‹ La rose dans l'antiquité et au moyen âgeChapitre 108 sur 391 · De materia medica, lib. I, cap · texte numérisé non relu

De materia medica, lib. I, cap

LA ROSE DANS LA PHARMACOPEE

dans un vase d’airain jusqu’à consistance sirupeuse1, ou bien on le laissait simplement s’épaissir à l’ombre2. On employait aussi les pétales soit écrasés, soit brûlés ou desséchés, puis réduits en poudre, etc. Pausanias parle encore2 d’un onguent qu’on fabriquait à Chéronée avec des fleurs de rose, de lis, de narcisse et d’iris, comme d’un spécifique excellent contre les douleurs.

L’huile de roses était à la fois un remède et un parfum ; comme remède, on s’en servait soit seule, soit en composition. Hippocrate parle d’un pcssaire composé avec de la farine et de l’huile de roses, et employé dans une affection strangurique4 5 6. Cette huile servait dans les injections, elle entrait aussi dans la composition des cataplasmes. Seule, on la prenait dans les irritations d’estomac ou d’entrailles ; elle servait également en friction, pour calmer les douleurs d’oreilles3 et les maux de dents. Contre ces derniers, Celse conseillait aussi le miel rosat avec du beurre8. L’huile de rose était aussi un émollient utile contre les ulcères7.

Le vin de roses, suivant Dioscoride8, était considéré

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