‹ La rose dans l'antiquité et au moyen âgeChapitre 110 sur 391 · Variae historiae, lib. XII, cap · texte numérisé non relu

Variae historiae, lib. XII, cap

LA ROSE DANS LA PHARMACOPEE

time avait demandé trois stateres pour la traiter ; Hermotime, qui ne possédait point cette somme, se retira avec sa fille. Aspasie revint à la maison paternelle clans un désespoir profond et refusa toute nourriture ; cependant un sommeil bienfaisant s’étant emparé de ses sens, elle vit en songe une colombe, qui, prenant la figure cl’une femmç, lui dit d’avoir courage, de réduire en poudre quelques roses sèches d’une couronne consacrée à Vénus et de les appliquer sur le mal. Aspasie suivit le conseil et la tumeur disparut. Ainsi, grâce au secours de la plus belle des déesses, dit l’historien grec, Aspasie redevint la plus belle des femmes.

Suivant Pline1, les têtes de roses, c’est-h-clire sans doute les fleurs entières, prises en boisson, arrêtent le flux de ventre et les hémorragies. Les fruits du rosier aussi étaient utilisés, d’après les naturalistes romains, qui les considèrent comme diurétiques ; séchés à l’ombre après la maturité, ou les appliquait sur l’estomac et sur les érysipèles récents ; mis sous les narines, dit encore Pline, ils purgent le cerveau ; on en frictionnait aussi les dents malades. Il n’y avait pas jusqu’aux étamines qui ne fussent employées; desséchées, on en saupoudrait les gencives dans les inflammations.

La rose n'était pas seulement employée en médecine, on s’en servait également comme cosmétique et dans la cuisine. L’huile de roses en particulier, à cause de son parfum, était recherchée pour la toi-

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