De cultu hortorum, v. 37. ( De re rustica, lib. X
ESPECES DE «OSES CONNUES DES ANCIENS
Quelles étaient ces roses qui apparaissent ainsi dans les contrées les plus diverses de l’ancien monde ? Appartenaient-elles à des espèces différentes ou n’étaient-elles que des variétés d’une seule et même espèce ? On a répondu à ces questions de la manière la plus différente ; le manque de précision et le vague des descriptions que nous ont laissées les anciens rendent trop explicable ce qu’il y a d’incertain et parfois même de contradictoire dans ce qu’ont hasardé les modernes sur cet obscur sujet.
Théophraste \ le premier et le plus exact des écrivains grecs qui aient décrit la rose, s’est borné à distinguer entre elles les roses cultivées par le nombre plus ou moins grand de leurs pétales, leur parfum et quelques caractères extérieurs.
Les roses, dit-il1 2, diffèrent beaucoup par le nombre de leurs pétales, leur plus ou moins de rudesse, la couleur et le parfum de leurs fleurs. La plupart ont cinq pétales, quelques-unes douze à vingt, d’autres encore un bien plus grand nombre, car il y en a auxquelles on donne le nom de cent-feuilles, du nombre de leurs pétales.