Hist. natur., lib. XXIV, cap
4. « Spongiolae, cpiae in mediis spinis ejus nascitur, cincrc cum melle, alopecias capitis explcri. » Hist. natur., lib. XXV, cap. 6. Littrc traduit par « la cendre du fruit », mais le mot spongiola ne peut désigner ici que le bédégar et le bédégar n’est pas un fruit.
5. « Silvestris (rosae) pilulae cum ad ipe ursino alopecias miriHce emendant ». Littré traduit pilulae par « têtes », mais il est évi-
dent que ce mot est ici synonyme de spongiolae ,• Forcellini, s. v.
Spongia, 11, ne laisse pas de doute à cet égard. Il s'agit donc
encore du bédégar dans ce passage.
LA IlOSK DANS l’aNTIQUITÉ.
La rose qui possédait, d’après les Anciens, tant de propriétés salutaires, passait aussi à leurs yeux pour en avoir à l’égard de certains êtres, ou dans certaines circonstances, de contraires ou de malfaisantes. Pline prétend1 que les scarabées fuient l’odeur de la rose. Elien2 3 va jusqu’à dire qu’on tue ces insectes en jetant dessus des pétales de roses. De même, suivant Artémidore !, c’était un signe de mauvais augure pour les malades que de rêver de couronnes de roses ; la fragilité de ces fleurs présageait leur mort prochaine.
1. « Fugantur... scabaei rosa. » Hist. natur., lib. XI, cap. 115-
2. KâvOapov SÈ cwtoXeT;, el s-'.|jxXck; tûv po'Scov a-jTw. Dénatura animalium, ex recogn. Rud. Hercheri. Parisiis, 1858, in-8, lib. IV, 18.