AUTRE ESSENCE DE ROSES
On a une caisse dont le dedans soit garni de fer-blanc, afin que le bois ne communique aucune odeur aux fleurs et ne boive pas l'essence.
On place dans cette caisse des chassis de deux pouces d'épaisseur et garnis de pointes, disposées de maniére à pouvoir tendre des toiles dessus ; ces toiles doiventétre de coton et bien lessivées; on les imbibe d'huile de ben avant de les attacher aux pointes; cela fait, on met un chassis au fond de la caisse, et l’on sème dessusla toile des Roses effeuillées ; on couvre ce premier chassis d’un second, sur lequel on sème encore des Roses, et l’on continue ainsi jusqu’à ce que la caisse soit pleine.
Les chassis étant de deux poucesd’épaisseur, les fleurs ne sont pas pres-
ées, elil y en a dessus ét dessous
es toiles. Douze heures aprés on remet d’autres fleurs, que l’on renouvelle de cette mauière pendant plusieurs jours. Quand l'odeur parait assez forte, on léve les toiles de dessus les chassis; on les plie en plusieurs doubles; on les lie avec une ficelle pour les contenir, et on les met à la presse pour en exprimer l'huile. Cette presse doitêtre de ferblane, et l’on met dessous des vaisseaux convenables pour recevoir l’essence, que lon conserve ensuite dans des fioles bien bouchées.
Ce procédé est aussi d'usage pour obtenir l'odeur des fleurs qui me donnent pas d'huile essentielle par la distillation, telles que la tué reuse, le jasmin et plusieurs autres.