais un ordre de l'escorter jus<; J'ai obéi. C'est -à Votre de prendre un parti. Je dois la que de cette lettre men à tout le monde, exce; ii la

écrite, au roi d'Ecosse et à moi, il s'exhalé, avant que je vous la remisse! madame, comme un parfum d

régénération qui s'est répandu par toute l'Angleterre. On dit le roi Henri VII furieux jusqu'à la démence. Partout des arrestations, des enquêtes, et plus le tyran étouffe ces rumeurs, plus elles grossissent, semblables à un orage qui envahit déjà les deux tiers de l'horizon.

Il se tut. La duchesse, absorbée dans une méditation solennelle, semblait l'écouter encore, mais ne l'entendait plus.

— Qu'est devenu ce Brakenbury? murmura-t-elle.

— Votre Altesse, bien secondée, le retrouvera, dit Catherine. Oh! il faut que nous le retrouvions!

— Oui, balbutia Marguerite, oui... Mais avant nous, Henri VII le saisira; il n'a que la main à étendre. S'il ne s'emparait pas de cet homme, je dirais...

— Votre Altesse, interrompit Fryon, qui avait compris le regard défiant de Mar-

guérite, Votre Alt»'>s.« dirait d'abord <|'"'< pour chercher Brakenbury, il foutq roi Henri sache ce qu'a la qtrt

dit Brakenbury. Or, rien ne le n que cette lettre, et j'ai en l'honneur de vous dire, madame, que je l'ai BOUStt avant qu'elle eût passé son ti da

roi.

— C'est vrai, dit la ducb< que la reine ma sœur n'ait été n'ait avoué à son gendre ses Brakenbury! ajouta-t-elle; pourquoi apparition, pourquoi cette consolation donnée à la reine mère?Tein /, Cathi tout cela est folie ou perfidie. S'il vivait un rejeton d'York, ne le saura depuis douze ans? Le premier brait en viendrait-il à une mère par hasard, opportunité, alors que dix fois la conjoncture s'est rencontrée plus favorable.

Non, vous dis-je, il y a là-dessous une

trahison nouvelle, et les malheurs m'ont appris à deviner les traîtres.

Fryon haussa doucement les épaules , plutôt par commisération que par dédain. Marguerite le remarqua bien, mais déjà elle subissait l'irrésistible ascendant de cet étrange personnage. Elle ne s'irrita point.

—Votre Altesse, dit-il, parle toujours de trahison et de traîtres. Il faut bien, quelle que soit ma longanimité, que je regarde autour de moi pour savoir à qui elle fait allusion. Je ne trouve que moi, et je suis traître, en effet, à mon dernier maître. Mais c'est un cercle vicieux dont je forcerai bien Votre Seigneurie de sortir, sinon nous n'avancerions ni l'un ni l'autre en nos affaires. Ou l'on se défie de moi, ou Ton a confiance ; si l'on a confiance, il ne faut pas tarder a m'en donner quelque marque importante, digne de la cause,

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