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Voir plus loin, chap. II

CULTURE DE LA ROSE EN ORIENT

ne porta atteinte que pour un „emps, à la culture de la rose dans ces contrées ; cette fleur gracieuse ne tarda pas à être en aussi grand honneur auprès des vainqueurs qu’elle l’avait été près des vaincus, et les contrées soumises à la domination de l’Islam furent celles où la rose, au moins dans les premiers siècles du moyen âge, fut cultivée avec le plus de soin et prit la plus grande extension. « Elle vient en abondance en pays arabe », — c’està-dire musulman — , affirme iBn-el-Beithar *, qui écrivait en Espagne au xni° siècle, mais avait parcouru presque tous les pays soumis à l’Islam ; on ne doit pas être surpris aussi que les auteurs musulmans de ces diverses contrées, qui se sont occupés de botanique ou d’agronomie, aient parlé de la rose.

Ishak Ibn-Amrâm, l’un des plus anciens, — il florissait au ix° siècle — parle de deux espèces de roses cultivées, la blanche et la rouge, désignées l’une et l'autre sous le nom de djoul — le persan gui — . Abou Hanifah, originaire de l’Irak, son contemporain, outre la rose cultivée, mentionne une espèce qui vient dans les campagnes et la rose de montagne1 2. Ibn Tamîm, cité par Ibn el-Beithar, connaît une rose jaune et il ajoute qu’il y en avait aussi, lui avait-on affirmé, une noire dans l’Irak3.

1. Traité des simples, art. 2274. Ouard, Rose, (Notices et extraits des manuscrits , vol. XXVI, p. 406).

2. Ap. Ibn el-Beithar, op. laud., p. 403. Malheureusement Abou Hanifah ne dit pas quelle différence il y a entre la rose des campagnes et celle de montagne.

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