‹ La rose dans l'antiquité et au moyen âgeChapitre 112 sur 391 · Ovide, De medicuminc faciei, v · texte numérisé non relu

Ovide, De medicuminc faciei, v

5. Hist. natur., lib. XIII, cap. 2, 5. Théophraste ne parle De odoribus , V, 25) que de jonc odorant, d’aspalalhe et de calanius. Ailleurs (Ibid., 33) il dit qu’on le colorait parfois avec de 1 orcanette.

LA ROSE DANS LA PHAR MACOPEE

du vin. Phasëlis fut longtemps réputée pour celui qu’on y faisait, prééminence qui, rapporte Pline1, lui fut enlevée dans la suite par Naples, Capoue et Préneste. Le parfum des roses de Cyrène était également très renommé2; du temps de ce la grande Bérénice », il passait pour le meilleur que l’on connût3 4.

La rose occupait une place non moins considérable dans la cuisine que dans la toilette chez les Anciens ; on en confisait les pétales pour les manger*. On s’en servait également pour relever le goût des mets ou des boissons. Suétone raconte qu’un familier de Néron dépensa, dans un festin, plus de quatre millions de sesterces pour une boisson à la rose5 6. Bouillis, les pétales entraient aussi dans la préparation d’une compote faite avec des coings cuits dans du miel et écrasés ensuite0. C’était un stomachique agréable et estimé. Le suc qu’on obtenait en pilant dans un mortier des pétales de rose, avec une quan-

1. Hist. natur., lib. XIII, cap. 2, 2. — Athénée, Deipnosoph., lib. XV, eap. 38, 688.

2. Théophraste, Hist. plant., lib. VI, cap. 6, 6. — Pline, Hist. natur., lib. XXI; cap. 10 (4), 5. « Ibi unguentum pulcherrimum.»

3. ’Eytvs'o Si èv K'JprJvrj po'Sivov ^prjaTOTaTOv, zaO ’ ov ^povov s^r) BspEVÎxT) 7] pe ycxXrj. Athénée, Deipnosoph., lib. XV, cap. 38, 689, a.

4. Pline, Hist. natur., lib. XXI, cap. 73. « Cibo quoque lapathi modo condiuntur. »

5. Indicebat familiaribus cœnas, quorum uni mellita quadragics sestertio constitit, alteri pluris aliquanto absorptio rosaria. (Environ 500,000 francs.) Vit a Neronis, cap. VII.

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