‹ La rose dans l'antiquité et au moyen âgeChapitre 114 sur 391 · Deipnosoph lib. IX, cap. 70, 406, a · texte numérisé non relu

Deipnosoph lib. IX, cap. 70, 406, a

LA ROSE DANS LA PHARMACOPEE

L’églantier, cynosbatos ou cynorrhodon, — les I\ . canina L., sempervirens L., ou rubiginosa L., — si négligé par la poésie des Grecs et des Romains, — il en a été autrement, nous le verrons, chez les nations romanes et germaniques — avait, au contraire, sa place dans leur pharmacopée. Une décoction de sa racine était, assure Pline1, un remède infaillible contre l’hydrophobie, propriété, dit le naturaliste romain, révélée en songe h la mère d’un prétorien, qui avait été mordu par un chien enragé. Les fruits de cet arbuste, cuits dans du vin, arrêtaient, suivant Dioscoride2 3, comme ceux de la rose cultivée, le flux de ventre. Enfin l’excroissance produite sur cet arbuste par la piqûre d’une espèce de cynips — le bédégar — était, d’après Pline2, un remède excellent pour les calculeux. Le naturaliste latin dit aussi4 5 * * qu’on en employait la cendre mêlée avec du miel, pour guérir l’alopécie. Ailleurs8 il conseille contre la même affection, comme un spécifique merveilleux, ce même produit avec de la graisse d’ours.

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