Le livre de l’agriculture , vol. I, p
3. Clcment-Mullet y voit la rose musquée ( R . moscliata L.).
4. Sans doute couleur chair, comme le remarque avec raison Clément-Mullet.
Jorf.t. La Rose.
LA II OSE AU MOYEN AGE
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Cela fait cinq et non quatre variétés, analogues d’ailleurs, comme nuance, à celles qui sont cultivées de nos jours. Mais quelles étaient les roses bleues ou bleues et rouges, mentionnées par el-A\vam d’après el-Khaïr et dont el-Façel ne dit rien ?
Dans le chapitre XV de son livre, chapitre où el-Awam examine les « recettes et procédés » à l’aide desquels on peut communiquer aux arbres ou aux plantes des qualités qu’ils n’ont pas de nature, l’agronome musulman indique, d’après Iladj de Grenade, le « moyen d’obtenir des roses jaunes ou bleues 1 2 » ; ce moyen consiste à soulever l’écorce des racines principales et à introduire entre l’aubier et l’écorce soulevée, soit du safran, soit de l’indigo trituré dans un mortier, suivant qu’on veut avoir des roses jaunes ou bleues; on lie ensuite les racines sur lesquelles on a opéré et on les recouvre de terre. Sans rechercher si par ce procédé on obtient, comme paraît le dire el-Awam, à volonté, des roses jaunes ou bleues, on voit que pour lui les secondes au moins, car les premières existaient réellement, auraient été une production tout artificielle, non un produit de la nature.
El-Awam n’a point décrit seulement la rose double ou rose de jardin, il mentionne aussi, d’après el- Khaïr, la rose sauvage, que celui-ci appelle, comme Abou Iianifah, rose de montagne" ; d’après lui, il y en a deux espèces, l’espèce à fleur blanche, sans