Kulturpflanzen, p
2. È'youaa GaXXov (ju>p<j(v7)s irépKSTO poSfj; te y.alov avûo;.
Fragm. 29, éd. Bergk.
3. èît’ àjxSpotav yy'pcov èpa-cal l'wv 906a'. pooa te zopaiat ptyvutat.
Dithyrambos II, v. 24-25 (Pindar’s Wevke, éd. J. A.
Hartung. Leipzig, 1856, in-12, vol. IV, p. 218).
LA IlOSE DANS l’aNTIQUITÉ.
i'ard ’, lequel suppose, d’après Spiegel*, une forme zend vareda (fleur), d’où le vocable grec paraît dérivé1 2 3 4. Cette circonstance doit nous faire chercher la patrie de la rose vers le plateau de l’Iran. Or c’est précisément dans le Caucase* oriental ainsi que dans le Khourdistan, qu’on a trouvé, à l’état spontané, la rose à cent feuilles, le type des plus belles espèces anciennement cultivées. C’est dans la région occidentale de l’Iran, en particulier dans le Mazendéran et le Farsistan, que la rose aussi atteint les proportions les plus grandes et qu’elle a le parfum le plus exquis ; on ne peut guère douter dès lors que ce ne soit là son berceau. De son pays d’origine, elle a d’un côté, à travers l’Asie Mineure, pénétré en Grèce, de l’autre, à travers la Mésopotamie, en Syrie et en Palestine.
La Mésopotamie l’avait déjà reçue au ve siècle avant notre ère. Hérodote rapporte 5 que les habitants de Babylone faisaient sculpter au haut du bâton
1. Kuhn und Schleicher, Beitrdge zur vergleichenden Sprachforscliung, vol. I (an. 1858), p. 318.
2. E. Rœdiger und Pott, Zeitschrift fiïr die Kunde des Morgenlandes . Bonn, in-8, vol. VIII (ann. 1850), p. 119.
3. Et non pas du vocable èpEÛOstv, comme l’a fait remarquer Pott. « Das gr. po'8ov... lâsst sich nicht von ÈpsuOEiv herleiten ». Z. F. K. d. M. vol. VII, 119.
4. Edm. Boissier, Flora orientalis, vol. II, p. 676. Marschall von Bieberstein (Beschreibung der Lânder am Kaukasus, p. 7S) l’a aussi indiquée à Kouban près de Schirvan dans la Perse septentrionale ; mais y est-elle spontanée ?
5. ’Et: ’ ixâarw 8à axrjrtrpcü ï-ezzi -e~o;7]uevov rj pijXov rj po'Sov Ij -/.p!vov ij a’tSTÔ; rj aXXo "i. Histor., lib. I, cap. 195.
ESPÈCES DE ROSES CONNUES DES ANCIENS. 15
qu’ils portaient une pomme, une rose, une fleur de lis, un aigle ou quelque autre objet, preuve qu’ils connaissaient et qu’ils cultivaient sans doute aussi de son temps les roses et le lis. A la même époque la rose était déjà cultivée également au nord de la Péninsule hellénique. Les descendants de Téménos, raconte Hérodote b affligés de quitter Lébéa, « se retirèrent dans une autre partie de la Macédoine et s’établirent près des jardins qu’on dit être ceux de Midas, fils de Gordius ; et où croissent spontanément des roses à soixante pétales, dont le parfum est plus suave que celui de toutes les autres espèces ». Audessus, ajoute-t-il, s’élève le mont Bermios. Un passage des Gèorgiques de Nicandre complète celui des Histoires d’Hérodote et nous permet de suivre la marche de la rose depuis la région du Caucase jusque dans celle de l’Hémos.
Après avoir quitté la ville d’Asis en Phrygie, royaume de son père, Midas, nous apprend le poète alexandrin 1 2, passa en Thrace et se fixa d’abord dans l’Edonide, puis dans l’Émathie ; c’est dans cette dernière contrée, remarque-t-il, que se trouvaient
1. Ot oà àîtixo'fxevot s; aXXïjv yrjv xrjç May.êSov:'r)î oi'y.7]aav rs'Xa? Tcüv y.7jjr<ijv twv Xeyo^evtuv sivai Mioeto xoü Popoiew, Èv xoicr. tsuexai aùxopaxa po'oa, ëv ë/.aaxov ë/ov ëÇvjy.ovxa oéXXa, te 07tep<pëpovxa xùiv aXXojv... Y~lp 8s xàiv XTj7Cüjv oùpo; xéeTxi Bsppuov. Histor., lib. VIII, cap. 138.
2. üpwxa [xlv ’QSov’tjOe Mlot);, âxsp ’Aaiëo; ocp^rjv Xe'.'-ojv, èv xXifpoiaiv âvExpEoev ’HuaGîotaiv
atàv I; IÇrjy.ovxa 7C£ptÇ y.opowvxa 3XEX7jXoiç.
Georgica, ap. Athénée, lib. XV, cap. 31, 683 b.
les jardins où ce prince a le premier élevé des roses à soixante pétales. Ce récit symbolise l’importation de la rose, de l’Asie Mineure dans la presqu’île hellénique. Enfin le mont Bermios, au pied duquel Hérodote place les jardins de Midas, se trouvait dans la région même où habitaient les Bryges, frères des Phrygiens d’Asie, suivant Strabon'. On voit comment de la Phrygie la rose fut transplantée dans le nord de l’Hellade. Elle allait bientôt se répandre dans toute la Péninsule et de là dans le bassin de la Méditerranée tout entier.
Sappho parle des roses de Piérie 1 2 3, province située au sud-est de la Macédoine, sur les frontières de la Thessalie. Théophraste a décrit les roses de Philippes en Macédoine, et vanté celles de Cvrène *. Nicandre a célébré à son tour les roses de Aisée et de Phasélis4 5. Il y avait, d’après Pline0, des roses renommées à Trachine. Le naturaliste a aussi vanté celles de Préneste dans le Latium, et de la Campanie, ainsi que les roses de Carthagène en Espagne. Virgile6 7 et Columelle' entre autres ont chanté celles de Pestum.