Hist. nalUr. lib. XXI, cap
LA. ItOSE DANS LANTIQUITÉ.
lette. On l’employait également, on le sait par le témoignage d’IIomère, pour embaumer les morts. D’après Pausanias1, on en oignait aussi les statues de bois pour les préserver de la corruption.
J’ai parlé déjà des pétales desséchés et réduits en poudre ; on s’en servait pour réprimer la sueur ; on leur donnait le nom de diapasma ; on en jetait sur la peau au sortir du bain ; puis, au bout de quelque temps, quand celle-ci s’était imprégnée du parfum, on la lavait avec de l’eau froide2 3. On faisait encore avec les pétales desséchés et brûlés une espèce de cosmétique pour les paupières '’. Mêlés à poids égal, avec du sel ammoniac, à un ingrédient composé d’encens, de nitre, de gomme, broyés et délayés dans du miel avec du fenouil et de la mvrrhe, les pétales de rose formaient un cosmétique précieux pour conserver le teint4 5. Enfin, ils entraient dans la composition d’un parfum auquel cette fleur donnait son nom, et qui était un des plus recherchés et des plus répandus. On le fabriquait, nous apprend Pline b, avec de l’omplacium ou jus d’olive, des fleurs de rose et de safran, du cinabre, du roseau et du jonc odorant, de la fleur de sel ou de l’anchuse et