‹ La rose dans l'antiquité et au moyen âgeChapitre 107 sur 391 · De re rustica, lib. VI, cap · texte numérisé non relu

De re rustica, lib. VI, cap

LA U O SE DANS l’aNTJQUITÉ.

un sextarius de suc de roses, et on exposait cette composition pendant quarante jours au soleil.

Le vin rosat, breuvage très recherché, se fabriquait en pilant des pétales séchés de roses qu’on mettait ensuite, enveloppés d’un linge, dans du moût avec un poids pour les faire aller au fond ; au bout de trois mois on coulait et on transvasait le liquide1 2 3. Pour le rendre plus parfumé, Iléliogabale au rapport de Lampride y ajouta des pignons broyés i. Dioscoride mentionne encore les pastilles de rose:: (pooîosç). On les préparait en broyant ensemble, en quantité déterminée, des pétales de roses frais cueillis, du nard indien et de la myrrhe. Quelquefois on y ajoutait du costus, de l’iris d’illvrie et du vin de Chio avec du miel. On faisait de la pâte ainsi obtenue des pastilles qu’on mettait sécher à l’ombre dans un vase de terre bien bouché.

Plusieurs préparations se faisaient aussi avec les seuls pétales de la rose. Après les avoir pilés entiers ou séparés de leur onglet dans un mortier, on exprimait le suc à travers un linge et on le faisait réduire

1. Pline, op. laud., lib. XIV, cap. 19. — Dioscoride, op. laud., lib. IV, cap. 35. Palladius, VI, 13, donne une recette un peu différente : jeter cinq livres de roses, épluchées de la veille, dans dix sext.arii de vin vieux et ajouter au bout de trente jours dix livres de miel écumé. Apicius Cœlius, De artc coquinavia, lib. I, cap. 4 en donne encore une autre.

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