De materia medica, lib. I, cap
LA IlOSIi DANS L’ANTIQUITÉ.
comme un adjuvant de la digestion et comme souverain contre la dysenterie. D’après Théophraste1, il dissipait les pesanteurs de tête causées par les parfums. Pline conseillait contre les douleurs d’estomac, au lieu de la préparation ordinaire, du vin, dans lequel on s’était borné à mettre des fleurs de roses « en quantité suffisante pour le parfumer » . Il parle encore d’une infusion de roses dans de l’hydromel pour arrêter les crachements de sang, etc2 3. Quant au suc de roses, il servait à faire un collyre excellent pour les yeux, d’après Celse:i et Dioscoride4 5, mais il avait bien d’autres emplois ; Pline le dit bon dans les maladies d’oreilles, en gargarismes pour les ulcérations de la bouche, les gencives, les amvgdales ; on s’en servait aussi contre les douleurs de tête, les maux de gorge, etc. On l’employait également dans la fièvre, seul ou dissous dans du vinaigre, pour combattre l’insomnie et les nausées.
Les pétales écrasés étaient employés en cataplasmes dans les inflammations, contre les phlegmons, les érysipèles, etc. Préalablement desséchés, puis réduits en poudre, ils servaient contre les excoriations de la peau. C’est ainsi qu’Aspasie, au rapport d’Elien fut guérie d’une tumeur qui la défigurait dans sa jeunesse. Un médecin consulté par son père Hermo-